Le renouveau industriel passera par des innovations urbaines (3/3)

Résumé des articles précédents :
  • 1er article : Constat de la pénurie de foncier productif pour le secondaire en Ile-de-France, malgré l’abondance d’espaces en friche.
  • 2ème article (là) : Nous revenions sur les besoins présents et futurs, des entreprises souhaitant emménager dans ce type d’espace.

Dans ce dernier article, nous nous penchons sur les bénéfices de l’activité transitoire pour le territoire et les propriétaires, publics comme privés. Ces articles  font suite à celui de 94 citoyens sur la pénurie de foncier en Île-de-France.

Convertir une charge en une source de revenus.

Le foncier inoccupé est un poids pour ses propriétaires. Il implique des coûts de  gardiennage de préservation en l’état, d’assurance et l’acquittement de taxes foncières. Sa valeur peut aussi être réduite par des dégradations naturelles ou liées au squat.

Souvent ces espaces sont en attente de cession ou de reprise. Mais les procédures peuvent être bloquées des mois, sinon des années, pour de multiples raisons (zones partiellement polluées) . Pourtant, ces surfaces sont souvent  partiellement mobilisables. Cette occupation temporaire peut se faire sous la forme d’une convention d’occupation ou d’un bail précaire.  Généralement, l’occupant prend en charge les frais de gestion courante de l’espace et verse un loyer réduit. L’occupation de ces espaces est donc un calcul économique rationnel pour le propriétaire.

Enfin, la préfiguration augmente la valeur du bien. La présence de start-ups innovantes donne une identité et une attraction à un site et permettra de capter de plus grands acteurs sur le territoire par la suite. Une friche abritant de l’activité secondaire apportera plus de garantie, qu’une zone vierge, quant à la qualité de son terrain.

L’aménagement futur des Ardoines prévu à horizon 2025
Créer un dialogue avec les occupants.

L’autre point fort d’une telle pratique, c’est qu’elle peut ouvrir la voie à une collaboration avec des entreprises innovantes du territoire. Les entreprises du secondaire sont très souvent intéressées d’avoir des promoteurs et/ou bailleur dans leur carnet de contacts partenaires.

Il est toutefois rassurant pour le bailleur dans un premier temps de limiter le nombre d’interlocuteurs en ayant de contact direct qu’avec un intermédiaire de confiance, porteur d’un projet d’aménagement. Cela le libère de la gestion d’entrée et sortie de structures, en cours et à la fin de la durée d’occupation inscrite contractuellement.

Une valorisation qui dynamise le territoire.

Enfin, ces « déchets urbains » deviennent des points de dynamisme au cœur des villes. Cela va dans le sens des préconisations de la CCI de « travailler à l‘intégration de l’activité productive avec l’habitat ». Des structures telles que le Matériaupôle nouent ces liens entre entrepreneurs, écoles et commerces locaux. Valoriser les friches du territoire favorise l’innovation de pointe mais renforce aussi le tissu socio-économique local.

Une pratique qui se combinerait à merveille avec les évolutions de marché appuyés par la CCI. En effet, la CCI envisage la création d’une « Bourse des locaux » en ligne et à l’échelle régionale. Cela  fluidifierait le marché et limiterait les effets néfaste de la pénurie de l’offre de foncier. Ce type d’outil serait d’autant plus puissant s’il s’ouvrait au marché du foncier temporaire. L’offre existante actuellement sous-exploitée permettrait un développement fort de la petite couronne, tant esthétiquement, qu’en terme d’activité d’emploi local.

L’occupation transitoire est un marché en plein développement. L’offre et la demande sont forts, le cadre réglementaire, les process et les acteurs intermédiaires se structurent. Cette pratique qui a de nombreux avantages est partie pour se généraliser. Et avec elle l’industrie pourra reprendre de l’ampleur et de l’ambition en Ile-de-France.

 

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Le renouveau industriel passera par des innovations urbaines (1/3)

Pourquoi une série de 3 articles sur les innovations urbaines ?

