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écoCIRC : l’économie circulaire dans la commande publique

L’économie circulaire est un enjeu fondamental dans la préservation des ressources et de l’environnement. Suite à des demandes de nos entreprises et de nos collectivités de s’inscrire dans une démarche d’économie circulaire, nous avons décidé de créer le projet écoCIRC en partenariat avec un doctorant à Mines Paris Tech.

Afin que chacun puisse mieux comprendre les principes de l’économie circulaire, nous nous devions de présenter les principes des marchés publics, les évolutions des cadres juridiques et les différents leviers et outils pour inclurent l’économie circulaire dans les cahiers des charges des commandes publiques.

Ces présentations et explications se feront et se sont faites autour de plusieurs ateliers dans lesquels plusieurs intervenants extérieurs sont venus expliquer les enjeux de l’économie circulaire. Nous avons aussi pu assister à plusieurs présentations d’entreprises innovantes en économie circulaire venues nous présenter leurs idées, leurs produits, leurs démarches.

Mai : Qu’est-ce que l’économie circulaire ? Vos expériences et difficultés

Vous souhaitez :

  • Apprendre à rédiger correctement un cahier des charges qui incluent l’économie circulaire ?
  • Apprendre à définir correctement le besoin ?
  • Comprendre la procédure de sourcing ?

Le 17 mai 2018, s’est déroulé des ateliers participatifs sur ces différents thèmes dans lesquels nos intervenants  vous expliquaient comment rédiger un cahier des charges, comment identifier correctement le besoin, comment comprendre et intégrer le soucring à vos projets.
Ces moments de prises de participation ont permis des échanges autour de cas pratiques.

De plus des entreprises innovantes sont intervenues afin de pitcher leurs solutions et de répondre à toutes les questions concernant leur démarches.

Juin : Le coût global, un outil au service des marchés publics

Vous souhaitez :

  • Comprendre le coût global ?
  • Savoir l’utiliser afin de l’intégrer dans vos calculs de coûts ?
  • Apprendre à utiliser certains outils de calcul du coût global ?

Le 21 juin 2018, Joel Ntsonde, doctorant à Mines Paris Tech, répondait à toutes vos questions.
Le coût global est défini comme la somme des coûts actualisés générés par la conception, le financement, la construction ou la transformation, l’entretien, la maintenance, l’exploitation ou la gestion d’ouvrages, d’équipements ou de biens immatériels, les prestations de services, prévus sur la durée du contrat.
Afin de mieux comprendre ses enjeux et son utilisation, des calculs de coût global sur des cas concrets ont été réalisés en interaction avec les participants à l’atelier.

De plus les participants ont pu prendre en main certains outils de calcul du coût global comme :

Et encore une fois, des entreprises sont venues nous présenter leurs produits innovants et leur démarche dans l’utilisation du coût global. Agilcare et Carnot Cumputing ont expliqué aux participants de l’atelier l’intérêt pour eux d’utiliser le coût global dans leur calcul de coûts.

Septembre : Le sourcing de solutions en préparation d’un appel d’offre

Vous souhaitez :

  • Comprendre le sourcing ?
  • Connaitre les différents outils relatifs aux sourcing ?
  • Assister à la présentation de leur plateforme par le GIP Maximilien ?

Vous vous demandez si vous faite assez de veille concurrentielle, d’actualité, juridique et surtout si vous la faite correctement ? Nos différents intervenant ont expliqué comment avoir un sourcing efficace à travers notamment la présentation d’outils et de plateformes, comme :

Nous avons également eu l’opportunité d’assister à une présentation du Cluster Eaux-Milieux-sols (EMS), qui nous a fait un retour d’expérience sur un cas de sourcing. Le Cluster EMS pilote une répartition de plus de 200 projets ou besoins d’innovation et d’aménagement urbain sur le territoire et met également en place différents ateliers dont un sur le sourcing.

Octobre : Les labels, quelle pertinence ? Comment les inclure efficacement dans les appels d’offre ?

Vous souhaitez :

  • Vous y retrouver dans la jungle des labels ?
  • Mieux comprendre les enjeux des labels ?
  • Pouvoir les inclure dans vos appels d’offre ?

