Archives de catégorie : Actualité des adhérents

Vous retrouverez ici, toutes les informations sur les actualités des adhérents et des partenaires du Matériaupôle Paris Seine-Amont.

Coopérative MU, de l’idée à la COMMERCIALISATION, UN ART DE penser L’ÉCO-CONCEPTION

Il est l’un des co-fondateurs de l’agence de design Coopérative Mu. Partout où il intervient, que ce soit sous forme de conférence ou de session de travail, il défend l’environnement à travers le design, l’industrialisation d’un produit, de ses prémices à sa commercialisation. Et même, idée inédite, dans le montage juridique d’une entreprise. Mais de quelle cause François-Xavier Ferrari s’est-il fait le chantre ? Qu’est-ce donc que l’éco-conception ? Rencontre.


Bonjour, François-Xavier, qui êtes-vous au sein de
Coopérative Mu ?

Je suis François-Xavier Ferrari, co-fondateur de la coopérative Mu et l’un de ses quatre associés.

Quelle est votre activité, précisément ?
Coopérative Mu accompagne depuis bientôt neuf ans ses clients sur la prise en compte de l’environnement dans la conception et le design de leurs produits. Depuis la toute première idée jusqu’à leur commercialisation.

Nous aidons les entrepreneurs et les start ups à transformer leurs idées de produits en écoproduits innovants. Nous accompagnons également les grands comptes en développant des outils pour les aider à intégrer, à leur tour, l’environnement dans le processus de conception de leurs produits.

Quelle est votre fonction, vos missions au sein
de votre entreprise ?
J’ai suivi une formation de designer industriel. Mais aujourd’hui, je suis en charge du développement de l’agence.

Quelles sont les spécificités et savoir-faire de Mu ?
Dès la création de l’entreprise, nous avons choisi le statut de SCOP (Société Coopérative et Participative) dans un soucis de cohérence. Nous souhaitions être en accord entre ce que nous vendions et la manière dont nous le vendions. Une autre de nos spécificités est que Coopérative Mu associe deux métiers et compétences complémentaires : l’analyse et la précision de l’ingénierie de l’environnement et l’approche intuitive et créative du design industriel.

En 2012, le Gobi, éco-conçu par Mu a été lauréat du concours Avnir, premier concours français 100% dédié à l’éco-conception. En 2015, les 37 000 participants de la COP 21 ont reçu Gobi!
La gourde Gobi

Comment et pourquoi avez-vous eu l’idée de coupler ingénierie de l’environnement et design industriel ?

Avec Anthony, l’autre fondateur de la structure, nous avons décidé de monter Coopérative Mu pour pouvoir donner du sens à nos métiers respectifs. À l’un, l’évaluation environnementale d’un produit et l’analyse de son cycle de vie pour mesurer ses impacts et identifier leurs origines. À l’autre, l’intuition et la créativité du designer pour trouver des solutions.  Aujourd’hui, sur les dix salariés qui forment notre équipe, cinq d’entre eux sont ingénieurs Environnement, les autres sont designers industriel !

Comment concevez-vous les produits de vos clients ?

Nous identifions au plus tôt  les enjeux environnementaux prioritaires du produit/service (type de matériaux, modes de fabrication, usages associés…) voire du projet (business model, choix d’implantation, sélection du partenaire industriel…). Il est communément admis que plus « de 80% des impacts environnementaux d’un produit sont déterminés lors de sa conception ». Il en va de même pour la création d’une entreprise et le montage de son business model . Nous orientons ainsi l’ensemble des équipes (marketing, design, développement, industrialisation, …) de façon opérationnelle. Elles sont ainsi intégrées à la création et au développement du produit ou du service éco-innovants, depuis l’idée jusqu’à la mise sur le marché. Avec l’objectif d’améliorer leurs performances environnementales !

Caruus, sneaker éco-conçue, fabriquée en France
Caruus, sneaker éco-conçue, fabriquée en France

Quelles sont vos perspectives de développement de marché pour coopérative Mu ?

Nous continuons à nous étendre au niveau national mais également au-delà des frontières françaises avec quelques-uns de nos clients, sur des projets internationaux ! Nous poursuivons l’ activité de design de l’agence. Nous serons d’ailleurs présents au Paris Design Summit. Enfin, nous développons de nouvelles offres pour nos clients, notamment l’intégration des critères sociaux dans la conception de produits. Nous travaillons sur un projet de mobilier pour lequel, en plus de prendre en compte les aspects environnementaux, nous intégrons les enjeux sociétaux pour changer la façon de concevoir et designer les produits !

Comment envisagez-vous votre avenir ?

Aujourd’hui, nous sommes dix salariés dont quatre associés. Idéalement, nous souhaiterions être une dizaine de salariés associés, mais nous ne nous empêchons pas de voir plus grand ! Si nous dépassons cet effectif, nous créerons très probablement une seconde coopérative afin de rester en petite équipe opérationnelle et réactive ! Nous continuons de rechercher de bons profils pour intégrer notre belle aventure !

