Archives par mot-clé : innovation

Le renouveau industriel passera par des innovations urbaines (3/3)

Résumé des articles précédents :
  • 1er article : Constat de la pénurie de foncier productif pour le secondaire en Ile-de-France, malgré l’abondance d’espaces en friche.
  • 2ème article (là) : Nous revenions sur les besoins présents et futurs, des entreprises souhaitant emménager dans ce type d’espace.

Dans ce dernier article, nous nous penchons sur les bénéfices de l’activité transitoire pour le territoire et les propriétaires, publics comme privés. Ces articles  font suite à celui de 94 citoyens sur la pénurie de foncier en Île-de-France.

Convertir une charge en une source de revenus.

Le foncier inoccupé est un poids pour ses propriétaires. Il implique des coûts de  gardiennage de préservation en l’état, d’assurance et l’acquittement de taxes foncières. Sa valeur peut aussi être réduite par des dégradations naturelles ou liées au squat.

Souvent ces espaces sont en attente de cession ou de reprise. Mais les procédures peuvent être bloquées des mois, sinon des années, pour de multiples raisons (zones partiellement polluées) . Pourtant, ces surfaces sont souvent  partiellement mobilisables. Cette occupation temporaire peut se faire sous la forme d’une convention d’occupation ou d’un bail précaire.  Généralement, l’occupant prend en charge les frais de gestion courante de l’espace et verse un loyer réduit. L’occupation de ces espaces est donc un calcul économique rationnel pour le propriétaire.

Enfin, la préfiguration augmente la valeur du bien. La présence de start-ups innovantes donne une identité et une attraction à un site et permettra de capter de plus grands acteurs sur le territoire par la suite. Une friche abritant de l’activité secondaire apportera plus de garantie, qu’une zone vierge, quant à la qualité de son terrain.

L’aménagement futur des Ardoines prévu à horizon 2025
Créer un dialogue avec les occupants.

L’autre point fort d’une telle pratique, c’est qu’elle peut ouvrir la voie à une collaboration avec des entreprises innovantes du territoire. Les entreprises du secondaire sont très souvent intéressées d’avoir des promoteurs et/ou bailleur dans leur carnet de contacts partenaires.

Il est toutefois rassurant pour le bailleur dans un premier temps de limiter le nombre d’interlocuteurs en ayant de contact direct qu’avec un intermédiaire de confiance, porteur d’un projet d’aménagement. Cela le libère de la gestion d’entrée et sortie de structures, en cours et à la fin de la durée d’occupation inscrite contractuellement.

Une valorisation qui dynamise le territoire.

Enfin, ces « déchets urbains » deviennent des points de dynamisme au cœur des villes. Cela va dans le sens des préconisations de la CCI de « travailler à l‘intégration de l’activité productive avec l’habitat ». Des structures telles que le Matériaupôle nouent ces liens entre entrepreneurs, écoles et commerces locaux. Valoriser les friches du territoire favorise l’innovation de pointe mais renforce aussi le tissu socio-économique local.

Une pratique qui se combinerait à merveille avec les évolutions de marché appuyés par la CCI. En effet, la CCI envisage la création d’une « Bourse des locaux » en ligne et à l’échelle régionale. Cela  fluidifierait le marché et limiterait les effets néfaste de la pénurie de l’offre de foncier. Ce type d’outil serait d’autant plus puissant s’il s’ouvrait au marché du foncier temporaire. L’offre existante actuellement sous-exploitée permettrait un développement fort de la petite couronne, tant esthétiquement, qu’en terme d’activité d’emploi local.

L’occupation transitoire est un marché en plein développement. L’offre et la demande sont forts, le cadre réglementaire, les process et les acteurs intermédiaires se structurent. Cette pratique qui a de nombreux avantages est partie pour se généraliser. Et avec elle l’industrie pourra reprendre de l’ampleur et de l’ambition en Ile-de-France.

 

Partagez !

Le renouveau industriel passera par des innovations urbaines (1/3)

Pourquoi une série de 3 articles sur les innovations urbaines ?

L’incubateur du Matériaupôle, situé au 6, rue Pasteur à Vitry-sur-Seine, est un exemple fort des contraintes et opportunités offertes par le foncier transitoire d’Ile-de-France. Cet espace nous a été proposé par la Mairie de Vitry, sous la forme d’une mise à disposition en attente de démolition. Le développement de cette offre a été motivé par les besoins de nos adhérents. Plus particulièrement d’espaces besoin croissant d’hébergement d’activité parmi nos pour le prototypage et l’expérimentation.

