Archives par mot-clé : mobilier

Steven Leprizé, fondateur de ARCA ébénisterie

Entre innovation, créativité, recherche et réalisation unique.

ARCA ébénisterie, est tout à la fois : un atelier de recherche et de création en ameublement. Mais pas que… Rencontre avec un ancien élève de l’Ecole Boulle où il enseigne aujourd’hui le travail sur bois.

Pouvez-vous nous décrire l’objet de votre activité ?

ARCA est un atelier aux multiples facettes : créations, prototypage, micro séries et séries limitées. Formés entre autre à l’école Boulle, nous utilisons des méthodes traditionnelles et mettons en œuvre des techniques et matériaux nouveaux. Résolument tournés vers l’expérimentation dans le mobilier, nous répondons à des problématiques variées, qu’elles soient esthétiques, structurelles ou mécaniques. Nous mettons notre savoir-faire au service des designers et éditeurs pour imaginer des solutions artisanales ou industrielles. ARCA dépasse le champ classique de l’ébénisterie en puisant dans des univers allant de l’aviation à l’industrie textile. Nous sommes implantés à Chennevières-sur-Marne. Notre atelier a une surface d’environ 300 m². Nous avons à proximité tout un ensemble de partenaires avec qui nous avons établi une relation de confiance pour l’exécution de certains travaux de finition, de serrurerie, usinage et formage plastique, quincailleries sur mesure… Nos créations résument les capacités dont nous disposons ainsi que notre perception du mobilier. Nous sommes à même de proposer des créations personnalisées répondant aussi bien aux exigences des professionnels de la décoration qu’à celles de particuliers.

Cette invention du bois qui respire, et qui a impressionné bon nombre de visiteurs du stand Citroën, au salon de l’Auto est née comment ?

Cette invention s’appelle Airwood. Elle est née d’un travail sur l’illusion et la thématique du mouvement. Ce projet est issu d’un sujet de diplôme d’ébénisterie présenté à l’école Boulle en 2008. Le premier travail de l’atelier ARCA, créé en 2009, a été d’en optimiser la production. Airwood est composé, d’un support, de caoutchouc, d’adhésif et de bois (ou autre matières rigide). Jusque-là, nous réalisions les ciselures à la main, au scalpel ! Nous avons pu détourner une machine de l’industrie textile pour numériser la découpe. Gagnant ainsi en finesse, en qualité et en rapidité.

En êtes-vous resté là ? Avez-vous porté d’autres améliorations à votre invention ?

Oui et c’était tout l’intérêt. La seconde étape a été d’améliorer la résistance du produit par de meilleures colles, puis la suppression en partie de ces colles pour passer à une fixation mécanique plus résistante. Nous avons appliqué la méthode à d’autres matériaux et rencontré à chaque fois de nouvelles difficultés comme avec la céramique et le cuir. La mise au point de système pneumatique automatique a été un défi car la mécanique des fluides est très complexe, surtout pour des ébénistes de formation. Il a fallu pour communiquer les possibilités et vendre, trouver les idées, les contextes et applications, puis les rendre en images de synthèse. Une nouvelle typologie d’objet a vu le jour, de nouvelles fonctions comme gérer l’acoustique d’une pièce ou salle de concert par le gonflage des murs. Indiquer un volume sonore par un logo évolutif. Créer des logos de PLV en mouvement. Des packagings surprenant. Des luminaires dont l’intensité varie par gonflage…

Est-ce que depuis les débuts de votre invention, votre procédé a évolué ?

Oui, tout à fait. Cinq générations de Airwood plus tard et les années passant, nous voilà aujourd’hui avec une version optimale, qui ne peut pas encore être placée à l’extérieur mais qui ne demande qu’à être utilisée. Notre superposition de matériaux a même fait des petits car nous sommes en train de créer un nouveau dérivé qui ne se déforme plus par de l’air mais par les objets qu’on y met. L’évolution de ce matériau a donc fait naître le WooWood qui sert de rangement par des poches élastique recouvert de marqueterie de bois à la manière d’un textile. On peut ainsi créer un passe câble, faire coulisser un tiroir dans des poches, placer une lumière. Il fonctionne comme un tendeur.

Quelles sont vos actualités ?

ARCA fait partie de l’exposition Observeur design qui est actuellement au VIA et qui va faire un tour de France. Nous avons d’ailleurs remporté l’étoile Observeur Design catégorie Artisanat.

Nous allons faire le salon Révélations au Grand Palais et participer au village du Matériaupôle aux Puces du Design en mai prochain à Paris-Porte de Versailles.

Quelles sont vos perspectives de développement de marché ?

Je veux continuer dans la même direction sans être « plus gros ». Nous avons fait évoluer l’atelier avec une imprimante 3D et une CNC en 2017. Je veux acheter un atelier d’ici un an. Et réussir à prendre plus de temps pour mes créations.

