Le Territoire Grand Orly Seine Bièvre lance son appel à projet de l’ESS

L’Établissement public territorial Grand-Orly Seine Bièvre lance son appel à projets de soutien aux initiatives d’économie sociale et solidaire (ESS).

Objectif de cet appel à projets du Territoire Grand Orly Seine Bièvre ?

D’un montant total de 40 000 euros pour cette édition 2018, l’appel à projets du Territoire Grand Orly Seine Bièvre vise à accompagner les structures dans leur phase de démarrage et de développement d’activités ESS. Il s’agît également de favoriser la coopération économique et la mutualisation entre les structures.

Les structures ont jusqu’au vendredi 14 septembre 2018 à 12h pour proposer un projet.

Qui peut candidater ?

Les structures de l’ESS au sens de la loi de 2014, en particulier les associations, les SIAE, les coopératives (SCOP et SCIC) et les entreprises solidaires d’utilité sociale (ESUS).

Quels sont les critères de sélection ?

L’ancrage territorial, la création d’emplois durables, l’utilité sociale, la viabilité économique ou encore la gouvernance et les dynamiques collectives seront des points d’attention lors de l’étude des dossiers.

Vous souhaitez proposer un projet ?

Téléchargez le cahier des charges et le dossier de candidature en cliquant sur les liens ci-dessous :

Ø  Cahier des charges <http://www.grandorlyseinebievre.fr/wp-content/uploads/2018/06/Cahier-des-charges-Grand-Orly-Seine-Bi%C3%A8vre-Appel-%C3%A0-projets-ESS-2018.pdf>
Ø  Dossier de candidature <http://www.grandorlyseinebievre.fr/wp-content/uploads/2018/06/Dossier-candidat-Grand-Orly-Seine-Bi%C3%A8vre-Appel-%C3%A0-projets-ESS-2018.docx>
Ø  Annexes <http://www.grandorlyseinebievre.fr/wp-content/uploads/2018/06/Annexe-Grand-Orly-Seine-Bi%C3%A8vre-Appel-%C3%A0-projets-ESS-2018.xlsx>

 

Les structures ont jusqu’au vendredi 14 septembre 2018 à 12h pour proposer un projet.

Pour tout complément d’information, merci de contacter la cheffe de mission Economie Sociale et Solidaire, Pôle du Développement économique et de l’Emploi, Direction Générale Adjointe du Développement Territorial : stephanie.bardon@grandorlyseinebievre.fr

 

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Appel à projets, Programme d’investissements d’avenir (PIA3) de l’ADEME.

Les Projets d’Investissements d’Avenir (PIA) de l’ADEME sont un bon moyen de donner de l’envergure à vos projets. Il s’agit d’un instrument de financement intéressant (sous la forme de subventions et avances remboursables) qui apporte un gage de qualité et de sérieux à votre innovation.

Nous revenons ici sur l’ appel à projet « Démonstrateurs ». 3 thèmes touchent fortement les projets du Matériaupôle et des adhérents :

  • Matériaux et chimie biosourcés, biocarburants avancés. Trois dates de clôture pour cet appel à projets : 17 septembre 2018, 18 mars 2019 et 16 septembre 2019
  • Economie Circulaire et valorisation des déchets
  • Bâtiments et îlots à haute performance environnementale

Pour ces deux derniers thèmes, vous pouvez déposer vos dossiers quand vous le souhaitez, ils seront instruits au fil de l’eau. Toutefois, vous devez déposer vos dossier avant le 17 juin 2019 date de la clôture finale.

Les points phares de ce PIA.
  • Projet de 2M€ minimum.
  • Projets ayant un caractère innovant, comparativement à l’état de l’art international.
  • Une taille de projet et un marché suffisant pour une commercialisation à moyen terme (4-5 ans max).
  • Un projet ayant un bénéfice environnemental démontré.
Taux de cofinancement proposés pour les petites entreprises

L’ADEME fait une distinction entre les projets de « Recherche, au Développement et à l’Innovation » (RDI) et à « La protection De l’Environnement » (LDE), avec une différence de cofinancement.