Les articles de 94 Citoyen sur le foncier ( ici sur l’industrie en Ile-de-France  et  là sur le besoin d’extension du marché de Rungis) ont donc eu un certain écho chez nous. Car le Matériaupôle vit le manque de foncier en Ile-de-France. A travers nos structures adhérentes, TPE et PME du territoire, mais aussi en tant qu’espace d’incubation.

Ainsi, au cours d’une série de trois articles (dont vous lisez le premier), nous partagerons notre expérience, nos constats et nos idées de développement.

Industrie cherche millions de m2 en Ile-de-France

Un foncier productif sous pression en Ile-de-France.

Du fait de la pression foncière, les activités économiques se déplacent de plus en plus vers la grande couronne. A tel point que la petite couronne a perdu 30ha par an de foncier productif depuis 2003 (selon la commission du développement économique régional de la CCI).

Pourtant, il reste aujourd’hui, près de 8000 hectares de friches industrielles en France (source Valgo, voir ici). Le mouvement d’occupation des friches amorcé depuis plusieurs années par des associations culturelles est un énorme pas en avant dans la valorisation du territoire. On peut féliciter Plateau Urbain pour les Grands Voisins, ou encore la Station – Gare des Mines de collectif Mu.

Depuis plusieurs années les espaces urbains trans-usages se sont multipliés. Les centres commerciaux/de loisirs « Bercy-Village » montrent de nouveaux modèles de lieux de commerces et vie (voir ici sur l’excellent blog Trans-City) . Ce type de projet peut aller plus loin, comme à Lyon avec  le quartier  » Confluence »  situé dans une ancienne friche. Le lieu regroupe des logements,  des espaces culturels et d’activité économique (déjà +800 entreprises et 25k salariés prévus à terme) – cependant le secteur secondaire et BTP représentent moins de 10% de l’activité sur ce site.

Lyon-Confluence quartier mêlant logement culture et activité économique, mais est peu tourné vers l’industrie, malgré un fort potentiel local…

Il nous semble temps de renforcer la tendance en réouvrant les friches à l’activité productive du secondaire. Car le secteur secondaire innovant est idéal pour l’animation d’un territoire attractif. Il est riche en emplois valorisants, souvent mieux rémunérés que dans le tertiaire, à qualification équivalente. Et surtout, il est porteur d’innovations impactantes pour le quotidien et l’environnement.

Car le secteur secondaire se renouvelle en Ile-de-France !

L’activité industrie et d’innovation représente encore 440 000 emplois, soit plus de 10 % des emplois de l’Ile-de-France, part variant jusqu’à 20% selon les départements. Son importance ne doit pas être sous-estimée.

D’autant plus que ce secteur vit une véritable révolution grâce aux nouvelles technologies, dont des sujets sur lesquels travaillent nos adhérents, tels que :

  • Les multiples technologies associées à la fabrication additive :
La fabrication additive n’est plus seulement un moyen de prototypage pour General Electric. Elle est une révolution productive à part entière.
Le Matériaupôle collabore très étroitement avec le laboratoire « Traitement de surfaces » de Mines-ParisTech

 

  • Le développement de nouveaux matériaux de construction :
Des mousses minérales isolantes, incombustibles et réfractaires… Issues de matériaux de recyclage, c’est IPSIIS
  • Et beaucoup d’autres…
ARCA, du bois gonflable, thermoformable, et des variantes inédites…
Du mobilier design produit à partir de déchet industriel, c’est MAXIMUM
MASK Generation. Premier masque thermoformable pour un confort inédit

 

 

 

 

Le secteur secondaire ne doit pas être réduit au symbole de l’usine polluante qui serait une plaie pour la qualité de vie locale. Ce n’est plus la réalité. Dans le deuxième article de la série, nous verrons que l’industrie peut s’inscrire dans les nouvelles formes d’architectures, moins voraces en empreinte au sol et en énergie.

Mais l’écosystème actuel n’est pas adapté pour les accompagner.

Malheureusement le secteur secondaire ne bénéficie pas d’autant de structures d’accompagnement (incubateurs et pépinières) que le tertiaire.