Quelles sont vos prochaines actualités ?

Comme je l’ai dit plus haut, nous serons présents au Paris Design Summit qui se tient au Palais des Congrès, fin février. Nous allons y donner deux conférences et animer un atelier d’écoconception. Nous allons partager un stand avec quelques-uns de nos clients pour plus de visibilité et plus d’impacts. Nous sommes d’ailleurs en pleines réflexions sur l’éco-conception dudit stand !

Et puis le 19 février 2019, nous intervenons avec le Matériaupôle et Mines ParisTech, à l’atelier écoCIRC autour de l’éco-conception. Nous aborderons différents enjeux qui sont liés à la démarche !

Comment avez-vous rencontré le Matériaupôle ? Sur quels sujets travaillez-vous avec eux ? 

Arnaud est venu nous rencontrer en 2013 si mes souvenir sont bons. À l’époque nous étions une jeune pousse de quatre personnes dans une pépinière d’entreprises de la CCI. Depuis, nous sommes toujours restés en contact. Arnaud nous a permis, à plusieurs reprises, de présenter l’agence aux autres adhérents et nous a mis en contact avec son réseau et celui du Matériaupôle.

Que vous apporte votre adhésion au Matériaupôle ?

Matériaupôle est un réseau d’acteurs engagés et cela fait plaisir de pouvoir partager des valeurs avec eux. Au-delà de ça, nous avons travaillé avec d’autres adhérents sur de l’éco-conception de produit, je pense notamment à Sandra de Biom Paris, qui développe une brosse de toilette éco-conçue… avec nous !

Mu a accompagné  BioM dans le développement et l’éco-conception de la brosse de toilette inspirée par le biomimétisme et fabriquée en France !
BBB la brosse, @biom Paris

Cliquez pour :
– tout savoir sur Coopérative Mu
– vous inscrire à l’atelier écoCIRC du 19 février 2019, avec Mines ParisTech et Coopérative Mu : l’éco-conception

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Amélie Delavallée, juriste de l’environnement, la santé-sécurité au travail

Qui êtes-vous, madame Delavallée ?

Je suis Amélie Delavallée, juriste d’entreprise de formation, spécialisée en droit des pollutions et nuisances et en droit de la sécurité et de la santé au travail.

Amélie Delavallée
Amélie Delavallée

Quelle est votre activité ?

Je suis consultante indépendante.

Quelles sont vos missions au sein de votre entreprise ?

J’accompagne les entreprises et les collectivités sur des questions juridiques et opérationnelles en matière de gestion de l’environnement et de la santé-sécurité au travail.

Quelles sont les spécificités de vos services ?

J’accompagne mes clients de façon globale. Je propose plusieurs approches pour traiter un sujet : réglementaire, technique, financière, organisationnelle.

Concrètement, je réponds à plusieurs questions :

  • Quelles sont les obligations réglementaires et contractuelles de mes clients ?
  • Quelles sont les solutions techniques disponibles ?
  • Quels financements publics existent pour soutenir leurs projets ?
  • Quels modèles organisationnels faciliteraient l’atteinte de ses objectifs ?
Par quels moyens avez-vous pu faire évoluer votre offre de services telle que vous la proposez, aujourd’hui ?

Grace à mes retours d’expériences et à l’actualité. Je participe à de nombreuses réunions organisées par des partenaires comme le Matériaupôle et le Cluster Eau Milieux Sols, des organismes de formations (AFNOR), à certains colloques de la Cour de Cassation (RSE, droit pénal environnemental, droit de la propriété intellectuelle) et à d’autres salons et réunions sources d’information et d’inspiration !

Comment vous est venue l’idée de vous spécialiser dans ces domaines ?

Je pressentais depuis des années que la protection de l’environnement et la santé-sécurité allaient prendre une place croissante dans les outils de mesures de la performance des entreprises. Et pas seulement des grandes entreprises.

Ensuite, j’ai compris que les entreprises avaient besoin de réponses juridiques ET opérationnelles. En France, on a l’habitude de séparer les deux approches dans les entreprises. De mon point de vue, elles sont indissociables et doivent être associées le plus en amont des projets.

Quelles sont vos perspectives de développement de marché pour votre service ?

Je pense qu’elles sont plutôt bonnes. L’évolution juridique et sociale va dans ce sens.

Comment envisagez-vous votre avenir ?

Je l’envisage avec enthousiasme et avec des partenaires. Le partage de compétences et l’association de solutions complémentaires permettent de proposer des réponses à la carte aux clients.

Comment avez-vous rencontré le Matériaupôle ? Sur quels sujets travaillez-vous avec eux ?  Comment vous ont-ils accompagné ?

Je l’ai rencontré en participant le 15 décembre 2016 à la Matinale Eco-conception à Ivry-sur-Seine. J’ai été convaincue de l’intérêt de cette association pour faciliter l’émergence de solutions techniques performantes, intelligentes et innovantes.

