Archives par mot-clé : materiaux

Appel à cotisations 2017

Le Matériaupôle est fait par et pour ses adhérents : rejoignez-nous !

Pour le réseau du Matériaupôle, l’année 2016 a été riche d’événements et de nouveautés. Nous souhaitons vous remercier vivement pour votre engagement durant l’année écoulée. Vous êtes près de 60 adhérents aujourd’hui à faire le Matériaupôle. Vous constituez une base solide pour poursuivre la croissance du réseau francilien «Matériaux et Procédés».  Les cotisations 2017 serviront pour :

  • participer à l’autonomie financière de l’association ;
  • animer la vie du réseau ;
  • financer l’organisation d’événements.

Pour amplifier notre action, le premier geste, c’est l’adhésion !

2016, année des grands chantiers

En 2016, nous avons entre autre :

Les actions 2017

Dans les actions structurantes qui seront menées en 2017, citons notamment :

Naturellement, nous allons enrichir notre action en direction des membres, compléter nos offres pour les entrepreneurs de la filière matériaux, continuer à assurer la présence et le relais des actions de nos adhérents sur les salons. Nous poursuivons la sensibilisation des pouvoirs publics aux enjeux de la filière et les mises en relation avec les acteurs économiques, dont les grands comptes.

2017, année de renouvellement du Conseil d’Administration

Par ailleurs, cette année voit par obligation légale le renouvellement du Conseil d’Administration du Matériaupôle. Ceux d’entre vous qui souhaitent se présenter à la gouvernance de l’association, pouvez d’ores et déjà contacter Arnaud Bousquet, directeur ou Nicolas Rameau, secrétaire général du Matériaupôle. Nous organiserons bientôt un appel à candidature officiel.

2017, lancement de l’annuaire des adhérents

Dans cette lettre d’information, nous vous joignons également une fiche Annuaire vierge que vous devrez remplir et nous retourner. Elle constituera notre fichier Adhérents bientôt disponible sur notre site Internet.

Pour toutes ces actions et initiatives que nous portons pour vous et grâce à vous, nous comptons sur votre soutien afin qu’ensemble, nous connaissions le plein succès au sein de la filière Matériaux Ile-de-France.

 

En vous remerciant pour votre attention et votre concours,

Bernard Fontaine,

Président du Matériaupôle

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LOMA Innovation électrise la matière malléable

Alexis ROBERT a 26 ans. Il est Pdg de la société LOMA. Il est détenteur d’un diplôme d’Ingénieur de l’École Supérieure de Physique et de Chimie Industrielles de la Ville de Paris et d’un diplôme Supérieur de Recherche et d’Innovation de l’Institut de Technologie et d’Innovation. En 2015, il a co-créé LOMA Innovation à la suite de ses études, sur la base d’une technologie mise au point lors de son dernier stage académique.

Le processus est réversible

Quel est l’objet de votre activité ?

LOMA Innovation a pour vocation la conception, la fabrication (française) et la vente BtoB de solutions de matériaux thermoplastiques innovants. Ces composés brevetés sont destinés à s’insérer dans les objets du quotidien, depuis les chaussures jusqu’aux couvre-chefs, afin de leur conférer l’aptitude supplémentaire à la déformation à volonté. Par simple pression d’un bouton, l’utilisateur fait parcourir le matériau d’un courant électrique qui le rend malléable en l’espace de quelques secondes, laissant à l’individu quelques dizaines de secondes pour le déformer physiquement jusqu’à épouser la région de son corps avec laquelle l’objet est destiné à être en contact. Le matériau se rigidifie ensuite dans cette nouvelle configuration. Le processus est réversible.

Comment adaptez-vous votre produit aux demandes particulières de votre clientèle ?

Nous accompagnons nos clients dans la définition d’une solution correspondant au mieux à leurs cahiers des charges, depuis la composition physico-chimique jusqu’au type de processus de mise en œuvre, en passant par les caractéristiques thermiques, mécaniques et électriques.

Quelles sont vos actualités ? Vous vous orientez vers quels types d’offres de service ?

Nous échangeons avec plusieurs clients en vue de la contractualisation d’engagements spécifiques. Par ailleurs, nous engageons des partenariats avec des centres académiques pour développer notre recherche et apporter de nouvelles bases de matériaux à notre catalogue actuel. Enfin, nous développons également, avec plusieurs acteurs de la plasturgie et de la plastronique française, de nouvelles méthodes de mise en forme des composés de notre technologie, à base de matériaux plastiques, de gaines souples et de dispositifs d’alimentation d’énergie.