Pourtant, les nouveaux fleurons du secondaire qui innovent dans ces domaines ont besoin de travailler avec les pôles de recherche existant en couronne d’Ile-de-France. Mais aussi d’avoir accès à des machines coûteuses. Les espaces de mutualisation (type Fablab) sont un levier fort, mais n’offrent pas le service d’accompagnement  (financement, structuration, etc…) qui manque encore dans ce secteur. Cet aspect-ci sera aussi approfondi dans le deuxième de la série.

Ces entreprises ont besoin de terrains bien reliés aux voies de communication (et notamment au réseau de transports en commun)   plutôt que de très grandes surfaces isolées. L’enjeu pour elles, est de capter des compétences et ressources humaines qualifiées et locales. Le recrutement, la sous-traitance ou le partenariat sont autant de moyens à leur disposition. Mais un temps de transport élevé est un frein fort lors du recrutement.

La valorisation transitoire des friches ouvrirait des espaces à moindre coût pour les start-ups et PME. Des espaces ouverts à la collaboration interfillière : des entreprises aux marchés différents mais qui partagent des besoins semblables. Et ces entreprises sont pourvoyeuses d’emplois sur le  territoire, à titre d’exemple, ~ 20 personnes travaillent quotidiennement au 6, rue Pasteur pour 120m² de friche urbaine.

Le 6Pasteur, notre incubateur commence à se faire petit, nous explorons les opportunités d’extension de l’incubation.
Dans les deux prochains articles, nous reviendrons plus précisément sur :
  • Les besoins propres aux entreprises du secondaire.
  • Les potentiels d’évolution de ces espaces, leur préfiguration des usages à venir, sur place, mais aussi dans l’industrie de demain.
  • Les avantages  pour les propriétaires de foncier (publics et privés).

Antoine Clousier

Ces sujets vous intéressent ? Contactez-nous!

 

Partagez !

Appel à projets, Programme d’investissements d’avenir (PIA3) de l’ADEME.

Les Projets d’Investissements d’Avenir (PIA) de l’ADEME sont un bon moyen de donner de l’envergure à vos projets. Il s’agit d’un instrument de financement intéressant (sous la forme de subventions et avances remboursables) qui apporte un gage de qualité et de sérieux à votre innovation.

Nous revenons ici sur l’ appel à projet « Démonstrateurs ». 3 thèmes touchent fortement les projets du Matériaupôle et des adhérents :

  • Matériaux et chimie biosourcés, biocarburants avancés. Trois dates de clôture pour cet appel à projets : 17 septembre 2018, 18 mars 2019 et 16 septembre 2019
  • Economie Circulaire et valorisation des déchets
  • Bâtiments et îlots à haute performance environnementale

Pour ces deux derniers thèmes, vous pouvez déposer vos dossiers quand vous le souhaitez, ils seront instruits au fil de l’eau. Toutefois, vous devez déposer vos dossier avant le 17 juin 2019 date de la clôture finale.

Les points phares de ce PIA.
  • Projet de 2M€ minimum.
  • Projets ayant un caractère innovant, comparativement à l’état de l’art international.
  • Une taille de projet et un marché suffisant pour une commercialisation à moyen terme (4-5 ans max).
  • Un projet ayant un bénéfice environnemental démontré.
Taux de cofinancement proposés pour les petites entreprises

L’ADEME fait une distinction entre les projets de « Recherche, au Développement et à l’Innovation » (RDI) et à « La protection De l’Environnement » (LDE), avec une différence de cofinancement.

Comme on peut le voir ici, l’ADEME souhaite favoriser les projets collaboratifs en RDI (consortium jusqu’à 5 entreprises).

Il existe deux modalités de financements : avances remboursables uniquement ou subventions plus avances remboursables. Ce choix impacte le taux de cofinancement du projet.

Le remboursement des avances remboursables sera effectué sauf cas exceptionnel en quatre échéances annuelles. Ce remboursement commencera lors de l’atteinte de seuil de réalisation du projet et/ou réalisation commerciale. Ces seuils seront définis lors de l’instruction, conjointement avec les entreprises porteuses du projet.

Vous trouverez à ce lien, un PDF interactif de présentation de l’AAP. Sur ce document vous aurez tous les liens spécifiques à chaque appel.

Si vous souhaitez plus d’informations, ou que vous envisagez de répondre via un consortium, n’hésitez pas à nous contacter.

Nous nous tenons à votre disposition.

Partagez !