Que vous apporte votre adhésion au Matériaupôle ?

Grâce au Matériaupôle, je suis informée des projets innovants développées par des entreprises. Je rencontre des entrepreneurs potentiellement intéressés par mes services et je suis au contact de personnes motivées qui m’inspirent pour faire évoluer mon offre.

Quelle est votre actualité ?

J’ai réalisé avant le vacances un audit hygiène sécurité environnement au siège régional de la Caisse d’Épargne Ile-de-France.

J’ai dispensé une formation « L’économie circulaire et l’ISO 14001 version 2015 » chez un exploitant immobilier.

J’ai mis à jour un document unique d’évaluation des risques d’une société de maîtrise d’œuvre télécom et réseaux.

Je prépare l’accompagnement RSE d’un collectif d’entreprises qui cherchent à mettre en place des actions sociales pour répondre à leurs objectifs RSE.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à vous rendre sur le site Internet de la société et visionnez le résumé en vidéo de ses activités

 

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Le CAUE 94 et son Agence de l’énergie du Val-de-Marne

Bonjour, pouvez-vous nous présenter le CAUE 94 et son Agence de l’énergie du Val-de-Marne ?

Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement du Val-de-Marne (CAUE 94) est un organisme départemental d’information, de conseil, de formation, de rencontres et d’initiatives, ouvert à tous. Créé sous forme associative par la Loi sur l’architecture du 3 janvier 1977, il a pour vocation à participer, à organiser, à animer ou à initier toutes démarches ou manifestations destinées à promouvoir la qualité architecturale, urbaine et environnementale. Portée par le CAUE, l’Agence de l’énergie du Val-de-Marne fait partie du réseau national des Espaces info énergie mis en œuvre par l’Ademe, en partenariat avec les collectivités locales.

Quelle est la fonction de l’Agence de l’énergie sur le département du Val-de-Marne ?

Les actions de l’Agence de l’énergie visent à encourager la réduction des consommations d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre liées à la conception et à l’usage des bâtiments comme aux déplacements.

Quelles sont les problématiques que vous abordez au sein du CAUE 94 et de l’Agence de l’énergie du Val-de-Marne ?

L’Agence travaille notamment sur les matériaux durables dans le bâtiment. Cette thématique revêt différentes formes, telles que du conseil ou des animations (visites, conférences, rencontres-débats, ateliers) auprès de tous les habitants du département, l’organisation de journées d’information à destination de publics de professionnels…

CAUE 94
CAUE 94

Par ailleurs, le CAUE et l’Agence de l’énergie du Val-de-Marne dans leur discours, valorisent l’emploi de matériaux biosourcés ou issus de l’économie circulaire. Les architectes de la structure participent à des jurys de concours. Notre service de communication diffuse des informations sur le sujet sur nos médias sociaux. Nous délivrons des conseils auprès des collectivités, entre autres.

Vous êtes adhérent du Matériaupôle depuis combien de temps ?

Nous sommes adhérents à Matériaupôle depuis octobre 2017.

Pourquoi avoir rejoint ce réseau ? 

L’idée est de nouer des relations de partenariat et d’échanges entre nos structures qui travaillent sur des sujets complémentaires. À terme, nous pourrions peut-être envisager de mener des actions conjointes.

Quelles sont vos actualités ?

Le CAUE du Val-de-Marne et l’Agence de l’énergie du Val-de-Marne réalisent une exposition itinérante sur la thématique de l’habitat durable qui sortira au premier trimestre 2019.

L’objectif est de répondre à la fois aux attentes des particuliers souhaitant se lancer dans un projet de rénovation énergétique, du personnel des collectivités et des professionnels du bâtiment. Les différents outils de communication et d’information peuvent également s’adresser aux étudiants des filières techniques et professionnelles dans le domaine du BTP et aux étudiants d’écoles d’ingénierie et d’architecture.

Cette exposition aura donc l’avantage de coupler nos connaissances d’architectes et d’ingénieur(e)s, afin de mettre à profit, une nouvelle fois, notre double compétence au sein du CAUE et de l’Agence de l’Energie.

 

www.caue94.fr

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Bioshield, d’abord un projet d’amitié

Paul, Pierre et Quentin sont rentrés tous les trois, à Sup’Biotech après avoir tenté d’autres formations spécifiques : médecine et faculté de biologie. En intégrant le campus villejuifois, ils souhaitaient rester dans le domaine des sciences. Ensemble, ils travaillent autour d’un projet ambitieux de biotechnologie : Bioshield, un projet d’un procédé innovant de traitement de surface. Tous les trois sont habitués à travailler ensemble depuis bientôt cinq ans et feront tout, déclarent-ils « pour réussir leur projet et l’amener le plus loin possible ! » Rencontre.

 

Bonjour, qui êtes-vous ?