Comme on peut le voir ici, l’ADEME souhaite favoriser les projets collaboratifs en RDI (consortium jusqu’à 5 entreprises).

Il existe deux modalités de financements : avances remboursables uniquement ou subventions plus avances remboursables. Ce choix impacte le taux de cofinancement du projet.

Le remboursement des avances remboursables sera effectué sauf cas exceptionnel en quatre échéances annuelles. Ce remboursement commencera lors de l’atteinte de seuil de réalisation du projet et/ou réalisation commerciale. Ces seuils seront définis lors de l’instruction, conjointement avec les entreprises porteuses du projet.

Vous trouverez à ce lien, un PDF interactif de présentation de l’AAP. Sur ce document vous aurez tous les liens spécifiques à chaque appel.

Si vous souhaitez plus d’informations, ou que vous envisagez de répondre via un consortium, n’hésitez pas à nous contacter.

Nous nous tenons à votre disposition.

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Aurélia Wolff, teinturière contemporaine

Cheffe d’entreprise, designeuse, créatrice d’objets, animatrice d’ateliers, Aurélia Wolff est tout cela à la fois. Aujourd’hui, elle ajoute un nouveau talent à son arc, elle décide de partager son savoir autour de sa pratique et, de son métier autour de la teinture végétale, son nouveau domaine d’expertise. Elle nous présente son parcours et sa vision de l’innovation. Rencontre.

Je suis Aurélia Wolff. Je suis la fondatrice et la créatrice de WHOLE. C’est un studio de création textile 100% teintures végétales. Je viens du secteur de la mode, un secteur d’activité dans lequel j’étais autodidacte. J’ai plutôt étudié le marketing et le management. Ceci dit, j’ai toujours dessiné et eu des activités plastiques ou manuelles.

Quelle est votre activité ?

Je suis créatrice textile, spécialisée dans les teintures végétales. Je donne aussi des cours et des stages autour de cette pratique.

Quelles sont les spécificités de vos teintures ?

Je travaille à partir de tissus écologiques ou biologiques, sourcés localement. La teinture végétale est un procédé artisanal que nous adaptons pour le réaliser des moyennes séries dans lesquelles les pièces se ressemblent mais sont chacune uniques. Je conçois des collections pour la maison (linge et accessoires) et des lignes de vêtements pour adulte et enfant. Je crée également des objets de décoration et des installations textiles décoratives.

Teintures Vegetales - WHOLE
Teintures Vegetales – WHOLE

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment concevez-vous ou produisez-vous vos produits ?

Je dessine les collections, sélectionne attentivement les matières, et je supervise toute la confection. La fabrication des produits est réalisée en France : tricotage, tissage, montage.

Comment avez-vous eu l’idée ou l’envie de renouer avec des pratiques anciennes de teinture ?

Ce procédé de teinture naturelle me passionne depuis longtemps par son esthétique, son engagement environnemental et sa singularité. J’ai décidé de m’y consacrer en 2012.

Peut-on parler d’innovation, à ce stade ?

Pas particulièrement, mais je pense faire partie des premiers qui ont essayé de renouveler cette pratique et de la moderniser.

Quelles sont vos perspectives de développement de marché pour vos produits ?

Nous distribuons auprès de concept-stores et boutiques de décoration à l’international. Nous réalisons aussi des produits sur mesure pour les particuliers et les professionnels. Grâce aux salons et à notre présence en ligne (site et réseaux sociaux), le soutien de la presse, et la publication de mon premier livre sur les « Teintures végétales », la notoriété de la marque se développe et les commandes suivent.

Teintures végétales - éditions Eyrolles
Teintures végétales – éditions Eyrolles

 

Pensez-vous que votre livre peut avoir un impact sur vos ateliers ou déboucher sur de nouveaux partenariats ?

Absolument ! Je suis déjà contactée par différents partenaires pour des événements autour de ce sujet.

 

 

Pourquoi avoir décidé de vous lancer dans un projet entrepreneurial de ce genre ?

Je suis passionnée par le textile, le « faire, le local et la nature ». J’ai évolué d’une marque de vêtements ou accessoires pour femmes, lancée en 2009 à ce nouveau projet, plus transversal, plus proche de la création (dans les matières et les couleurs) et encore plus engagé, environnementalement parlant.