L’incubateur du Matériaupôle, situé au 6, rue Pasteur à Vitry-sur-Seine, est un exemple fort des contraintes et opportunités offertes par le foncier transitoire d’Ile-de-France. Cet espace nous a été proposé par la Mairie de Vitry, sous la forme d’une mise à disposition en attente de démolition. Le développement de cette offre a été motivé par les besoins de nos adhérents. Plus particulièrement d’espaces besoin croissant d’hébergement d’activité parmi nos pour le prototypage et l’expérimentation.

Les articles de 94 Citoyen sur le foncier ( ici sur l’industrie en Ile-de-France  et  là sur le besoin d’extension du marché de Rungis) ont donc eu un certain écho chez nous. Car le Matériaupôle vit le manque de foncier en Ile-de-France. A travers nos structures adhérentes, TPE et PME du territoire, mais aussi en tant qu’espace d’incubation.

Ainsi, au cours d’une série de trois articles (dont vous lisez le premier), nous partagerons notre expérience, nos constats et nos idées de développement.

Industrie cherche millions de m2 en Ile-de-France

Un foncier productif sous pression en Ile-de-France.

Du fait de la pression foncière, les activités économiques se déplacent de plus en plus vers la grande couronne. A tel point que la petite couronne a perdu 30ha par an de foncier productif depuis 2003 (selon la commission du développement économique régional de la CCI).

Pourtant, il reste aujourd’hui, près de 8000 hectares de friches industrielles en France (source Valgo, voir ici). Le mouvement d’occupation des friches amorcé depuis plusieurs années par des associations culturelles est un énorme pas en avant dans la valorisation du territoire. On peut féliciter Plateau Urbain pour les Grands Voisins, ou encore la Station – Gare des Mines de collectif Mu.

Depuis plusieurs années les espaces urbains trans-usages se sont multipliés. Les centres commerciaux/de loisirs « Bercy-Village » montrent de nouveaux modèles de lieux de commerces et vie (voir ici sur l’excellent blog Trans-City) . Ce type de projet peut aller plus loin, comme à Lyon avec  le quartier  » Confluence »  situé dans une ancienne friche. Le lieu regroupe des logements,  des espaces culturels et d’activité économique (déjà +800 entreprises et 25k salariés prévus à terme) – cependant le secteur secondaire et BTP représentent moins de 10% de l’activité sur ce site.

Lyon-Confluence quartier mêlant logement culture et activité économique, mais est peu tourné vers l’industrie, malgré un fort potentiel local…

Il nous semble temps de renforcer la tendance en réouvrant les friches à l’activité productive du secondaire. Car le secteur secondaire innovant est idéal pour l’animation d’un territoire attractif. Il est riche en emplois valorisants, souvent mieux rémunérés que dans le tertiaire, à qualification équivalente. Et surtout, il est porteur d’innovations impactantes pour le quotidien et l’environnement.

Car le secteur secondaire se renouvelle en Ile-de-France !

L’activité industrie et d’innovation représente encore 440 000 emplois, soit plus de 10 % des emplois de l’Ile-de-France, part variant jusqu’à 20% selon les départements. Son importance ne doit pas être sous-estimée.

D’autant plus que ce secteur vit une véritable révolution grâce aux nouvelles technologies, dont des sujets sur lesquels travaillent nos adhérents, tels que :

  • Les multiples technologies associées à la fabrication additive :
La fabrication additive n’est plus seulement un moyen de prototypage pour General Electric. Elle est une révolution productive à part entière.
Le Matériaupôle collabore très étroitement avec le laboratoire « Traitement de surfaces » de Mines-ParisTech

 

  • Le développement de nouveaux matériaux de construction :
Des mousses minérales isolantes, incombustibles et réfractaires… Issues de matériaux de recyclage, c’est IPSIIS
  • Et beaucoup d’autres…
ARCA, du bois gonflable, thermoformable, et des variantes inédites…
Du mobilier design produit à partir de déchet industriel, c’est MAXIMUM
MASK Generation. Premier masque thermoformable pour un confort inédit

 

 

 

 

Le secteur secondaire ne doit pas être réduit au symbole de l’usine polluante qui serait une plaie pour la qualité de vie locale. Ce n’est plus la réalité. Dans le deuxième article de la série, nous verrons que l’industrie peut s’inscrire dans les nouvelles formes d’architectures, moins voraces en empreinte au sol et en énergie.