Nous sommes trois ingénieurs nouvellement diplômés en biotechnologies de l’école Sup’Biotech, Cette école propose un cursus unique qui nous permet d’accéder à des métiers variés et stimulants mais surtout qui correspondaient à nos attentes. Après trois années de formation générale, nous sommes tous les trois partis en Corée du sud, pour un semestre d’échange. À la rentrée 2016, nous nous sommes spécialisés : Paul en R&D / bioinformatique ; Pierre en R&D / santé et Quentin en entrepreneuriat. Actuellement, Quentin s’occupe de l’aspect business et financement. Pierre réalise les expériences et est en charge de la R&D. Paul est responsable du développement technologique et industriel de notre produit BioShield (nom provisoire).

Et qu’est-ce c’est ?

BioShield est un projet biotech né à Sup’Biotech à travers les SBIP (Sup’Biotech Innovative Project) et le cursus entrepreneuriat. Il a été ensuite puis incubé au Genopole d’Evry dans le cadre du dispositif Shaker de Septembre 2017 à Septembre 2018. Aujourd’hui nous intégrons le programme d’accompagnement Booster du Genopole. Nous avons pour objectif de développer une technologie de traitement de surfaces inédite. Elle a pour but de conférer, à des pièces industrielles, des propriétés anti-biofilms. Pour l’industriel, c’est une meilleure maîtrise des risques de contaminations et une réduction de coût et d’impact environnemental car ils n’auraient plus besoin d’utiliser des produits biocides polluants et coûteux.

Et comment, pensez-vous parvenir à ce résultat ?

Notre technologie a pour but d’agir en amont de la formation des biofilms, là où la plupart des solutions actuelles ne viennent les détruire qu’après leur apparition. Inspirée de parades naturelles que l’on retrouve chez certaines plantes et insectes, le traitement permettrait d’empêcher l’adhésion mécanique des micro-organismes sur les surfaces. La solution BioShield est la garantie d’une meilleure maîtrise des risques de contaminations. Grâce à leurs propriétés auto-réparatrices, les surfaces auraient une durée de vie prolongée et ne nécessiteraient pas d’êtres entretenues. Les entretiens biocides à base de produits chimiques polluants et toxiques ne seraient plus nécessaires. Les industriels réduiraient ainsi leurs coûts de maintenance et leur impact environnemental.

À quel stade de l’invention en êtes-vous actuellement ?

Notre principale activité actuelle est de la R&D, à l’étape de preuve de concept. nous ambitionnons, à terme, d’occuper le secteur de la sous-traitance industrielle. Nous voulons proposer un traitement de surface fiable et durable à effet anti-biofilms. Notre prochaine étape logique est donc le prototypage.

Comment concevez-vous, produisez-vous vos produits ?

À chaque pièce industrielle, ses caractéristiques particulières. La conception se réalise donc en collaboration avec les industriels. Des échanges sont obligatoires afin de comprendre leurs attentes et de proposer la solution la plus adaptée à leurs besoins (formes, surfaces à couvrir, matériaux de surfaces utilisés, etc.).

Comment avez-vous eu l’idée de votre innovation ?

Notre idée est née au cours de notre cursus scolaire, dans le cadre des SBIP puis, accéléré via le cursus entrepreneuriat. Issue du biomimétisme, notre solution est inspirée des parades naturelles d’insectes et de plantes qui empêchent les biocontaminations.

Quelles sont vos perspectives de développement de marché pour votre produit ?

Avec de bons résultats de preuves de concept, nous avons amorcé la création d’une entreprise pour préparer une levée de fonds. Elle nous permettrait d’entrer dans la phase de prototypage industriel. Des échanges avec des industriels et des investisseurs ont d’ailleurs eu lieu afin d’anticiper au mieux cette phase.

Comment envisagez-vous de poursuivre votre projet ?

Si la levée de fonds se réalise, nous projetons un prototypage opérationnel de notre solution dans les deux ans qui suivent la levée, puis un lancement de produits dans les trois à quatre ans suivants.

Quelle est votre actualité ?

Nous sommes lauréats du programme Booster du Genopole. Pour nous, c’est la suite logique au parrainage Shaker. Être sélectionnés va nous permettre de bénéficier d’un accompagnement stratégique sur une année. En pleine création de la structure juridique, nous établissons notre stratégie de financement pour bénéficier des aides disponibles afin d’avancer plus loin.

Comment avez-vous rencontré le Matériaupôle ? Sur quels sujets travaillez-vous avec eux ?  Comment vous accompagnent-ils ?

Pendant notre formation à Sup’Biotech, nous avons la chance de rencontrer des professionnels qui challengent nos projets. Ca a été le cas pour le nôtre, avec Arnaud. Depuis, nous travaillons en étroite collaboration avec le Matériaupôle. Grâce à lui, nous avons été mis en relation avec un grand compte de l’aéronautique. Nous bénéficions, depuis, de sessions de travail et de coaching. Elles nous préparent pour des présentations orales et des dossiers de demandes de financement. Pascal Quetin, adhérent du Matériaupôle, nous accompagnent également. Avec lui, notre attention se porte sur l’aspect industrialisation de notre projet. Nous profitons également de son expertise sur la productivité pour élaborer notre cahier des charges.