Comment envisagez-vous votre avenir ?

Il se passe beaucoup de choses en France sur des sujets comme les nouvelles fibres, les nouvelles certifications, le recyclage, l’écoconception. Pour ma part, je suis en recherche permanente de supports et fibres textiles. Je développe actuellement un tissage pour une gamme de tapisserie de pièces uniques haut de gamme, et en continuant à dessiner. Et pourquoi pas, en préparant un second livre.

Quelle est votre actualité ?

La sortie de mon livre « Teintures Végétales » aux éditions Eyrolles. Il a été mis en image par la photographe Caroline Gomez. Il est le résultat d’une grande complicité entre nous.

Comment avez-vous rencontré le Matériaupôle ?

Je ne sais plus.

Sur quels sujets travaillez-vous avec eux ?

Sur la recherche de locaux à mon activité, un accompagnement avec Pascal et l’optimisation de sa production et de recherches de partenaires  et l’accès au réseau du Matériaupôle.

Sur quels sujets vous ont-ils accompagné ?

Sur des dispositifs d’aide pour les locaux d’entreprise, de la méthodologie pour pitcher (présenter) son activité auprès de professionnels (avec le programme Impuls’heure), et de mise en avant de notre projet dans leurs réseaux.

Que vous apporte votre adhésion au Matériaupôle ?

Un lien avec un réseau dynamique, des perspectives de développement, un soutien sur des aspects techniques ou financiers pour mes projets.

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Le CAUE 94, spécialiste des écoactivités en Val-de-Marne

Bonjour, pouvez-vous nous présenter le CAUE 94 et son Agence de l’énergie du Val-de-Marne ?

Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement du Val-de-Marne (CAUE 94) est un organisme départemental d’information, de conseil, de formation, de rencontres et d’initiatives, ouvert à tous. Créé sous forme associative par la Loi sur l’architecture du 3 janvier 1977, il a pour vocation à participer, à organiser, à animer ou à initier toutes démarches ou manifestations destinées à promouvoir la qualité architecturale, urbaine et environnementale. Portée par le CAUE, l’Agence de l’énergie du Val-de-Marne fait partie du réseau national des Espaces info énergie mis en œuvre par l’Ademe, en partenariat avec les collectivités locales.

Quelle est la fonction de l’Agence de l’énergie sur le département du Val-de-Marne ?

Les actions de l’Agence de l’énergie visent à encourager la réduction des consommations d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre liées à la conception et à l’usage des bâtiments comme aux déplacements.

Quelles sont les problématiques que vous abordez au sein du CAUE 94 ?

L’Agence de l’énergie du Val-de-Marne travaille notamment sur les matériaux durables dans le bâtiment. Cette thématique revêt différentes formes, telles que du conseil ou des animations (visites, conférences, rencontres-débats, ateliers) auprès de tous les habitants du département, l’organisation de journées d’information à destination de publics de professionnels…

Le CAUE et l’Agence de l’énergie du Val-de-Marne se saisissent également de différentes opportunités pour valoriser l’emploi de matériaux biosourcés ou issus de l’économie circulaire (jurys de concours, communication sur les réseaux sociaux, conseil auprès des collectivités, entre autres).

Vous êtes adhérent du Matériaupôle depuis combien de temps ?

Nous sommes adhérents à Matériaupôle depuis octobre 2017.

Pourquoi avoir rejoint ce réseau ? Vous êtes pourtant loin de la problématique des matériaux, non ?

Dans un premier temps, l’idée est de nouer des relations de partenariat et d’échanges entre nos structures qui travaillent sur des sujets complémentaires. À terme, nous pourrions peut-être envisager de mener des actions conjointes.

Quelles sont vos actualités ?

Nous sommes en préparation d’une exposition sur l’habitat durable à destination du grand public. Une part de cette exposition est dédiée à la présentation de maquettes représentant les points de vigilance à prendre en compte pour une isolation performante. Ces maquettes seront visibles pour la première fois à l’occasion du Salon des professionnels de l’habitat durable et des écoactivités 2018 (au cours de la semaine du développement durable) le 2 juin 2018 à Noiseau.

www.caue94.fr

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Feuille de route de l’économie circulaire, les 50 mesures du gouvernement.