Mais l’écosystème actuel n’est pas adapté pour les accompagner.

Malheureusement le secteur secondaire ne bénéficie pas d’autant de structures d’accompagnement (incubateurs et pépinières) que le tertiaire.

Pourtant, les nouveaux fleurons du secondaire qui innovent dans ces domaines ont besoin de travailler avec les pôles de recherche existant en couronne d’Ile-de-France. Mais aussi d’avoir accès à des machines coûteuses. Les espaces de mutualisation (type Fablab) sont un levier fort, mais n’offrent pas le service d’accompagnement  (financement, structuration, etc…) qui manque encore dans ce secteur. Cet aspect-ci sera aussi approfondi dans le deuxième de la série.

Ces entreprises ont besoin de terrains bien reliés aux voies de communication (et notamment au réseau de transports en commun)   plutôt que de très grandes surfaces isolées. L’enjeu pour elles, est de capter des compétences et ressources humaines qualifiées et locales. Le recrutement, la sous-traitance ou le partenariat sont autant de moyens à leur disposition. Mais un temps de transport élevé est un frein fort lors du recrutement.

La valorisation transitoire des friches ouvrirait des espaces à moindre coût pour les start-ups et PME. Des espaces ouverts à la collaboration interfillière : des entreprises aux marchés différents mais qui partagent des besoins semblables. Et ces entreprises sont pourvoyeuses d’emplois sur le  territoire, à titre d’exemple, ~ 20 personnes travaillent quotidiennement au 6, rue Pasteur pour 120m² de friche urbaine.

Le 6Pasteur, notre incubateur commence à se faire petit, nous explorons les opportunités d’extension de l’incubation.
Dans les deux prochains articles, nous reviendrons plus précisément sur :
  • Les besoins propres aux entreprises du secondaire.
  • Les potentiels d’évolution de ces espaces, leur préfiguration des usages à venir, sur place, mais aussi dans l’industrie de demain.
  • Les avantages  pour les propriétaires de foncier (publics et privés).

Antoine Clousier

Ces sujets vous intéressent ? Contactez-nous!

 

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Le Territoire Grand Orly Seine Bièvre lance son appel à projet de l’ESS

L’Établissement public territorial Grand-Orly Seine Bièvre lance son appel à projets de soutien aux initiatives d’économie sociale et solidaire (ESS).

Objectif de cet appel à projets du Territoire Grand Orly Seine Bièvre ?

D’un montant total de 40 000 euros pour cette édition 2018, l’appel à projets du Territoire Grand Orly Seine Bièvre vise à accompagner les structures dans leur phase de démarrage et de développement d’activités ESS. Il s’agît également de favoriser la coopération économique et la mutualisation entre les structures.

Les structures ont jusqu’au vendredi 14 septembre 2018 à 12h pour proposer un projet.

Qui peut candidater ?

Les structures de l’ESS au sens de la loi de 2014, en particulier les associations, les SIAE, les coopératives (SCOP et SCIC) et les entreprises solidaires d’utilité sociale (ESUS).

Quels sont les critères de sélection ?

L’ancrage territorial, la création d’emplois durables, l’utilité sociale, la viabilité économique ou encore la gouvernance et les dynamiques collectives seront des points d’attention lors de l’étude des dossiers.

Vous souhaitez proposer un projet ?

Téléchargez le cahier des charges et le dossier de candidature en cliquant sur les liens ci-dessous :

Ø  Cahier des charges <http://www.grandorlyseinebievre.fr/wp-content/uploads/2018/06/Cahier-des-charges-Grand-Orly-Seine-Bi%C3%A8vre-Appel-%C3%A0-projets-ESS-2018.pdf>
Ø  Dossier de candidature <http://www.grandorlyseinebievre.fr/wp-content/uploads/2018/06/Dossier-candidat-Grand-Orly-Seine-Bi%C3%A8vre-Appel-%C3%A0-projets-ESS-2018.docx>
Ø  Annexes <http://www.grandorlyseinebievre.fr/wp-content/uploads/2018/06/Annexe-Grand-Orly-Seine-Bi%C3%A8vre-Appel-%C3%A0-projets-ESS-2018.xlsx>

 

Les structures ont jusqu’au vendredi 14 septembre 2018 à 12h pour proposer un projet.