Que vous apporte votre adhésion au Matériaupôle ?

Elle nous permet un accès à un réseau d’entreprises et d’experts du domaine des matériaux et des biotechnologies. Mais être adhérent du Matériaupôle, c’est aussi gagner une visibilité médiatique. C’est pour nous, jeunes entrepreneurs, un gage de crédibilité auprès des industriels.

Pour plus d’informations sur le procédé Bioshield et le programme SHAKER de Génopole, écoutez l’interview de Quentin Bernard, sur le site Internet de Biotechfinances : ENTRETIEN

Pour tout savoir du dispositif SHAKER qui a porté le projet Bioshield, cliquez > ici < et > là <

 

 

 

 

 

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Le Matériaupôle s’invite à Station F

Le Matériaupôle Paris Seine-Amont vous propose de participer à sa soirée des adhérents de la rentrée, dans le plus grand incubateur du monde, Station F, en collaboration avec TechShop Paris/Ivry.

C’est l’occasion pour vous qui êtes en gestation d’idée pour entreprendre, pour innover, pour inventer ou tout simplement pour rencontrer des startuppeurs et des techshoppeurs du Département du Val-de-Marne ou de la Région Ile-de-France, de faire connaissance avec ce secteur économique… de l’avant-garde.

Une visite du fablab TechShop – Station F est prévue. Des présentations de plusieurs solutions innovantes d’adhérents du Matériaupôle auront lieu. Le tout s’achèvera autour d’un verre de l’amitié.

L’événement est gratuit mais l’inscription est obligatoire. Sinon, vous n’entrerez pas.

Pour vous inscrire, c’est ici : INSCRIPTION

Soirée des adhérents d'octobre à Station F

Soirée des adhérents d’octobre à Station F

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Avec Scale, les coproduits de la mer se substituent aux plastiques

« Nous voulons  faire partie de la solution dans la lutte contre les méfaits du tout plastique ». Telle est l’ambition affichée des fondateurs de la société Scaleà l’heure où des images de bords de mer couverts d’éléments en plastique submergent les réseaux sociaux. En mémoire, ces images impressionnantes de ce 7e continent uniquement composé d’objets plastiques à la dérive. Alors quoi ? Comment peut-on lutter contre cette pollution ? En réponse, Scale développe une solution alternative à base… d’écailles de poisson.

Rencontre avec Erik de Laurens, un des co-fondateurs de l’entreprise Scale, qui nous dit tout.

Erik-de-Laurens - Scale
Erik-de-Laurens – Scale

Bonjour Erik. Pouvez-vous vous présenter s’il vous plaît ?

Je suis designer de formation spécialiste des matériaux pour la construction. J’ai étudié au Royal College of Art (Product design) à Londres et à l’ECAL à Lausanne. J’ai travaillé chez Foster & Partners à Londres. J’étais en charge de leur département de recherche en Matériau, pour des projets d’architecture et de design.

Quant à Édouard, mon associé, il est entrepreneur, spécialiste du marketing web.

edouard-de-dreuzy - Scale
Edouard-de-Dreuzy – Scale

Nous sommes tous les deux très sensibles à la dégradation de l’océan, notamment avec l’invasion des déchets plastiques.

Nous nous sommes associés pour lancer notre société, Scale.

Quelle est l’activité de Scale ?

L’activité de Scale réside dans la conception et la production de matériaux biosourcés (bioplastiques) conçus à partir des coproduits de la mer.

Quelles sont les spécificités de vos produits ?

Nous travaillons actuellement sur la SCALITE®, un matériau intégralement conçu à base d’écailles de poisson, sans aucun additif. Nous visons l’obtention de la norme européenne qui garantit les caractéristiques de compostabilité et de biodégradabilité de notre matériau.

SCALITE®
SCALITE®

Comment concevez-vous et produisez-vous votre matériau ?

Nous nous fournissons en écailles auprès de mareyeurs français, notamment Océalliance notre partenaire qui dispose d’un gisement très important de matière première. Les écailles peuvent provenir d’espèces de poissons variées. Par exemple, nous travaillons à partir de l’écaille de la sardine, actuellement.

Après réception et traitement de la matière première, nous concevons la SCALITE® en deux étapes. D’abord, nous nettoyons et transformons les écailles brutes en poudre. Ensuite, nous produisons la matière grâce à un procédé de thermo-compression. Ce matériau peut être ensuite usiné.

Comment avez-vous eu l’idée de votre innovation ?

Tout a commencé pendant mon master au Royal College of Art où j’ai cherché pendant deux ans des façons de produire des matériaux plastiques, de manière locale et durable. Inspiré par l’industrie agro-alimentaire, en particulier le secteur de la pêche, j’ai inventé une matière à base d’écailles de poissons, un coproduit de la filière pêche, aujourd’hui très peu valorisé. Nous avons lancé Scale pour développer ce matériau.