Quelles sont vos rapports avec l’association du Matériaupôle ?

Pour l’instant nos échanges ont été très épars. L’organisme m’a un peu aidé pour la prospection commerciale et beaucoup pour les recherches de financements et l’aide aux concours entrepreneuriaux.

Redéfinition d’une filière industrielle

Quelles sont vos perspectives de développement de marché ?

Outre la fidélisation de nos clients, nous nous positionnons sur le développement d’un éventail de technologies de matériaux déformables. Il a vocation à s’élargir au maximum, afin de proposer très bientôt une expertise technique poussée qui s’adresserait précisément à des fabricants de produits finis complexes. Car leurs échelles de travail sont minutieuses ou leurs usages concernent la sécurité. Nous souhaitons contribuer à la redéfinition d’une filière industrielle dans laquelle la France a toujours su se distinguer, afin de la porter à un niveau de compétitivité international. Nos recrutements concerneront les professions de technique, d’ingénierie et de recherche, et l’ouverture d’un centre de pré-industrialisation d’ici quelques années.

Pour mieux connaître notre adhérent

Alexis Robert est résident parisien ; sa start-up est hébergée dans des incubateurs académiques technologiques (Agoranov, PC Up). Il intervient au sujet de l’entrepreneuriat dans les grandes écoles. Il est créatif, audacieux, fonceur, travailleur. Sa capacité à entreprendre lui permet de gérer des projets autour de la propriété intellectuelle, les relations humaines, la communication.

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Matériaupôle partenaire de StartUp Booster au JEC World

JEC World est le plus grand salon de matériaux composites au monde. Il se tiendra à Paris du 14 au 16 mars prochain.  À cette occasion, les organisateurs lancent un nouveau programme d’accompagnement autour de l’entrepreneuriat et l’innovation : StartUp Booster.
Matériaupôle est partenaire de cette première édition du StartUp Booster de JEC World.
StartUP boosterPour participer à ce programme, vous devez impérativement être un producteur, un transformateur, un concepteur ou un utilisateur de matériaux composites.

 

Soumettez votre projet

Dans ces cas seulement, vous pouvez soumettre un projet. Suivez ce lien pour remplir le formulaire de participation : http://bit.ly/Soumettezvotreprojet. La date limite des candidatures est fixée au 15 janvier 2017.  Faites vite !

Adhérents du Matériaupôle, si vous voulez être présents,  contactez Arnaud Bousquet via son adresse mail : a.bousquet@materiaupole.com

Pour tout savoir  du programme StartUp Booster : http://www.jeccomposites.com/events/jec-world-2017/startup-booster/presentation

Pour en savoir plus sur JEC World 2017 : ttp://www.jeccomposites.com/events/jec-world-2017

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Option Start UP, des élèves rencontrent des adhérents du Matériaupôle

Les 6 et 7 octobre 2016 s’est tenue l’opération Option Start Up, une initiative de la ville de Paris et de Paris & Co. À l’attention des élèves de 3ème, 2nde, 1ère et terminale, il s’agit pour eux de vivre un moment de découverte des métiers de la création d’entreprises. Douze de nos adhérents ont répondu présents et ont pu échanger autour de leurs expériences d’entrepreneurs : consultants, chefs d’entreprise, artistes ; les différents profils de nos membres ont été bien représentés. Sans complexes, ils ont évoqué leurs difficultés, leurs échecs et leur pugnacité à inventer pour perdurer.

Simon Sow, responsable de la start-up Mask Génération explique apprécier les échanges avec le public des jeunes. « C’est d’autant plus nécessaire qu’ils représentent l’avenir. Les sensibiliser au monde du travail à travers nos expériences professionnelles est bénéfique pour eux mais aussi pour nous, parce que notre participation à un tel événement est ’elle est enrichissante. C’est aussi l’occasion d’insister sur une notion qu’ils considèrent comme inatteignable : l’épanouissement professionnel. Voilà pourquoi il faut leur présenter des pistes possibles, notamment par le biais de l’entrepreunariat. »