Natidiv, le biberon nouvelle génération

L’année débute bien pour la société Natidiv et son biberon nouvelle génération. En effet, son produit  a été présenté dans  l’émission, La Maison des Maternelles sur France 5 par la chroniqueuse, Marie Perarnau, maman bloggeuse et testeuse de produits de puériculture.  Elle anime le site Internet : Les mamans testent. Retrouvez sa chronique présentant le biberon innovant : Chronique Natidiv.

On vous en parlait déjà le mois dernier, la gamme de biberons Natidiv a été remarquée et a reçu le Label du Design 2018. Depuis, en lice pour remporter l’étoile du design 2018 par le très prestigieux #Observeurdudesign dans la catégorie prix du public.

Mais pour remporter cette distinction, la jeune société a besoin de votre soutien. Pour cela il suffit de sélectionner le design Natidiv en premier, en cliquant ici : http://observeurdudesign2018.fr/labels/votes  (puis deux autres designs en deuxième et troisième position).

Ce label de l’Observeur du Design permet à la société de participer à l’exposition de l’Observeur du Design 2018 à la Galerie des Gobelins, à Paris. L’exposition se tient jusuq’au 11 février 2018. Renseignement ici : APCI.

Par ailleurs, Natidiv a mis en ligne son site Internet. Retrouvez-le ici : Natidiv

Enfin, pour bien lancer son année 2018, Natidiv a été récompensé par plusieurs prix saluant l’innovation de son produit :

– Lauréate  AIR – INNOV UP ( Région Paris Ile de France et la BPI)
– Lauréate excELLEnce ( CCI Paris Ile de France)
– Lauréate Entreprise remarquable ( Initiative France- Initiative remarquable)

L’année débute donc sous les meilleures auspices pour Natidiv.

Partagez !

Le Galuchon, le sac du 3e type

Galanck est une nouvelle marque française, engagée pour plus de mobilité douce et sécurisée en ville !

Destinée principalement aux cyclistes urbains et utilisateurs d’autres moyens de mobilité douce (gyropodes, trottinettes, etc.), la société a créé une gamme de sacs à dos esthétiques, adaptés au contexte professionnel, et ergonomiques. La structure est portée par Léa et Fabien, unis par leurs passions communes : le vélo, la ville et la technologie. Rencontre.

Comment avez-vous imaginez votre Galanck ?

Galanck est née de la rencontre entre Fabien, ingénieur en systèmes embarqués, passionné par les objets connectés et la technologie et moi-même, une entrepreneuse passionnée de vélo et d’innovation ; Nous sommes une startup engagée dans le développement de la mobilité douce en milieu urbain, celle des vélocipèdes (cyclistes et associés).

Notre ambition est de permettre à chacun de décider de se déplacer comme il l’entend sans polluer, sans risque, sans peur et plus rapidement.

Pouvez-vous nous présenter comment Galanck développe ce postulat ?

Notre activité consiste en la conception, le développement et l’industrialisation d’accessoires dédiés à la mobilité douce.

Les enjeux de sécurité routière, de préservation de l’environnement et de sa santé, la notion de gain de temps sont des sujets qui préoccupent les cyclistes. Pour y répondre, Galanck a développé une technologie brevetée, adaptée à celles et ceux qui ont opté.e.s pour les moyens de mobilité douce.

Quelle est la particularité principale de votre sac connecté ?

C’est le premier sac à dos design et intelligent qui contient un véritable service pour l’utilisateur. En effet, le Galuchon est connecté en Bluetooth à une application de navigation GPS. Cette technologie embarquée permet d’augmenter la visibilité de son porteur (première cause d’insécurité sur la route), de le guider par vibration dans les bretelles du sac et de signaler ses actions automatiquement avec les clignotants, warning, lumières de frein…

Votre produit s’adresse-t-il uniquement aux particuliers ?

Non car nous travaillons actuellement à étendre notre offre. Nous proposons ainsi nos services en B2B aux acteurs de la livraison, de la mobilité (RATP, SNCF, VELIB et les nouveaux acteurs du vélo en libre-service…), du handicap (la visibilité sur la route pour les fauteuils roulants, le guidage pour les malvoyants). Des contacts ont été pris auprès de ces sociétés pour leur proposer de s’équiper de la technologie embarquée du Galuchon. Cela mettra en valeur notre procédé de navigation optimisé pour la circulation sécurisée à vélo. Et nous allons tenter de répondre davantage aux besoins liés à la modularité des transports (le fait de prendre différents types de transports pour un seul déplacement).