J’ai baptisé cette matière SCALITE®, contraction du mot scale signifiant écaille en anglais et du suffixe “lite” souvent utilisé pour désigner les premiers plastiques (lithos = pierre en grec).

Verres Scale
Verres Scale

Quelles sont vos perspectives de développement de marché pour votre produit ?

Nous nous positionnons comme fournisseur de matériau pour les industriels. Pour le moment, nous travaillons sur l’édition d’une gamme de lunettes pour démontrer les atouts de la SCALITE® et son esthétique auprès d’un public large.

Comment envisagez-vous votre avenir ?

Notre ambition est de produire la SCALITE® le plus près possible des pêcheurs, partout dans le monde. Nous voulons installer un nouveau cycle de l’économie circulaire qui génère des revenus additionnels pour la filière pêche. Grâce aux qualités remarquables de ce matériau issu de la mer, nous sommes convaincus que des usages très variés vont émerger.

Quelle est votre actualité ?

Nous travaillons actuellement à la caractérisation de la SCALITE®, une étape essentielle et cruciale pour explorer le vaste champ des possibilités d’applications.

 SCALITE®
SCALITE®

Comment avez-vous rencontré le Matériaupôle ? Sur quels sujets travaillez-vous avec eux ? Comment vous ont-ils accompagné ?

Nous avons rencontré le Matériaupôle lors du salon World Efficiency 2017.

Nous travaillons ensemble sur la construction des procédés de fabrication et profitons de leurs installations, notamment de leurs outillages. Nous bénéficions également de leur expertise sur les sujets de financement.

Que vous apporte votre adhésion au Matériaupôle ?

Au-delà de l’accès à des installations, à des outils et à des compétences techniques, nous apprécions l’état d’esprit du Matériaupôle. Il privilégie l’ouverture, l’échange et le bon sens pour faire avancer les projets. Nous partageons cette même vision pragmatique couplée avec une dose de frugalité.

Pour tout savoir de Scale et de la SCALITE®, rendez-vous sur le site de la société : www.scale.vision

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Aurélia Wolff, teinturière contemporaine

Cheffe d’entreprise, designeuse, créatrice d’objets, animatrice d’ateliers, Aurélia Wolff est tout cela à la fois. Aujourd’hui, elle ajoute un nouveau talent à son arc, elle décide de partager son savoir autour de sa pratique et, de son métier autour de la teinture végétale, son nouveau domaine d’expertise. Elle nous présente son parcours et sa vision de l’innovation. Rencontre.

Je suis Aurélia Wolff. Je suis la fondatrice et la créatrice de WHOLE. C’est un studio de création textile 100% teintures végétales. Je viens du secteur de la mode, un secteur d’activité dans lequel j’étais autodidacte. J’ai plutôt étudié le marketing et le management. Ceci dit, j’ai toujours dessiné et eu des activités plastiques ou manuelles.

Quelle est votre activité ?

Je suis créatrice textile, spécialisée dans les teintures végétales. Je donne aussi des cours et des stages autour de cette pratique.

Quelles sont les spécificités de vos teintures ?

Je travaille à partir de tissus écologiques ou biologiques, sourcés localement. La teinture végétale est un procédé artisanal que nous adaptons pour le réaliser des moyennes séries dans lesquelles les pièces se ressemblent mais sont chacune uniques. Je conçois des collections pour la maison (linge et accessoires) et des lignes de vêtements pour adulte et enfant. Je crée également des objets de décoration et des installations textiles décoratives.

Teintures Vegetales - WHOLE
Teintures Vegetales – WHOLE

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment concevez-vous ou produisez-vous vos produits ?

Je dessine les collections, sélectionne attentivement les matières, et je supervise toute la confection. La fabrication des produits est réalisée en France : tricotage, tissage, montage.

Comment avez-vous eu l’idée ou l’envie de renouer avec des pratiques anciennes de teinture ?

Ce procédé de teinture naturelle me passionne depuis longtemps par son esthétique, son engagement environnemental et sa singularité. J’ai décidé de m’y consacrer en 2012.

Peut-on parler d’innovation, à ce stade ?

Pas particulièrement, mais je pense faire partie des premiers qui ont essayé de renouveler cette pratique et de la moderniser.

Quelles sont vos perspectives de développement de marché pour vos produits ?

Nous distribuons auprès de concept-stores et boutiques de décoration à l’international. Nous réalisons aussi des produits sur mesure pour les particuliers et les professionnels. Grâce aux salons et à notre présence en ligne (site et réseaux sociaux), le soutien de la presse, et la publication de mon premier livre sur les « Teintures végétales », la notoriété de la marque se développe et les commandes suivent.

Teintures végétales - éditions Eyrolles
Teintures végétales – éditions Eyrolles

 

Pensez-vous que votre livre peut avoir un impact sur vos ateliers ou déboucher sur de nouveaux partenariats ?