Tatiana Bizard, notre jeune entrepreneuse a été très touchée par les échanges qu’elle a pu établir avec les élèves pendant Option Start UP : « La rencontre avec les  lycéens dans les locaux de Matériaupôle reste un superbe souvenir. J’ai partagé avec eux mon histoire de mère. Être confrontée à une difficulté avec son bébé, constater un besoin universel,  y réfléchir pour trouver une solution et finir par déposer un brevet pour solutionner la difficulté de départ. Ces jeunes gens, projetés dans la confidence de l’invention, ont posé des questions et émis des avis qui m’ont conforté dans ma démarche. C’est important de rencontrer et d’échanger avec ces jeunes gens car il germe chez beaucoup, l’envie de créer, d’innover avec la certitude qu’en travaillant sérieusement, entreprendre est pour eux concrètement et passionnément pour demain. »

Pour certains d’entre eux, entreprendre leur a paru plus accessible qu’ils imaginaient. Quelques-uns envisagent de créer leur propre activité dans des univers aussi divers que la finance, la mode, l’ingénierie informatique ou le sport hippique.

Cependant, Cécile Barrio, présidente de IP Stream, un cabinet conseil autour de la propriété industrielle fait la remarque suivante : « je pense que le programme Option Start Up est très utile mais il faudrait peut-être que les élèves aient un peu de temps pour s’y préparer à l’avance. Mais les modalités concrètes sont peut être difficiles à mettre en œuvre ».

Yannis, en terminale au lycée de Limeil-Brévannes a apprécié d’être « encouragé à croire en nous-même ».

Devant le succès de nos propositions, tous nos créneaux étaient complets, nous allons reconduire l’opération l’année prochaine.

Les classes participantes à venir nous visiter pendant Option Start UP ont été : la 1ère STMG du lycée Maurice Genevoix de Montrouge, la Terminale STMG, ressources humaines et mercatique du lycée Guillaume Buté de Limeil-Brévannes, la 1ère Classe professionnelle en EDPI du lycée Diderot à Paris (19),la 3ème généraliste du collège André Malraux à Paris (17e), la 1ère du lycée Léonard de Vinci à Paris (15e).

Nous remercions nos adhérents pour leurs présence à cette première fois pour l’association : Alexandre Bordenave de Ipsiis, Valérie Anne de Couleurs d’Hadoinie, Pascal Colné et Aline Maréchaux de Univers & Conseils, Cécile Barrio de IP Stream, le street artiste SteW, Guillaume Lehoux de Noir Vif, Simon Sow de Mask Génération, Tatiana Bizard de Happy Milk, Olivier Jourdan, consultant indépendant, Catalina Trujillo de Haiko et Damien Cacouault de Campus Urbain.

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Nouvel appel à projets générique de l’ANR

L’ ANR (Agence Nationale pour la Recherche) lance un appel à projets générique pour l’année 2017.

Cet AAP de l’ANR concerne toutes les disciplines scientifiques (dont les matériaux) et s’adresse à tous les types de recherche (fondamentales ou appliquées). Ce concours permet également de soutenir des projets menés en partenariat de laboratoires de recherche et entreprises (TPE/PME).

Neuf grands thèmes de recherches sont priorisés :

  •          Gestion sobre des ressources et adaptation au changement climatique ;
  •          Énergie propre, sûre et efficace ;
  •          Stimuler le renouveau industriel ;
  •          Vie, santé et bien-être ;
  •          Sécurité alimentaire et défi démographique ;
  •          Mobilité et systèmes urbains durables ;
  •          Société de l’information et de la communication ;
  •          Sociétés innovantes, intégrantes et adaptatives ;
  •          Liberté et sécurité de l’Europe, de ses citoyens et de ses résidents.

Le processus de candidature est assez long. Il commence par le dépôt d’un pré-dossier de candidature de trois pages avant le 27 octobre 2016 et se terminera mi-2017.

Plus d’information : http://www.agence-nationale-recherche.fr/fileadmin/aap/2017/aap-generique-anr-2017.pdf

 

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Le Matériaupôle officialise sa collaboration avec ARMINES

Une collaboration entre Matériaupôle et ARMINES

Le Matériaupôle est fier de vous annoncer la mise en place d’une collaboration avec le centre des Matériaux d’Evry, centre commun de recherche à Mines ParisTech et ARMINES à travers la signature d’une convention avec ARMINES.

Cette association de recherche a pour objet la formation par la recherche orientée et la recherche scientifique et technique orientée, en liaison avec l’industrie via les centres de recherche communs dont le centre des Matériaux d’Evry.