Comment avez-vous conçu votre produit ?

Le Galuchon est un véritable challenge électronique, textile et de développement logiciel :

  • cet accessoire est à la fois un produit et un service ;
  • Il a été conçu en interne avec l’aide et le soutien de nombreux partenaires (designers, ingénieurs, associations, financeurs, etc.) ;
  • Tous ces composants sont produits en France. Il est 100% Made in France.
Quelles sont vos perspectives de développement de marché pour le Galuchon ?

Sur le B2C, nous visons tout d’abord le marché européen des vélotaffeurs (38 millions de personnes en Europe) pour s’adresser ensuite à la totalité des cyclistes européens.

Notre but est de devenir la marque référente des accessoires techniques et urbains en Europe pour répondre à une utilisation sous-estimée « non-sportive » du vélo.

D’un point de vue B2B, nous sommes persuadés du besoin réel d’équipement des professionnels à vélo. Tant d’un point de vue sécurité que navigation (efficacité et gain de temps). Notre priorité cette année sera de tester ce besoin.

Quelle est votre prochaine actualité ?

La société a fait sa soirée de lancement le 21 décembre 2017, célébrant ainsi la réussite de sa première production de Galuchons. L’équipe a ainsi réussi l’exploit de développer et industrialiser son produit en une année de travail intensif !

Pour accélérer sa croissance et son développement, Galanck s’apprête à lever des fonds au début de cette année. On vous en parle bientôt.

Que vous apporte votre adhésion au Matériaupôle ?

Matériaupole nous a permis d’avoir accès à différents types d’expertises : optimisation industrielle, financements, etc.

L’association est d’un grand soutien également dans le relais de nos communications et la mise en valeur de nos actualités, auprès d’une cible qualifiée et intéressée par nos sujets. Enfin l’équipe est extra et est toujours prête à nous aider ! Merci Jean-Philippe et Arnaud et très bonne année à vous !

Merci.
Partagez !

Alban Delume de DMD artdesign, un designer pas comme les autres

Alban Delume est le créateur de l’entreprise DMD artdesign qui conçoit et produit des châssis entoilés sur mesure et originaux dans leurs formes.

 

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Cadre DMD artdesign
9e Concept et DMD artdesign

Je m’appelle Alban, j’ai 31 ans, je suis issu du retail alimentaire pour lequel j’ai travaillé six ans en tant que directeur adjoint puis directeur de magasin. Passionné par la peinture et l’art en général, j’ai voulu me rapprocher de cette filière. J’ai donc lancé DMD artdesign afin d’apporter de l’innovation dans les formes de tableaux et de cadres pour les artistes peintres.

Quelle est l’activité de DMD artdesign ?

Elle est double : d’abord, une activité de design, de conseil, un pôle conception. Ensuite, une activité d’artisanat d’art, manuelle, dite de fabrication. Nous concevons et fabriquons des tableaux et des cadres sur-mesure, hors standards pour les artistes plasticiens. Nous les accompagnons, le plus souvent, en amont de leurs créations.

Quelles sont les spécificités de vos châssis ?
Cadre DMD artdesign
Cadre DMD artdesign

Nos produits sont exclusifs, uniques. Nous ne faisons que très rarement des séries, et dans ces cas-là, chaque pièce est numérotée. Nos tableaux sont issus d’un travail préliminaire réalisés avec nos clients et partenaires. Ainsi aucun produit n’est identique !

Comment concevez-vous vos châssis ?

La conception se fait numériquement : logiciels de modélisation 3D, type architecte / designer. Les châssis et caisses américaines que nous réalisons sont ainsi designés (c’est ce qu’on appelle le CAD). Ensuite vient la préparation de l’usinage par une machine CNC, nous travaillons pour cette partie sur Fusion 360, (c’est le CAM). 

Ensuite il y a la découpe du bois en 3D proprement dite. Nous travaillons le plus souvent au TechShop, les ateliers Leroy Merlin, pour cette partie sur la CNC.

Le reste du process se fait en atelier. C’est le travail d’artisanat : un peu de menuiserie, un peu d’ébénisterie, de tapisserie, suivi de peinture, etc…

Quelles sont les perspectives de développement pour votre produit ?

Ayant une seule année d’existence, il faut continuer à capitaliser sur notre modèle actuel : des grosses commandes uniques avec des artistes de renom. Cela va nous permettre d’asseoir notre notoriété et notre légitimité, tout en surfant sur celles de nos artistes.