La feuille de route de l’économie circulaire a été dévoilée ce lundi 23 avril 2018 par le Premier ministre. Elle définit des objectifs de court et moyen termes centrés sur l’économie circulaire. On y retrouve une forte synergie avec notre projet EcoCIRC que nous portons avec les Mines ParisTech, la Région Ile-de-France et le Grand Orly Seine-Bièvre.

Les publics concernés sont  :
  • Les entreprises (et les producteurs plus largement)
  • Les collectivités
  • L’ensemble des consommateurs

De même les lois et réglementations suivant cette feuille de route promettent d’avoir un impact assez large sur l’activité professionnelle et la vie de tous les jours. Nous vous proposons ici un aperçu des mesures étudiées par le gouvernement en nous centrant sur celles concernant plus directement les adhérents et partenaires EcoCIRC.

Ces mesures peuvent être regroupées selon 3 grands axes :
  • I) Un soutien de l’activité d’économie circulaire
  • II)  De nouvelles règlementations sur les produits et matières
  • III) Rôle des régions et un développement de la commande publique
Pour obtenir le tableau complet en format PDF, Cliquez ici.
Pour obtenir le tableau complet en format PDF, Cliquez ici.
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Vous pouvez consulter l’ensemble de ces mesures à ce lien (document en téléchargement en bas de la page).

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Upcyclea, une plateforme d’économie circulaire qui fait transiter les matières

Industriels, Territoires, pôles d’entreprises, venez découvrir comment participer concrètement à l’économie circulaire avec #WeLoveCircular ! Rejoignez gratuitement cette nouvelle communauté et réconciliez croissance et environnement.

Nous avons le plaisir de relayer auprès de vous le programme #WeLoveCircular de Upcyclea, dont nous sommes partenaires.

Ce programme gratuit vous permet d’entrer concrètement dans une dynamique d’économie circulaire, en renseignant vos besoins en matières premières secondaires (ou « recyclées ») et vos compétences de transformation de la matière.

Si vous êtes un fabricant et désirez augmenter la part de recyclé dans vos produits tout en répondant à vos exigences de qualité, renseignez vos besoins en produits ré-employables et en matières premières secondaires sur la plateforme Upcyclea et pérennisez votre chaîne d’approvisionnement, grâce aux écosystèmes circulaires créés pour répondre à ces besoins.

Si vous traitez des gisements de matières usagées pour leur donner une nouvelle vie, décrivez sur cette interface, vos activités et dynamisez votre Chiffre d’Affaires en connectant les ressources usagées aux besoins du marché via vos services (transport, tri, recyclage, upcyclage…).

Vous serez ensuite conviés à une visioconférence de formation (45 minutes max).

Si vous êtes intéressé, l’inscription se fait sur le site d’Upcyclea : http://www.upcyclea.com/welovecircular.

Si vous avez des questions sur ce programme, vous pouvez vous adresser directement à Upcyclea en envoyant un mail à contact@upcyclea.com, ou en appelant Delphine au 06 38 83 35 09.

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Innov’up Leader PIA, un levier pour développer les filières franciliennes stratégiques

L’État, la Région Île-de-France lancent un appel à projets, « Innov’up Leader PIA », pour soutenir l’innovation francilienne dans sept filières stratégiques

Lancé conjointement par l’État et la Région Île-de-France dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA), l’appel à projets « Innov’up Leader PIA » vise à développer la croissance de PME et ETI franciliennes en finançant leurs projets d’innovation.

Sept filières stratégiques sélectionnées

« InnovUp Leader PIA » financera des projets d’innovation dans sept filières stratégiques :

  • Aéronautique, spatial et défense ;
  • Agriculture, agro-alimentaire et nutrition, sylviculture ;
  • Automobile et mobilités ;
  • Numérique (dont big data, calcul haute performance, cyber-sécurité, industries culturelles et créatives, infrastructures numériques, intelligence artificielle, internet des objets, fintech, logiciels, réseaux, smart grid) ;
  • Santé (dont biotechnologies, dispositifs médicaux, silver économie) ;
  • Tourisme, sport et loisirs ;
  • Région – Ville durable et intelligente (dont éco-activités, énergies, bio-matériaux, (re)construction durable, déchets, smart cities, services).
Enveloppes entre 100 000 € et 500 000 €

Les coûts de développement doivent être compris entre 100 000 € et 500 000 € par projet sélectionné, versé sous la forme de 2/3 de subventions et de 1/3 d’avances récupérables. Et ce, jusqu’à épuisement des fonds.