Absolument ! Je suis déjà contactée par différents partenaires pour des événements autour de ce sujet.

 

 

Pourquoi avoir décidé de vous lancer dans un projet entrepreneurial de ce genre ?

Je suis passionnée par le textile, le « faire, le local et la nature ». J’ai évolué d’une marque de vêtements ou accessoires pour femmes, lancée en 2009 à ce nouveau projet, plus transversal, plus proche de la création (dans les matières et les couleurs) et encore plus engagé, environnementalement parlant.

Comment envisagez-vous votre avenir ?

Il se passe beaucoup de choses en France sur des sujets comme les nouvelles fibres, les nouvelles certifications, le recyclage, l’écoconception. Pour ma part, je suis en recherche permanente de supports et fibres textiles. Je développe actuellement un tissage pour une gamme de tapisserie de pièces uniques haut de gamme, et en continuant à dessiner. Et pourquoi pas, en préparant un second livre.

Quelle est votre actualité ?

La sortie de mon livre « Teintures Végétales » aux éditions Eyrolles. Il a été mis en image par la photographe Caroline Gomez. Il est le résultat d’une grande complicité entre nous.

Comment avez-vous rencontré le Matériaupôle ?

Je ne sais plus.

Sur quels sujets travaillez-vous avec eux ?

Sur la recherche de locaux à mon activité, un accompagnement avec Pascal et l’optimisation de sa production et de recherches de partenaires  et l’accès au réseau du Matériaupôle.

Sur quels sujets vous ont-ils accompagné ?

Sur des dispositifs d’aide pour les locaux d’entreprise, de la méthodologie pour pitcher (présenter) son activité auprès de professionnels (avec le programme Impuls’heure), et de mise en avant de notre projet dans leurs réseaux.

Que vous apporte votre adhésion au Matériaupôle ?

Un lien avec un réseau dynamique, des perspectives de développement, un soutien sur des aspects techniques ou financiers pour mes projets.

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Le CAUE 94, spécialiste des écoactivités en Val-de-Marne

Bonjour, pouvez-vous nous présenter le CAUE 94 et son Agence de l’énergie du Val-de-Marne ?

Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement du Val-de-Marne (CAUE 94) est un organisme départemental d’information, de conseil, de formation, de rencontres et d’initiatives, ouvert à tous. Créé sous forme associative par la Loi sur l’architecture du 3 janvier 1977, il a pour vocation à participer, à organiser, à animer ou à initier toutes démarches ou manifestations destinées à promouvoir la qualité architecturale, urbaine et environnementale. Portée par le CAUE, l’Agence de l’énergie du Val-de-Marne fait partie du réseau national des Espaces info énergie mis en œuvre par l’Ademe, en partenariat avec les collectivités locales.

Quelle est la fonction de l’Agence de l’énergie sur le département du Val-de-Marne ?

Les actions de l’Agence de l’énergie visent à encourager la réduction des consommations d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre liées à la conception et à l’usage des bâtiments comme aux déplacements.

Quelles sont les problématiques que vous abordez au sein du CAUE 94 ?

L’Agence de l’énergie du Val-de-Marne travaille notamment sur les matériaux durables dans le bâtiment. Cette thématique revêt différentes formes, telles que du conseil ou des animations (visites, conférences, rencontres-débats, ateliers) auprès de tous les habitants du département, l’organisation de journées d’information à destination de publics de professionnels…

Le CAUE et l’Agence de l’énergie du Val-de-Marne se saisissent également de différentes opportunités pour valoriser l’emploi de matériaux biosourcés ou issus de l’économie circulaire (jurys de concours, communication sur les réseaux sociaux, conseil auprès des collectivités, entre autres).

Vous êtes adhérent du Matériaupôle depuis combien de temps ?

Nous sommes adhérents à Matériaupôle depuis octobre 2017.

Pourquoi avoir rejoint ce réseau ? Vous êtes pourtant loin de la problématique des matériaux, non ?

Dans un premier temps, l’idée est de nouer des relations de partenariat et d’échanges entre nos structures qui travaillent sur des sujets complémentaires. À terme, nous pourrions peut-être envisager de mener des actions conjointes.

Quelles sont vos actualités ?

Nous sommes en préparation d’une exposition sur l’habitat durable à destination du grand public. Une part de cette exposition est dédiée à la présentation de maquettes représentant les points de vigilance à prendre en compte pour une isolation performante. Ces maquettes seront visibles pour la première fois à l’occasion du Salon des professionnels de l’habitat durable et des écoactivités 2018 (au cours de la semaine du développement durable) le 2 juin 2018 à Noiseau.

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Retour sur la matinale de lancement du projet EcoCIRC le 28 Mars

La matinée du mercredi 28 mars 2018 a vu le lancement du projet EcoCIRC.