Le jeudi 25 octobre, nos intervenants vous ont éclairé dans cette complexité des labels. Nous avons eu la chance d’accueillir Mme Dominique VEUILLET de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maitrise d’Energie), qui est venue expliquer aux participants comment comprendre et utiliser les labels.
En plus, on a pu découvrir en avant-première le mémo pratique publié par l’ADEME sur les logos environnementaux.

Ensuite, IPSIIS, une entreprise innovante dans les mousses minérales est venue nous présenter ses produits.

Un avant-goût

Voici une roadmap des thèmes de nos ateliers à venir.

16 janvier 2019 de 9h à 12h30 / Atelier spécial élus – visite de Renault Choisy

24 janvier 2019 de 9h à 12h30 / Sortir du déchet

19 février 2019 de 9h à 12h30 /Atelier mixte – écoconception

14 mars 2019 de 9h à 12h30 / Atelier entreprise – la commande publique comme levier de croissance

25 avril 2019 de 9h à 12h30 / Atelier co-création – matériaux écologiques sur le projet ZAC des navigateurs

23 mai 2019 de 9h à 12h30 / Atelier entreprise – piloter l’économie circulaire

6   juin 2019  de 9h à 12h30 / Atelier co-création – créer des consortiums pour les marchés publics

19 septembre 2019 de 9h à 12h30 / Atelier entreprise – le coût global pour réconcilier l’économie et l’environnement

24 octobre 2019 de 9h à 12h30 / Atelier co-création – sourcing de solutions innovantes: projet ZAC des navigateurs

21 novembre 2019 de 9h à 12h30 / Atelier entreprise – industrialiser l’économie circulaire

12 décembre 2019 de 9h à 12h30 / Evénement de clôture du projet

Vous souhaitez nous rejoindre, proposer des thèmes et participer à nos futurs ateliers ? N’hésitez pas à nous contacter : contact@materiaupole.com et inscrivez-vous avec le bulletin d’engagement ecoCIRC

Pour tout savoir du projet ecoCIRC, cliquez >ICI<

Notre dossier ecoCIRC est conduit par le doctorant, Joël Ntsondé. Retrouvez son portrait ><

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Retour sur la matinale de lancement du projet EcoCIRC le 28 Mars

La matinée du mercredi 28 mars 2018 a vu le lancement du projet EcoCIRC.

Entrée des Mines Paris Tech, 60 Boulevard Saint-Michel, 75006 Paris

A cette occasion le Matériaupôle et le CGS Mines ParisTech avec Joël Ntsondé (Doctorant en économie de Mines ParisTech et initiateur du projet EcoCIRC) ont organisé une conférence d’information, de rencontre et de réflexion sur la place de l’économie circulaire dans la commande publique.

Avec près de 80 participants, à la fois des acteurs publics, des curieux mais aussi des entreprises sensibles à la question de l’économie circulaire, la salle Charcot des Mines ParisTech fut bien remplie.

Organisation de la matinée
Bernard Fontaine, Président du Matériaupôle a ouvert la conférence

Elie Yebouet,  Vice-président du Grand-Orly Seine Bièvre (GOSB) et délégué à la recherche, à l’innovation et à l’enseignement supérieur ; a rappelé son soutien au projet EcorCIRC. Il a aussi prodigué ses plus vifs encouragements à Joël Ntsondé pour sa thèse.

Joël Ntsondé et Arnaud Bousquet, directeur du Matériaupôle, ont ensuite exposé les enjeux du projet EcoCIRC.

Enfin des pistes d’études et d’applications ont été étudiées lors d’une séquence de questions-réponses et une table-ronde composée de :

Économie circulaire : explication et objectifs globaux
Source: Institut d’économie circulaire

Le concept d’économie circulaire regroupe l’ensemble des initiatives visant à minimiser l’utilisation de ressources en favorisant leur réemploi ou, à défaut, leur recyclage.

Le Grenelle de l’environnement de 2007, la Loi sur la Transition énergétique et pour la Croissance Verte de 2014 ou encore la création d’un Institut d’économie circulaire en 2013 sont autant de démarches législatives et administratives allant en ce sens.