L’appel à projets, ouvert depuis le 20 mars, donnera lieu pour cette première année 2018 à trois périodes de relève des dossiers de candidature : 1er juin 2018, 28 septembre 2018, 7 janvier 2019.

Sélection des meilleurs projets

Après chaque date de relève de dossiers, la sélection des meilleurs projets d’innovation sera effectuée par les services de la Direccte et de la Région, sur la base des instructions de dossiers qui seront réalisées par l’opérateur Bpifrance.

Vous pouvez retrouver les détails de cet AAP dans le cahier des charges. Celui-ci donne lieu à trois périodes de réception des dossiers de candidature, la date de dépôt du dossier faisant foi.

Première clôture de cet appel, le vendredi 1er juin à 17h.

Déposez votre projet ici :

Les entreprises candidates déposeront leur dossier en ligne à l’adresse suivante :

http://leaderPIA.iledefrance.fr/Innov-up-leader-PIA

 

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Retour sur la matinale de lancement du projet EcoCIRC le 28 Mars

La matinée du mercredi 28 mars 2018 a vu le lancement du projet EcoCIRC.

Entrée des Mines Paris Tech, 60 Boulevard Saint-Michel, 75006 Paris

A cette occasion le Matériaupôle et le CGS Mines ParisTech avec Joël Ntsondé (Doctorant en économie de Mines ParisTech et initiateur du projet EcoCIRC) ont organisé une conférence d’information, de rencontre et de réflexion sur la place de l’économie circulaire dans la commande publique.

Avec près de 80 participants, à la fois des acteurs publics, des curieux mais aussi des entreprises sensibles à la question de l’économie circulaire, la salle Charcot des Mines ParisTech fut bien remplie.

Organisation de la matinée
Bernard Fontaine, Président du Matériaupôle a ouvert la conférence

Elie Yebouet,  Vice-président du Grand-Orly Seine Bièvre (GOSB) et délégué à la recherche, à l’innovation et à l’enseignement supérieur ; a rappelé son soutien au projet EcorCIRC. Il a aussi prodigué ses plus vifs encouragements à Joël Ntsondé pour sa thèse.

Joël Ntsondé et Arnaud Bousquet, directeur du Matériaupôle, ont ensuite exposé les enjeux du projet EcoCIRC.

Enfin des pistes d’études et d’applications ont été étudiées lors d’une séquence de questions-réponses et une table-ronde composée de :

Économie circulaire : explication et objectifs globaux
Source: Institut d’économie circulaire

Le concept d’économie circulaire regroupe l’ensemble des initiatives visant à minimiser l’utilisation de ressources en favorisant leur réemploi ou, à défaut, leur recyclage.

Le Grenelle de l’environnement de 2007, la Loi sur la Transition énergétique et pour la Croissance Verte de 2014 ou encore la création d’un Institut d’économie circulaire en 2013 sont autant de démarches législatives et administratives allant en ce sens.

Des objectifs de réductions de 48% d’émissions de C0² d’ici 2030 et de 53% de ressources primaires d’ici 2050 ont été annoncés.

Toutefois l’application concrète de ces principes est parfois jugée trop complexe par les acteurs s’y essayant.

La commande publique, le levier de développement EcoCIRC

La commande publique représente un des principaux leviers d’action des collectivités territoriales (10% du PIB et 200 milliards d’euros). De plus l’échelon territorial est particulièrement bien adapté pour enclencher et structurer une dynamique collective autour de l’économie circulaire.

C’est pourquoi  les entreprises d’économie circulaire (EEC) et les collectivités territoriales ont naturellement intérêt à s’associer dans ces démarches.