Le Matériaupôle dispose à présent d’un cadre qui lui permet d’être un acteur de la mise en relation entre des entreprises et les chercheurs du centre des matériaux. Les bénéfices attendus de cette collaboration sont doubles :

  • Pour les chercheurs, il s’agit de travailler sur des sujets d’intérêt pour les acteurs du monde socioéconomique, grâce à des contrats de recherche conclus avec ARMINES ;
  • Pour les entreprises, c’est l’opportunité de mener des projets d’innovation construits sur des connaissances nouvelles pour consolider voir amplifier leur trajectoire économique.

Par ce biais, le Matériaupôle entend jouer son rôle dans l’accompagnement au renforcement de la compétitivité des partenaires de la catégorie entreprises.

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Portrait : Matabase invente l’open source des écomatériaux

MATABASE révolutionne la vision des éco-matériaux

Avec les Matabox, plus besoin de se rendre dans les showrooms pour être mis en présence des nouvelles matières innovantes. Elles viennent à vous. Sous forme de grandes boîtes rectangulaires en carton recyclé, ces présentoirs élégants et mobiles sont intelligemment fournis. En effet, leur contenu se renouvelle au fur et à mesure des inventions inédites et des créations nouvelles que Matabase sur le marché des matériaux. Cette particularité n’a pas manqué d’éveiller la curiosité du Matériaupôle. Rencontre avec Daovone Sribouavong, la créatrice de Matabase.

Nous venons à vous pour en savoir un peu plus sur Matabase et ses fameuses Matabox, ces grandes boîtes en carton pleines d’échantillons particuliers. Mais d’abord, vous pouvez commencer par vous présenter, s’il vous plaît ?

Je m’appelle Daovone Sribouavong. J’ai 26 ans. Matabase existe depuis trois ans mais j’ai déposé les statuts juridiques en décembre 2014. Nous nous sommes constitués en Société par Action Simplifiée (SAS). C’était la condition d’obtenir des aides financières pour intégrer l’incubateur Paris pionnières. Nous avons déposé ces statuts, Thomas ortiz et moi, dans l’optique d’agrandir notre équipe. L’idée de monter cette structure m’est venue à la fin de mes études en 2012. Elle est née de ma propre inexpérience des/de mes lacunes sur les matériaux quand j’étais étudiante en architecture à l’EPSAA. Je me suis rendu compte à l’époque du marché potentiel que les écomatériaux pouvaient représenter et qu’il y avait toute une économie à construire, à inventer. Cela fait quatre ans que je travaille sur le sujet et tout reste à faire en matière de services et de référencements.

Quelle est votre activité principale ?

Il s’agit, avec Matabase, de promouvoir les matériaux écologiques dans les domaines du design et de l’architecture. Notre ambition est de développer une plateforme d’échange, d’achat/vente et de mise en relation ayant pour noyau, des matériaux éco-responsables, produits manufacturés ou d’occasion. Cet ambitieux projet est soutenu par le ministère de l’environnement grâce au programme GREENTECH dont nous avons été les lauréats. Nous allons bénéficier de fonds, d’un suivi et accompagnement puis d’une étroite collaboration avec l’Ademe.

Il faut apprendre à écoconcevoir

Vous évoquiez à l’instant vos lacunes en matériaux lorsque vous étiez étudiante. Pensez-vous que cela soit une généralité dans l’enseignement supérieur à propos de l’écoconception ?

Oui, je l’affirme. Nous avons une très mauvaise culture des matériaux dans nos formations professionnelles. C’est pour cette raison que Matabase intervient directement dans l’enseignement et l’éducation. Nous nous efforçons de concevoir et d’offrir aux étudiants de nouveaux outils pédagogiques afin qu’ils comprennent et apprennent à écoconcevoir avec des écomatériaux. J’avoue que c’est assez ambitieux mais notre volonté plaît.  Nos premiers clients, qui sont des écoles d’architecture et de design, sont séduits par l’idée que nous puissions intervenir auprès d’eux comme des experts de l’écoconception avec la Matabox, ce service de matériauthèque que l’on  propose en plus.

Pouvez-vous revenir sur votre produit Matabox ?

Nous avons créé Matabox dans le but d’équiper les écoles d’une matériauthèque physique. Avant de la lancer, nous avons effectué, pendant plus d’un an une veille sur les matériaux que nous avons choisi pour la constituer. Nous les avons judicieusement sélectionnés puis classés  en trois catégories principales qui sont l’architecture, le design et la décoration. On a ensuite développé des sous-thématiques comme l’isolation, les textiles. L’idée est d’essayer de trouver des matériaux vraiment qualitatifs qui répondent également à des critères environnementaux et sanitaires. Ils doivent être sains, recyclés,  durables, réutilisables, à faible consommation d’énergie grise. Nous avons fait du référencement le cœur de notre métier. A charge pour nous  d’être identifié comme la passerelle entre le monde des fabricants de matériaux et les gens qui vont les utiliser, à savoir les concepteurs, qu’ils soient étudiants et/ou professionnels.