D’ici un an, il faudra se concentrer sur les commandes les plus importantes et les plus qualitatives. L’idée est de toujours tendre vers un accompagnement artistique exclusif, pour des réalisations uniques et prestigieuses, plutôt que de se diriger vers de la série et de l’industrialisation.

Quelle est votre actualité ?
Caisse américaine pour René Maître par DMD artdesign
Caisse américaine pour René Maître par DMD artdesign

Des expositions majeures sont en cours avec Alëxone, Arnaud Liard, Stew, le 9ème Concept et d’autres artistes. De très belles pièces vont être exposées dans les galeries très prochainement et tout le monde va se régaler, j’en suis sûr !

Que vous apporte ou va vous apporter votre adhésion au Matériaupôle ?

J’espère profiter de l’émulation qu’est celle de Matériaupôle et de bénéficier de l’expertise de certains membres, notamment en termes de stratégie et d’optimisation de production. Notre soucis permanent est de trouver l’adéquation entre le prix de vente et le prix d’acceptation du marché.

Présentation d’un travail à quatre mains avec l’artiste SteW

Quand la création est parfois une re-création, une récréation…

Alban, vous avez travaillé avec le streetartiste SteW. Quels ont été ses rapports au support pour sa nouvelle exposition ?

SteW
SteW

Les supports sont depuis toujours multiples : panneaux en bois pour les peintures anciennes, la toile pour les Beaux-Arts, le mur en pierre ou le béton pour le grafitti… Le support n’est pas nécessairement une contrainte ni une constante. Il est un élément à intégrer dans la création artistique, je dirai même qu’il devrait être envisagé en amont de la création.

De la même manière que la nature des supports n’est pas constante, leurs formats non plus ne doivent pas être enfermés dans les formats rectangulaires bien connus : figure ; paysage ; marine). Il faut jouer avec, faire varier les formats pour multiplier les résultats.

Concrètement, comment avez-vous travaillé sur les œuvres de SteW présentées à GCA Gallery ? Ce sont tout de même des objets fragiles.

Encadrements DMD artdesign pour SteW
Encadrements DMD artdesign pour SteW

SteW souhaitait utiliser d’anciens morceaux de plancher en bois pour exploiter leur esthétisme. Il voulait aussi s’écarter des supports classiques que sont les châssis entoilés. Il désirait redonner vie à des matériaux pauvres et oubliés.

Nous avions deux moyens d’encadrer ses œuvres. Les caisses américaines pouvaient épouser précisément les contours extérieurs de ces panneaux de bois abandonnés. Nous pouvions également uniformiser la géométrie des œuvres choisies pour obtenir des octogones réguliers et symétriques.

Contrastes et irrégularités

Après lui avoir proposé plusieurs solutions, Stew a préféré uniformiser l’ensemble des cadres pour harmoniser sa série. Ce choix a permis d’apporter un contraste avec les irrégularités des panneaux de bois, relevant à la fois l’oeuvre et l’encadrement.

Comment décririez-vous votre collaboration ? Êtiez-vous dans une relation classique de prestataire-commanditaire prestation ou de co-création avec l’artiste ?

Encadrements DMD artdesign pour SteW
Encadrements DMD artdesign pour SteW

Ce n’était pas la première fois que nous collaborions avec SteW. Dans ce cas de figure, Stew m’a identifié ses besoins. Nous avons testé le meilleur produit pour l’ajuster au meilleur coût. Mais après livraison des caisses, SteW les a « customisé » à son goût. Il a appliqué un liseré doré sur le dessus des caisses, qui fait la différence. Ainsi, le cadre fait partie intégrante de l’œuvre.

Aujourd’hui, notre collaboration se poursuit. Nous préparons des tableaux fait de plusieurs toiles tissées entre elles, je ne vous en dis pas plus mais ça déchire !!!!

 

Retrouvez toute l’actualité de DMD artdesign sur son site Internet : http://dmdartdesign.com/

Consultez le dossier de presse de DMD artdesign et imprégnez-vous un peu plus dans son univers : Dossier de Presse

 

Partagez !