Les freins juridiques

Le concept parfois flou « d’économie circulaire » est en apparence, difficile à faire valoir face à la non-discrimination imposée par le Code des Marchés Publics. Ainsi il existe un risque juridique d’invalidation des critères d’appels d’offre et donc une annulation des appels d’offre conclus au préalable.

Pour pallier cela, on peut constituer des appels d’offres plus adaptés pour impliquer au mieux les entreprises d’économie circulaire (EEC). Par exemple en adoptant une approche multi-critères: intégrer la notion de coût global plutôt que du seul coût d’acquisition. Il est aussi possible de pondérer davantage le faible impact écologique. Il existe un très large éventail de critères à utiliser.

Les freins pratiques

En dehors des risques juridiques, plusieurs facteurs sont à envisager:

Le sourcing fournisseurs doit encore être développé pour éviter des appels d’offres sans réponse . On a aussi pu noter l’absence sinon la méconnaissance de carnets d’adresse des EEC dans les différents secteurs.

Les EEC sont souvent trop petites pour répondre pleinement aux appels d’offres. Mais en développant les partenariats-entreprises, celles-ci pourraient le faire plus aisément. Des outils inspirés de la Plateforme Noé, existante à Bordeaux, seraient à développer en ce sens.

Par ailleurs les maîtres d’ouvrages ont parfois du mal à assurer la qualité et la traçabilité des matériaux réemployés tels que les terres excavées afin de répondre au Label Biosourcé.

La société Wéco a mis en lumière d’autres difficultés inhérentes à l’innovation:

On voit parfois une réticence même sur l’innovation « c’est trop innovant, trop incertain, trop ambitieux »[…], comment en plus  la combiner avec des problématiques d’économie circulaire?

C’est pourquoi lancer des projets concrets dans le cadre EcoCIRC pourrait lever des freins psychologiques.

Un projet d’étude et des perspectives d’avenir

Lever ces freins pratiques est un des objectifs du projet EcoCIRC. Constituer ainsi des process reproductibles devrait favoriser à long terme les initiatives d’économies circulaires et leur concrétisation.

Pour Joël Ntsondé:

Joel Ntsondé
Joel Ntsondé

Nous souhaitons produire des livrables qui seront ensuite utilisés par les acheteurs. Cela permettra d’intégrer plus facilement l’économie circulaire à leur cahier des charges. Nous nous concentrerons dans un premier temps sur les secteurs du BTP et du mobilier.

Enfin à plus long terme, des outils plus robustes d’évaluation des externalités (positives et négatives) permettraient de rendre ces critères plus solides.

Antoine Clousier

 

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Journée microfluidique à l’Institut Pierre-Gilles de Gennes

Le vendredi 23 mars 2018, de 14h00 à 18h00, au 6 rue Jean Calvin, 75005 Paris, se déroule dans l’amphithéâtre de l’Institut Pierre-Giles de Gennes,  le Tremplin Carnot IPGG microfluidique.

Vous pourrez :

  • découvrir les innovations en microfluidique ;
  • faire des rencontres industriels / chercheurs ;
  • développer des partenariats avec nos laboratoires.

L’événement est gratuit mais sur inscription. Suivez ce lien : http://bit.ly/2Ckw3SE

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Joël Ntsondé, spécialiste de l’économie circulaire à Mines ParisTech

Il est l’un des principaux intervenants de notre Matinale du mercredi 28 mars 2018 à Paris, dédiée à l’économie circulaire. Joël Ntsondé est doctorant en sciences de gestion à Mines ParisTech.  Il traite des  sujets d’économies alternatives. Selon lui, grâce à l’économie circulaire, les déchets deviennent des ressources. Vraiment ? Rencontre.

  • Monsieur Ntsondé, que recherchez-vous précisément à défendre à travers votre thèse sur l’économie circulaire ?

Je suis actuellement doctorant au CGS (Centre de Gestion Scientifique) de Mines ParisTech et l’objectif de mes recherches est de comprendre comment des acteurs publics et privés peuvent coopérer ensemble pour développer un écosystème d’économie circulaire sur un territoire donné.