Pensez-vous qu’il soit envisageable que le monde du BTP en France change ses habitudes de construction et s’engage peu à peu dans l’utilisation de matériaux plus respectueux de l’environnement ?

Les choses changent, oui. Il y a tout de même beaucoup d’innovation, surtout dans les grands groupes. Cependant, j’aimerais apporter une précision. Mon intention est de tenter de désenclaver la frontière entre les grands groupes et les petits fournisseurs qui peinent à promouvoir leurs matériaux. L’idée est de créer des convergences, des liens un peu plus étroits et faire en sorte que les grands groupes se rendent compte qu’il y a aussi beaucoup d’innovations chez les petits fournisseurs de type TPE et PME. Nous devons réussir à créer des collaborations.

Par exemple, nous avons approchés une société qui fabrique des isolants à partir de matelas recyclés. Ce sont de tous petits fournisseurs qui le fabriquent. Ils sont à peine cinq dans une entreprise. Ils sont autant légitimes à être présent sur notre plate-forme que les grands groupes.

Nous allons désormais travailler avec l’Ademe, opérateur de l’État dans le cadre du programme Greentech pour lequel nous avons été lauréat, sur les enjeux de la transition écologique dans le bâtiment. De nouveaux décrets appuieront ce défi et les projets soutenus par la ministère pourront concrétiser ce changement.

L’écoconception, un secteur de niche

Comment parvenez-vous à trouver puis référencer ces petits fabricants ?

Notre veille est constante, en fait. C’est notre cœur de métier comme je l’explique plus haut. On fouille partout. La veille se fait sur l’ensemble de notre réseau en lien avec les matériaux, entre autre avec le Matériaupôle. Nous prospectons aussi dans les salons professionnels. Nous sommes en contact direct avec les exposants. Il faut savoir que le marché des matériaux est relativement petit. Il n’est pas aussi vaste qu’on l’imagine, mais ne se réduit pas seulement aux grands distributeurs comme Leroy Merlin, qui cible plutôt les particuliers. Le marché des professionnels est plus apparenté au secteur de niche.

Justement, vous vous en sortez comment économiquement parlant ?

Les secteurs de niches sont bien plus viables que les marchés classiques. On ne souhaite pas faire comme tout le monde. Je reste dubitative quant au modèle économique actuel. C’est tout de même assez particulier. Comparé à la concurrence qui possède des bases de données de matériaux privés et seulement accessible par abonnement, nous avons voulu créer un fichier de contacts totalement open data. Au vu de la gratuité du service offert, il favorise une meilleure visibilité aux fournisseurs avec lesquels nous travaillons. Les fabricants enregistrés sont satisfaits de la démarche. Nous avons mis en place un principe d’échanges avec eux : on leur offre une visibilité gratuite, en retour, ils nous donnent des échantillons, qui alimentent nos matériauthèques.

A qui s’adresse vos Matabox ?

Nous présentons nos boîtes de démonstration aux lycées et aux écoles supérieures, notamment d’architectures. Nous avons travaillé récemment avec l’école d’architecture de Belleville (Paris 19e) ou le lycée d’arts appliqués Auguste Renoir (Paris 18e).  Des cabinets d’expertises thermiciens point info énergie), certains indépendants designers, architectes, passionnés d’écomatériaux m’achètent des collections. Notre clientèle est assez élargie.

A quel tarif peut-on trouver vos Matabox ?

Nous sommes actuellement en première phase de commercialisation. Les Matabox sont commercialisées depuis octobre 2015. Nos tarifs dépendent de l’abonnement ou de l’achat de la  collection seule. Chaque boîte coûte environ 400 €, une collection compte 4 boîtes est à 1500 €.

Nos tarifs se justifient parce que nous appliquons une vraie démarche de veille active, comme je l’ai dit plus haut. Ce que nous proposons est un authentique produit évolutif. Dans le monde des matériaux, les fournisseurs innovent en permanence. Il y a donc un turn over important de nouveaux produits qu’ils veulent tester rapidement sur le marché.