Des objectifs de réductions de 48% d’émissions de C0² d’ici 2030 et de 53% de ressources primaires d’ici 2050 ont été annoncés.

Toutefois l’application concrète de ces principes est parfois jugée trop complexe par les acteurs s’y essayant.

La commande publique, le levier de développement EcoCIRC

La commande publique représente un des principaux leviers d’action des collectivités territoriales (10% du PIB et 200 milliards d’euros). De plus l’échelon territorial est particulièrement bien adapté pour enclencher et structurer une dynamique collective autour de l’économie circulaire.

C’est pourquoi  les entreprises d’économie circulaire (EEC) et les collectivités territoriales ont naturellement intérêt à s’associer dans ces démarches.

Les freins juridiques

Le concept parfois flou « d’économie circulaire » est en apparence, difficile à faire valoir face à la non-discrimination imposée par le Code des Marchés Publics. Ainsi il existe un risque juridique d’invalidation des critères d’appels d’offre et donc une annulation des appels d’offre conclus au préalable.

Pour pallier cela, on peut constituer des appels d’offres plus adaptés pour impliquer au mieux les entreprises d’économie circulaire (EEC). Par exemple en adoptant une approche multi-critères: intégrer la notion de coût global plutôt que du seul coût d’acquisition. Il est aussi possible de pondérer davantage le faible impact écologique. Il existe un très large éventail de critères à utiliser.

Les freins pratiques

En dehors des risques juridiques, plusieurs facteurs sont à envisager:

Le sourcing fournisseurs doit encore être développé pour éviter des appels d’offres sans réponse . On a aussi pu noter l’absence sinon la méconnaissance de carnets d’adresse des EEC dans les différents secteurs.

Les EEC sont souvent trop petites pour répondre pleinement aux appels d’offres. Mais en développant les partenariats-entreprises, celles-ci pourraient le faire plus aisément. Des outils inspirés de la Plateforme Noé, existante à Bordeaux, seraient à développer en ce sens.

Par ailleurs les maîtres d’ouvrages ont parfois du mal à assurer la qualité et la traçabilité des matériaux réemployés tels que les terres excavées afin de répondre au Label Biosourcé.

La société Wéco a mis en lumière d’autres difficultés inhérentes à l’innovation:

On voit parfois une réticence même sur l’innovation « c’est trop innovant, trop incertain, trop ambitieux »[…], comment en plus  la combiner avec des problématiques d’économie circulaire?

C’est pourquoi lancer des projets concrets dans le cadre EcoCIRC pourrait lever des freins psychologiques.

Un projet d’étude et des perspectives d’avenir

Lever ces freins pratiques est un des objectifs du projet EcoCIRC. Constituer ainsi des process reproductibles devrait favoriser à long terme les initiatives d’économies circulaires et leur concrétisation.

Pour Joël Ntsondé:

Joel Ntsondé
Joel Ntsondé

Nous souhaitons produire des livrables qui seront ensuite utilisés par les acheteurs. Cela permettra d’intégrer plus facilement l’économie circulaire à leur cahier des charges. Nous nous concentrerons dans un premier temps sur les secteurs du BTP et du mobilier.

Enfin à plus long terme, des outils plus robustes d’évaluation des externalités (positives et négatives) permettraient de rendre ces critères plus solides.

Antoine Clousier

 

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Joël Ntsondé, spécialiste de l’économie circulaire à Mines ParisTech

Il est l’un des principaux intervenants de notre Matinale du mercredi 28 mars 2018 à Paris, dédiée à l’économie circulaire. Joël Ntsondé est doctorant en sciences de gestion à Mines ParisTech.  Il traite des  sujets d’économies alternatives. Selon lui, grâce à l’économie circulaire, les déchets deviennent des ressources. Vraiment ? Rencontre.

  • Monsieur Ntsondé, que recherchez-vous précisément à défendre à travers votre thèse sur l’économie circulaire ?

Je suis actuellement doctorant au CGS (Centre de Gestion Scientifique) de Mines ParisTech et l’objectif de mes recherches est de comprendre comment des acteurs publics et privés peuvent coopérer ensemble pour développer un écosystème d’économie circulaire sur un territoire donné.