  • Vous travaillez avec le Matériaupôle sur une recherche action dans le cadre du projet EcoCIRC. Le lancement officiel aura lieu le 28 mars matin. Pourquoi traiter de ce sujet ?

Le projet EcoCirc vise à initier la structuration d’un écosystème circulaire sur le territoire du Val-de Marne à partir de la commande publique. Ce projet est particulièrement intéressant parce que la plupart des travaux et des expérimentations qui ont été menés sur l’économie circulaire convergent vers l’idée que les acteurs territoriaux ont un rôle prépondérant à jouer dans l’émergence de ce nouveau système économique. Or, la commande publique constitue un des principaux leviers d’action des collectivités locales, donc aborder la question du développement d’un écosystème d’économie circulaire sur un territoire par le biais de la commande publique nous a semblé particulièrement intéressant.

  • Est-ce qu’à notre époque, le sujet de l’économie circulaire et de la commande publique se prête à une recherche action ?

Depuis quelques années, en France, comme en Europe, il y a une volonté politique d’aller vers une société plus durable, ce qui s’est matérialisée notamment par le vote de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte votée en France en 2015. Mais dans les faits, on constate que les marchés publics n’intègrent pas suffisamment de critères sociaux et environnementaux dans leurs appels à projets pour appuyer la transition énergétique et écologique.

En réalité, cette transition écologique, et en particulier l’économie circulaire, nous oblige à repenser nos modes d’organisation et de fonctionnement et à concevoir de nouveaux dispositifs et outils adaptés à la prise en compte des limites de nos ressources et de nos impacts sur l’environnement. Cette tâche nécessite un travail de fond que nous allons essayer de mener dans le cadre de ce projet en travaillant avec les collectivités et entreprises du territoire qui connaissent particulièrement bien les problématiques du terrain.

  • Est-ce que les produits issus de l’économie circulaire font-ils aujourd’huipartie de nos modes de consommation ?

Oui, de plus en plus, sur ce sujet on sent une volonté croissante des citoyens de limiter le gaspillage et de s’opposer aux pratiques d’obsolescence programmée de certains industriels. D’ailleurs, de plus en plus d’initiatives se développent pour proposer des ateliers de réparation, créer des ressourceries, développer un marché de seconde vie des objets du quotidien (téléphones portables, jouets, livres).

Globalement, on reste ancré dans un mode de consommation linéaire, mais les produits issus de l’économie circulaire se développent de plus en plus.

  • Est-ce que les pouvoirs publics sont prêts à faire des efforts pour intégrer ces « nouveaux » modes de production industriels ?

A priori oui, au niveau européen et national. Il y a des signes forts qui apparaissent. La co-construction de la feuille de route de l’économie circulaire devrait sortir bientôt. Plusieurs lois ont déjà été publiées ces dernières années sur le gaspillage alimentaire ou la transition écologique.

Après, il y a également de nombreuses résistances. Tous les acteurs industriels ne sont pas favorables à l’économie circulaire. Certains ont un poids politique considérable. Le chemin risque d’être encore long et difficile.

  • Pourquoi le territoire val-de-marnais serait plus sensible à cette thématique qu’un autre département francilien ?

Il y a une dynamique très intéressante qui repose sur la volonté et la motivation de toute une série d’acteurs. Par exemple, le département du Val-de-Marne a déjà développé une boucle alimentaire vertueuse sur son territoire. Il collabore, en effet, avec des coopératives de producteurs bio.  Le Grand Orly Seine Bièvre travaille sur une approche circulaire pour l’aménagement de son futur siège. Il y a aussi un embryon d’écologie industrielle qui est en train de se former à Bonneuil-sur-Marne. En fait, c’est un territoire riche d’initiatives qui sont prometteuses pour la suite.

Vous pourrez rencontrer Joël Ntsondé et le professeur Franck Aggeri, de Mines ParisTech, lors de notre Matinale dédiée à l’économie circulaire dans les marchés publics, le mercredi 28 mars 208, de 08h45 à  12h30, à l’école des Mines de Paris, dans l’amphithéâtre Charpak.

Pour vous inscrire à l’événement, cliquez ici : PROJET ECOCIRC

 

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Cluster francilien matériaux et procédés