Pour tout complément d’information, merci de contacter la cheffe de mission Economie Sociale et Solidaire, Pôle du Développement économique et de l’Emploi, Direction Générale Adjointe du Développement Territorial : stephanie.bardon@grandorlyseinebievre.fr

 

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Appel à projets, Programme d’investissements d’avenir (PIA3) de l’ADEME.

Les Projets d’Investissements d’Avenir (PIA) de l’ADEME sont un bon moyen de donner de l’envergure à vos projets. Il s’agit d’un instrument de financement intéressant (sous la forme de subventions et avances remboursables) qui apporte un gage de qualité et de sérieux à votre innovation.

Nous revenons ici sur l’ appel à projet « Démonstrateurs ». 3 thèmes touchent fortement les projets du Matériaupôle et des adhérents :

  • Matériaux et chimie biosourcés, biocarburants avancés. Trois dates de clôture pour cet appel à projets : 17 septembre 2018, 18 mars 2019 et 16 septembre 2019
  • Economie Circulaire et valorisation des déchets
  • Bâtiments et îlots à haute performance environnementale

Pour ces deux derniers thèmes, vous pouvez déposer vos dossiers quand vous le souhaitez, ils seront instruits au fil de l’eau. Toutefois, vous devez déposer vos dossier avant le 17 juin 2019 date de la clôture finale.

Les points phares de ce PIA.
  • Projet de 2M€ minimum.
  • Projets ayant un caractère innovant, comparativement à l’état de l’art international.
  • Une taille de projet et un marché suffisant pour une commercialisation à moyen terme (4-5 ans max).
  • Un projet ayant un bénéfice environnemental démontré.
Taux de cofinancement proposés pour les petites entreprises

L’ADEME fait une distinction entre les projets de « Recherche, au Développement et à l’Innovation » (RDI) et à « La protection De l’Environnement » (LDE), avec une différence de cofinancement.

Comme on peut le voir ici, l’ADEME souhaite favoriser les projets collaboratifs en RDI (consortium jusqu’à 5 entreprises).

Il existe deux modalités de financements : avances remboursables uniquement ou subventions plus avances remboursables. Ce choix impacte le taux de cofinancement du projet.

Le remboursement des avances remboursables sera effectué sauf cas exceptionnel en quatre échéances annuelles. Ce remboursement commencera lors de l’atteinte de seuil de réalisation du projet et/ou réalisation commerciale. Ces seuils seront définis lors de l’instruction, conjointement avec les entreprises porteuses du projet.

Vous trouverez à ce lien, un PDF interactif de présentation de l’AAP. Sur ce document vous aurez tous les liens spécifiques à chaque appel.

Si vous souhaitez plus d’informations, ou que vous envisagez de répondre via un consortium, n’hésitez pas à nous contacter.

Nous nous tenons à votre disposition.

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Aurélia Wolff, teinturière contemporaine

Cheffe d’entreprise, designeuse, créatrice d’objets, animatrice d’ateliers, Aurélia Wolff est tout cela à la fois. Aujourd’hui, elle ajoute un nouveau talent à son arc, elle décide de partager son savoir autour de sa pratique et, de son métier autour de la teinture végétale, son nouveau domaine d’expertise. Elle nous présente son parcours et sa vision de l’innovation. Rencontre.

Je suis Aurélia Wolff. Je suis la fondatrice et la créatrice de WHOLE. C’est un studio de création textile 100% teintures végétales. Je viens du secteur de la mode, un secteur d’activité dans lequel j’étais autodidacte. J’ai plutôt étudié le marketing et le management. Ceci dit, j’ai toujours dessiné et eu des activités plastiques ou manuelles.

Quelle est votre activité ?

Je suis créatrice textile, spécialisée dans les teintures végétales. Je donne aussi des cours et des stages autour de cette pratique.

Quelles sont les spécificités de vos teintures ?

Je travaille à partir de tissus écologiques ou biologiques, sourcés localement. La teinture végétale est un procédé artisanal que nous adaptons pour le réaliser des moyennes séries dans lesquelles les pièces se ressemblent mais sont chacune uniques. Je conçois des collections pour la maison (linge et accessoires) et des lignes de vêtements pour adulte et enfant. Je crée également des objets de décoration et des installations textiles décoratives.