Devenez partenaire d’Option StartUp 2017

Après le succès de son édition en octobre 2016, l’opération Option Start Up est renouvelée et s’étend cette fois à l’ensemble du territoire national. Partenaire 2016, le Matériaupôle reconduit sa participation à l’événement 2017. Il s’engage sur la date du vendredi 13 octobre 2017, sur quatre créneaux horaires. Le détail est ici : OPTION START UP 2017

Option Startup 2017, une heure et demie de découverte

Adhérents, accordez-nous une heure et demi de votre temps pour faire découvrir aux collégiens et lycéens d’Île-de-France, vos innovations et vos métiers.

Compétences, profils et parcours d’entrepreneurs

Autant de sujets au travers desquels les élèves pourront identifier de nouvelles compétences, appréhender des profils et parcours d’entrepreneurs inédits pour mieux anticiper leurs métiers de demain.

Devenez prescripteurs Option Startup 2017

Alors, vous en êtes ? Si oui, inscrivez-vous sur l’un des quatre horaires réservés à l’événement. Suivez ce lien : OPTION STARTUP 2017

Pour tout savoir de l’édition 2016, retrouvez l’article sur notre collaboration en 2016 : Option StartUp 2016

Site Option Start UP : www.optionstartup.paris

Sur les réseaux sociaux, suivez le mot-clic : #OptionStartup

Partagez !

2 outils pour le pilotage de votre projet

Adhérent.e.s, le Matériaupôle a créé pour vous 2 outils pour le pilotage de votre projet. Ces outils vous seront utiles pour situer votre produit par rapport au marché, à la concurrence. Cela vous permettra aussi de sélectionner les aides et financements les plus adéquats.

Le plan d’action de l’entrepreneur

Vous êtes porteurs de projets ou souhaitez vous lancer dans la création d’entreprise, le Matériaupôle met à votre disposition gratuitement un outil qui a été pensé et réalisé pour vous : Le plan d’action de l’entrepreneur.

Ce plan sera votre compagnon et votre guide tout au long de votre aventure. Il est composé de neufs volets au sein desquels différentes étapes, par ordre de priorité, à réaliser vous sont proposées. N’hésitez pas à télécharger le plan d’action de l’entrepreneur en cliquant ici.

Grille de caractérisation de l’innovation

Nous mettons à votre disposition une grille d’évaluation qui vous permettra de situer votre produit sur différents critères d’innovation. Cette grille permettra également d’avoir un regard sur vous, innovateurs, adhérents, sur votre personnalité car vous êtes l’élément essentiel pour la réussite de votre projet.
Pour télécharger la matrice innovation (projet et porteur), vous pouvez cliquer ici.

 

Nous remercions particulièrement Jean-Manuel Kette pour la réalisation de ses outils dans le cadre de son stage de validation de se licence gestion des entreprises à l'IAE Gustave Eiffel.
Partagez !

WéCO réinvente les toilettes publiques écologiques

Cécile Dekeuwer est à la tête d’une société qui (ré)invente l’usage de monter sur la selle. Avec WéCo, rien ne se perd, tout se transforme. Pour le bien-être de la planète et pour le confort de tous. Rencontre.

Qui êtes-vous ?

Cécile Dekeuwer, initiatrice et créatrice de la société WéCo.

Quelle est l’activité de WéCO ?

Notre société conçoit, produit et commercialise des toilettes à chasse d’eau, écologiques, autonomes, design et avec un bilan carbone positif.

Toilettes WECO
Toilettes WECO
Quelles sont les spécificités de vos produits/services ?

Notre ambition est de créer les toilettes de demain, adaptées aux enjeux et problématiques du futur: combattre le manque d’eau potable et mieux utiliser nos ressources naturelles. L’innovation technologique du traitement des eaux permet un recyclage des eaux usées en circuit fermé. Nos toilettes ne nécessitent donc aucun raccordement aux infrastructures sanitaires.

Comment avez-vous conçu et produit ces toilettes publiques écologiques ?

La base technologique de nos toilettes est issue d’une innovation de California Technology Institute  qui a conçu un système de traitement par électrolyse des eaux noires (l’eau mélangée aux déjections des toilettes). Les toilettes que nous concevons autour sont design, adaptées au lieu où nous les implantons et aux besoins des usagers. Nous les pensons comme des lieux agréables pour les sens, cherchant à changer l’image des toilettes publiques. La construction des toilettes se fait à Saint-tienne, ville du design, en s’appuyant sur des entreprises locales. Notre démarche écologique transparaît aussi dans le choix des matériaux utilisés dans nos toilettes : toilette à chasse d’eau économe, container recyclé, utilisation de bois…

Quelles sont vos perspectives de développement de marché pour vos toilettes innovantes ?