Entrée des Mines Paris Tech, 60 Boulevard Saint-Michel, 75006 Paris

A cette occasion le Matériaupôle et le CGS Mines ParisTech avec Joël Ntsondé (Doctorant en économie de Mines ParisTech et initiateur du projet EcoCIRC) ont organisé une conférence d’information, de rencontre et de réflexion sur la place de l’économie circulaire dans la commande publique.

Avec près de 80 participants, à la fois des acteurs publics, des curieux mais aussi des entreprises sensibles à la question de l’économie circulaire, la salle Charcot des Mines ParisTech fut bien remplie.

Organisation de la matinée

Bernard Fontaine, Président du Matériaupôle a ouvert la conférence

Elie Yebouet,  Vice-président du Grand-Orly Seine Bièvre (GOSB) et délégué à la recherche, à l’innovation et à l’enseignement supérieur ; a rappelé son soutien au projet EcorCIRC. Il a aussi prodigué ses plus vifs encouragements à Joël Ntsondé pour sa thèse.

Joël Ntsondé et Arnaud Bousquet, directeur du Matériaupôle, ont ensuite exposé les enjeux du projet EcoCIRC.

Enfin des pistes d’études et d’applications ont été étudiées lors d’une séquence de questions-réponses et une table-ronde composée de :

Économie circulaire : explication et objectifs globaux

Source: Institut d’économie circulaire

Le concept d’économie circulaire regroupe l’ensemble des initiatives visant à minimiser l’utilisation de ressources en favorisant leur réemploi ou, à défaut, leur recyclage.

Le Grenelle de l’environnement de 2007, la Loi sur la Transition énergétique et pour la Croissance Verte de 2014 ou encore la création d’un Institut d’économie circulaire en 2013 sont autant de démarches législatives et administratives allant en ce sens.

Des objectifs de réductions de 48% d’émissions de C0² d’ici 2030 et de 53% de ressources primaires d’ici 2050 ont été annoncés.

Toutefois l’application concrète de ces principes est parfois jugée trop complexe par les acteurs s’y essayant.

La commande publique, le levier de développement EcoCIRC

La commande publique représente un des principaux leviers d’action des collectivités territoriales (10% du PIB et 200 milliards d’euros). De plus l’échelon territorial est particulièrement bien adapté pour enclencher et structurer une dynamique collective autour de l’économie circulaire.

C’est pourquoi  les entreprises d’économie circulaire (EEC) et les collectivités territoriales ont naturellement intérêt à s’associer dans ces démarches.

Les freins juridiques

Le concept parfois flou « d’économie circulaire » est en apparence, difficile à faire valoir face à la non-discrimination imposée par le Code des Marchés Publics. Ainsi il existe un risque juridique d’invalidation des critères d’appels d’offre et donc une annulation des appels d’offre conclus au préalable.

Pour pallier cela, on peut constituer des appels d’offres plus adaptés pour impliquer au mieux les entreprises d’économie circulaire (EEC). Par exemple en adoptant une approche multi-critères: intégrer la notion de coût global plutôt que du seul coût d’acquisition. Il est aussi possible de pondérer davantage le faible impact écologique. Il existe un très large éventail de critères à utiliser.

Les freins pratiques

En dehors des risques juridiques, plusieurs facteurs sont à envisager:

Le sourcing fournisseurs doit encore être développé pour éviter des appels d’offres sans réponse . On a aussi pu noter l’absence sinon la méconnaissance de carnets d’adresse des EEC dans les différents secteurs.

Les EEC sont souvent trop petites pour répondre pleinement aux appels d’offres. Mais en développant les partenariats-entreprises, celles-ci pourraient le faire plus aisément. Des outils inspirés de la Plateforme Noé, existante à Bordeaux, seraient à développer en ce sens.

Par ailleurs les maîtres d’ouvrages ont parfois du mal à assurer la qualité et la traçabilité des matériaux réemployés tels que les terres excavées afin de répondre au Label Biosourcé.

La société Wéco a mis en lumière d’autres difficultés inhérentes à l’innovation:

On voit parfois une réticence même sur l’innovation « c’est trop innovant, trop incertain, trop ambitieux »[…], comment en plus  la combiner avec des problématiques d’économie circulaire?

C’est pourquoi lancer des projets concrets dans le cadre EcoCIRC pourrait lever des freins psychologiques.

Un projet d’étude et des perspectives d’avenir

Lever ces freins pratiques est un des objectifs du projet EcoCIRC. Constituer ainsi des process reproductibles devrait favoriser à long terme les initiatives d’économies circulaires et leur concrétisation.

Pour Joël Ntsondé:

Joel Ntsondé
Joel Ntsondé

Nous souhaitons produire des livrables qui seront ensuite utilisés par les acheteurs. Cela permettra d’intégrer plus facilement l’économie circulaire à leur cahier des charges. Nous nous concentrerons dans un premier temps sur les secteurs du BTP et du mobilier.

Enfin à plus long terme, des outils plus robustes d’évaluation des externalités (positives et négatives) permettraient de rendre ces critères plus solides.

Antoine Clousier

 

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