Que vous apporte votre adhésion au Matériaupôle ?

Des contacts commerciaux et intelligent comme avec Hogos. Et surtout le projet de R&D avec l’école des Mines qui je l’espère va se concrétiser !

Vous venez d’être « oscarisé », avec deux autres adhérents du Matériaupôle,  du second prix de l’entreprise artisanale innovante remis par la Chambre des métiers et de l’artisanat du Val-de-Marne. Que ressentez-vous ?

J’en suis très heureux, c’est vrai. Cette distinction salue le travail de tout l’atelier. Et c’est bien. J’espère que cela va nous apporter de nouveaux marchés, pour qu’à la clé, nous ayons de nouveaux chantiers à la clé.

Récompenses
Partagez !

Clément Gauthier, directeur commercial francilien de Hogos

Premier bénéficiaire des services de l’espace de co-working du 6 rue Pasteur, Clément Gauthier, directeur commercial de la société HOGOS, nous présente ses perspectives de développement en région Ile-de-France.

Bonjour, vous êtes le premier co-worker du Matériaupôle. Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Clément Gauthier, j’ai 30 ans. Je travaille pour la société Hogos depuis mai 2015. Je suis en charge de la direction commerciale sur la région île-de-France. Historiquement, la société est implantée dans le Grand Sud-Ouest où trois agences sont installées : Périgueux, Toulouse et Montpellier. Son siège social est situé à Bordeaux.

Pouvez-vous nous décrire l’objet de votre activité ?

Hogos est une société d’aménagement et d’équipements pour les structures collectives. Elle propose des ensembles complets d’aménagements intérieurs pour tous types de structures professionnelles, associatives, publiques et privées. Nos services s’étendent depuis les travaux de second œuvre (plomberie, électricité, peinture sols et murs…) jusqu’à l’étude de l’implantation des espaces de travail et de leurs utilisateurs. Nous proposons à nos clients des solutions clés en mains pour l’implantation de leurs structures.

Afin de mener les projets de nos clients dans les meilleures conditions, nous intervenons comme pilote de groupements d’entreprises, comme cotraitant associé ou encore comme coordinateur de projets de travaux ou d’équipements…  Nous accompagnons ainsi, partenaires et clients, dans la conduite de leurs futures réalisations.

Quelles sont vos actualités ?

Nous assurons depuis un an le développement de l’entreprise sur la région parisienne. Nous disposions d’une clientèle sur Paris et sa région. Afin d’optimiser nos temps de réponse et de privilégier une relation de proximité avec nos clients et partenaires, il nous a paru nécessaire d’ouvrir une antenne parisienne. Cette décision s’est révélée judicieuse et nous permet aujourd’hui d’offrir une réactivité quasi immédiate à nos contacts. Être installé en région parisienne, nous permet également de nous positionner sur de nouveaux marchés.

Vous avez décidé d’adhérer au Matériaupôle au cours de l’année 2016. Pour quelles raisons ?

L’intérêt d’adhérer à l’association est triple. D’abord, le fait que l’association soit experte des matériaux et réunisse autour d’elle une variété de TPE/PME innovantes sur le sujet est un atout pour donner du sens et de la force à nos projets au service de nos clients.

Ensuite, c’est accéder à un réseau de compétences variées et novatrices, l’opportunité de développer des partenariats avec les structures membres, qui peuvent avoir ou relayer des besoins d’équipement ou d’aménagement. Notre positionnement de conseils auprès des collectivités est un fondement majeur des valeurs de la société HOGOS.

Enfin, c’est l’opportunité de développer et de mettre en place des solutions commerciales avec les entreprises et les établissements adhérents du Matériaupôle.

Depuis le mois de mai, vous occupez un poste dans l’espace de co-working du Matériaupôle. Pourquoi ?

Il y avait un intérêt de s’implanter avec une adresse locale. Pour le développement de l’activité en région parisienne, j’avais besoin de travailler dans un espace qui me permette de développer mon réseau et de profiter de la synergie des compétences présentes au Matériaupôle. Je peux traiter mes dossiers et discuter avec l’équipe lorsque j’ai une interrogation. L’autre facteur déterminant, c’est l’accessibilité du lieu. Le 6 rue Pasteur est à dix minutes de Paris par le RER C. Les entrées de l’autoroute A86, toutes proches, me permettent de me rendre rapidement partout en Île-de-France.

Quelles sont vos perspectives de développement de marché ?

Le choix de nous installer sur Paris nous offre de vraies perspectives de développement. Ce qui profite à l’ensemble de nos services commerciaux.

 

Pour tout savoir sur Hogos : HOGOS 

Partagez !