Nous commençons tout d’abord par le marché européen en proposant des toilettes design et adaptées aux besoins de tous. Dans un second temps, nous nous attaquerons aux pays en développement en Afrique ou en Asie. Nous avons spécialement des contacts en Chine et en inde.

Quelle est votre actualité ?

Nous venons juste de participer à Futur en Seine et développons notre réseau en participant à différents événements tels que le forum  Innovative City  à Nice. Nous sommes aussi des membres actifs de la commission ISO PC 305 TG qui cherche à créer une norme ISO pour des toilettes non-reliées au réseau sanitaire. Cela permettrait de développer ce produit et son utilisation, ainsi qu’à des petites entreprises, issues parfois de pays en développement, de trouver leur place dans un marché dominé par des géants.

Que vous apporte votre adhésion au Matériaupôle ?

Outre un accueil formidable dès le début où le Matériaupôle a été très proactif, en faisant la démarche de venir nous chercher et de se présenter, le réseau nous a apporté dès le début, sans que nous ne soyons encore membre du Matériaupôle,  un réseau extraordinaire de professionnels de qualité. Alors qu’au début nous ne voyions pas bien le lien entre notre activité industrielle de toilettes écologiques, très vite il est apparu que le réseau avait des membres et des contacts qui ont apporté beaucoup à notre activité, avec professionnalisme, compétence, sérieux, à l’image du MP.

Du fait de leurs liens excellents avec la Mairie de Vitry-sur-Seine, nous avons pu conclure une expérimentation de plusieurs mois avec elle. Idem sur le plan financier, le Matériaupôle a su nous mettre en contact avec les personnes et sur les dossiers de financements appropriés, alors que nous nous cassions les dents sur ce sujet depuis 2 ans.

Le Matériaupôle sait allier compétences et relations humaines, tout ceci dans un cadre très agréable.

En un mot, rejoignez le MP, vous ne pourrez pas être déçus !

Retrouvez toutes les informations

Sur leur site internet : WéCo

Partagez !

L’Usine Nouvelle en direct du Matériaupôle !

Le mardi 12 juillet 2017, l’Usine Nouvelle est venue découvrir et filmer le #6Pasteur et 2 de nos coworkers : Univers & Conseils et WéCO.

Le renouveau de l’industrie dans les tiers lieux ?

Cette visite de l’Usine Nouvelle s’inscrit dans les stratégies de l’industrie de se rapprocher des startups, des makers et des clusters. Le but étant de se saisir de nouvelles méthodes d’innovations, de découvrir de nouveaux types d’organisation de travail et surtout de mieux comprendre les innovateurs et les innovations de demain.

La rédaction visite différents tiers lieux en Ile-de-France pour faire découvrir à ses lecteurs de nouveaux écosystème innovants et les particularités de chacun de ces espaces.

Le Matériaupôle et le #6Pasteur : un écosystème unique en Ile-de-France

L’interview d’Arnaud Bousquet (directeur du Matériaupôle) suivi par la visite guidée du #6Pasteur a permis de mettre en évidence les particularités du site.

Un focus a été fait sur la place à part qu’occupe le #6Pasteur dans l’écosystème des tiers lieux d’innovation en tant qu’espace dédié à l’expérimentation in situ et au coworking.  Le positionnement du Matériaupôle à la croisée des mondes de l’industrie, du BTP, de l’art, du design, de la recherche et de l’enseignement / formation a aussi été mis en avant et notamment quels sont les avantages de tels décloisonnements.

Une occasion pour faire découvrir nos coworkers auprès des lecteurs de l’Usine Nouvelle

Cette visite du lieu a été suivi par les interviews de deux coworkers présents ce jour-là, permettant ainsi de promouvoir leurs innovations.

Aline Maréchaux a pu présenter le bâtiment évolutif, adaptable,  nomade et sans empreintes développé par Univers & Conseils.

Cécile Dekeuwer quant à elle, a pu faire la promotion de WéCO, les première toilettes à chasse d’eau écologiques au monde et ainsi mettre en avant les qualités de son produit.

Lien vers l’article sur le site de l’Usine Nouvelle

Découvrez les coulisses du Matériaupôle en rediffusion : Le Matériaupôle, lieu d’innovation.

Partagez !