  • Vous travaillez avec le Matériaupôle sur une recherche action dans le cadre du projet EcoCIRC. Le lancement officiel aura lieu le 28 mars matin. Pourquoi traiter de ce sujet ?

Le projet EcoCirc vise à initier la structuration d’un écosystème circulaire sur le territoire du Val-de Marne à partir de la commande publique. Ce projet est particulièrement intéressant parce que la plupart des travaux et des expérimentations qui ont été menés sur l’économie circulaire convergent vers l’idée que les acteurs territoriaux ont un rôle prépondérant à jouer dans l’émergence de ce nouveau système économique. Or, la commande publique constitue un des principaux leviers d’action des collectivités locales, donc aborder la question du développement d’un écosystème d’économie circulaire sur un territoire par le biais de la commande publique nous a semblé particulièrement intéressant.

  • Est-ce qu’à notre époque, le sujet de l’économie circulaire et de la commande publique se prête à une recherche action ?

Depuis quelques années, en France, comme en Europe, il y a une volonté politique d’aller vers une société plus durable, ce qui s’est matérialisée notamment par le vote de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte votée en France en 2015. Mais dans les faits, on constate que les marchés publics n’intègrent pas suffisamment de critères sociaux et environnementaux dans leurs appels à projets pour appuyer la transition énergétique et écologique.

En réalité, cette transition écologique, et en particulier l’économie circulaire, nous oblige à repenser nos modes d’organisation et de fonctionnement et à concevoir de nouveaux dispositifs et outils adaptés à la prise en compte des limites de nos ressources et de nos impacts sur l’environnement. Cette tâche nécessite un travail de fond que nous allons essayer de mener dans le cadre de ce projet en travaillant avec les collectivités et entreprises du territoire qui connaissent particulièrement bien les problématiques du terrain.

  • Est-ce que les produits issus de l’économie circulaire font-ils aujourd’huipartie de nos modes de consommation ?

Oui, de plus en plus, sur ce sujet on sent une volonté croissante des citoyens de limiter le gaspillage et de s’opposer aux pratiques d’obsolescence programmée de certains industriels. D’ailleurs, de plus en plus d’initiatives se développent pour proposer des ateliers de réparation, créer des ressourceries, développer un marché de seconde vie des objets du quotidien (téléphones portables, jouets, livres).

Globalement, on reste ancré dans un mode de consommation linéaire, mais les produits issus de l’économie circulaire se développent de plus en plus.

  • Est-ce que les pouvoirs publics sont prêts à faire des efforts pour intégrer ces « nouveaux » modes de production industriels ?

A priori oui, au niveau européen et national. Il y a des signes forts qui apparaissent. La co-construction de la feuille de route de l’économie circulaire devrait sortir bientôt. Plusieurs lois ont déjà été publiées ces dernières années sur le gaspillage alimentaire ou la transition écologique.

Après, il y a également de nombreuses résistances. Tous les acteurs industriels ne sont pas favorables à l’économie circulaire. Certains ont un poids politique considérable. Le chemin risque d’être encore long et difficile.

  • Pourquoi le territoire val-de-marnais serait plus sensible à cette thématique qu’un autre département francilien ?

Il y a une dynamique très intéressante qui repose sur la volonté et la motivation de toute une série d’acteurs. Par exemple, le département du Val-de-Marne a déjà développé une boucle alimentaire vertueuse sur son territoire. Il collabore, en effet, avec des coopératives de producteurs bio.  Le Grand Orly Seine Bièvre travaille sur une approche circulaire pour l’aménagement de son futur siège. Il y a aussi un embryon d’écologie industrielle qui est en train de se former à Bonneuil-sur-Marne. En fait, c’est un territoire riche d’initiatives qui sont prometteuses pour la suite.

Vous pourrez rencontrer Joël Ntsondé et le professeur Franck Aggeri, de Mines ParisTech, lors de notre Matinale dédiée à l’économie circulaire dans les marchés publics, le mercredi 28 mars 208, de 08h45 à  12h30, à l’école des Mines de Paris, dans l’amphithéâtre Charpak.

Pour vous inscrire à l’événement, cliquez ici : PROJET ECOCIRC

 

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