Avez-vous un exemple de grand groupe qui a osé « changer » sa manière de produire ?

Interface, leader mondial des dalles de moquettes, est un très bel exemple de refonte radicale. Cette entreprise a complétement changé sa vision interne en choisissant de n’être que ecoresponsable en ne favorisant que les énergies renouvelables dans son processus de fabrication et c’est juste révolutionnaire ce qu’ils ont fait. Vraiment ! De ce point de vue-là, il y a des grands groupes qui veulent « verdir » leur image (excusez-moi du terme) mais c’est un peu ça : tenter de renforcer leur politique RSE (responsabilité sociale et éthique). C’est bien mais est-ce réellement sincère ? Le doute plane On ne sait pas si ils s’agissent de cette façon parce la RSE les y obligent ou est-ce réellement sincère ? Je me permets d’en douter. Et c’est ça qui est un peu dérangeant.

Que s’est-il passé pendant la COP21 ?

Nous avons animé des petites interventions dans des lycées. On s’est rendus compte qu’il n’y avait pas d’actions menées dans l’enseignement initial sur ces questions-là. Nous avons orienté notre démonstration de matériauthèque sur l’écoconception et les nouvelles méthodes de conception et de fabrication. Cela nous a permis de rencontrer une bonne centaine d’étudiants.

Pourquoi intervenir auprès des étudiants ?

Parce que ce sont eux qui vont changer la donne. J’en suis convaincue. Mais si la jeune génération n’est pas sensibilisée, éduquée a minina, qu’elle ne possède pas la culture de ces nouvelles approches à concevoir qui tient compte de l’environnement et aussi des répercussions sur notre santé, alors on n’y arrivera pas. J’essaie de faire autant que faire se peut auprès de ce public. J’ai quand même le sentiment que ça commence à changer. Je le vois à travers mon cercle proche qui est beaucoup en lien avec des activistes écologistes. Concernant les BTP, c’est sûr qu’il y a de l’innovation sauf que ça peine à être vraiment concret. Parce que ça prend du temps tout simplement. Et ce qui prend du temps, c’est le positionnement politique. Le monde de demain se construit maintenant. Il appelle à renverser un système obsolète, dépassé.

L’avenir de Matabase

Vous occupez actuellement Le Lavoir à Ivry. Mais d’être les lauréats du Grrentech ne vous permet pas de vous installer ailleurs ?

La fabrication des boîtes va continuer de se faire ici au Lavoir parce que tout notre stock est entreposé ici. Mais effectivement, nous allons emménager d’ici peu à l’incubateur GREENTECH du ministère de l’environnement situé à l’école Paristech de Champs-sur-Marne (77). Nous pourrons ainsi nous développer et bénéficier de locaux, d’un accompagnement de projet et d’un réseau de partenaires important.

La nouvelle équipe ? C’est-à-dire ?

Matabase fusionne avec un nouveau projet qu’on a développé en parallèle avec Alberto. Cette version 2.0 de notre association s’appelle http://reuse.fr/ (prononcez riouse, « réutiliser » en anglais). Une plateforme de revente de matériaux réutilisables. Ce sera une sorte de Bon Coin des matériaux.

Nous abordons un secteur nouveau dans notre activité, celui de la déconstruction. Cela va nous permettre d’approcher le marché des matériaux, ceux qui partent à la benne et qui manquent de visibilité pour retourner dans le cercle vertueux du réemploi. Ils leur manquaient  cette plateforme numérique pour être référencés.

Quel intérêt d’être adhérente au Matériaupôle ?

Le premier avantage est de faire partie du réseau de l’association. Jusqu’ici, je n’ai pas pu en profiter pleinement mais Arnaud Bousquet m’adresse à des contacts à rencontrer pour faire avancer notre projet. Il m’a par exemple mis en relation avec le TechShop Leroy Merlin d’Ivry-sur-Seine, qui est désormais un client de Matabase, donc ça c’est super ! C’est certes un grand groupe mais qui va dans le sens de notre démarche. Le TechShop, c’est avant tout un énorme fablab, très engagé dans l’innovation. J’ajouterai également la mise en relation avec Suez environnement. Cela nous a permis d’entamer une table ronde intéressante sur une potentielle collaboration.

Que peut-on souhaiter à Matabase ?

Réussite et expansion pour l’entreprise et plus largement  que le sujet de l’écoresponsabilité sensibilise davantage les jeunes.

https://matabase.fr/

http://reuse.fr/

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