Teintures Vegetales - WHOLE
Teintures Vegetales – WHOLE

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment concevez-vous ou produisez-vous vos produits ?

Je dessine les collections, sélectionne attentivement les matières, et je supervise toute la confection. La fabrication des produits est réalisée en France : tricotage, tissage, montage.

Comment avez-vous eu l’idée ou l’envie de renouer avec des pratiques anciennes de teinture ?

Ce procédé de teinture naturelle me passionne depuis longtemps par son esthétique, son engagement environnemental et sa singularité. J’ai décidé de m’y consacrer en 2012.

Peut-on parler d’innovation, à ce stade ?

Pas particulièrement, mais je pense faire partie des premiers qui ont essayé de renouveler cette pratique et de la moderniser.

Quelles sont vos perspectives de développement de marché pour vos produits ?

Nous distribuons auprès de concept-stores et boutiques de décoration à l’international. Nous réalisons aussi des produits sur mesure pour les particuliers et les professionnels. Grâce aux salons et à notre présence en ligne (site et réseaux sociaux), le soutien de la presse, et la publication de mon premier livre sur les « Teintures végétales », la notoriété de la marque se développe et les commandes suivent.

Teintures végétales - éditions Eyrolles
Teintures végétales – éditions Eyrolles

 

Pensez-vous que votre livre peut avoir un impact sur vos ateliers ou déboucher sur de nouveaux partenariats ?

Absolument ! Je suis déjà contactée par différents partenaires pour des événements autour de ce sujet.

 

 

Pourquoi avoir décidé de vous lancer dans un projet entrepreneurial de ce genre ?

Je suis passionnée par le textile, le « faire, le local et la nature ». J’ai évolué d’une marque de vêtements ou accessoires pour femmes, lancée en 2009 à ce nouveau projet, plus transversal, plus proche de la création (dans les matières et les couleurs) et encore plus engagé, environnementalement parlant.

Comment envisagez-vous votre avenir ?

Il se passe beaucoup de choses en France sur des sujets comme les nouvelles fibres, les nouvelles certifications, le recyclage, l’écoconception. Pour ma part, je suis en recherche permanente de supports et fibres textiles. Je développe actuellement un tissage pour une gamme de tapisserie de pièces uniques haut de gamme, et en continuant à dessiner. Et pourquoi pas, en préparant un second livre.

Quelle est votre actualité ?

La sortie de mon livre « Teintures Végétales » aux éditions Eyrolles. Il a été mis en image par la photographe Caroline Gomez. Il est le résultat d’une grande complicité entre nous.

Comment avez-vous rencontré le Matériaupôle ?

Je ne sais plus.

Sur quels sujets travaillez-vous avec eux ?

Sur la recherche de locaux à mon activité, un accompagnement avec Pascal et l’optimisation de sa production et de recherches de partenaires  et l’accès au réseau du Matériaupôle.

Sur quels sujets vous ont-ils accompagné ?

Sur des dispositifs d’aide pour les locaux d’entreprise, de la méthodologie pour pitcher (présenter) son activité auprès de professionnels (avec le programme Impuls’heure), et de mise en avant de notre projet dans leurs réseaux.

Que vous apporte votre adhésion au Matériaupôle ?

Un lien avec un réseau dynamique, des perspectives de développement, un soutien sur des aspects techniques ou financiers pour mes projets.

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Le CAUE 94, spécialiste des écoactivités en Val-de-Marne

Bonjour, pouvez-vous nous présenter le CAUE 94 et son Agence de l’énergie du Val-de-Marne ?

Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement du Val-de-Marne (CAUE 94) est un organisme départemental d’information, de conseil, de formation, de rencontres et d’initiatives, ouvert à tous. Créé sous forme associative par la Loi sur l’architecture du 3 janvier 1977, il a pour vocation à participer, à organiser, à animer ou à initier toutes démarches ou manifestations destinées à promouvoir la qualité architecturale, urbaine et environnementale. Portée par le CAUE, l’Agence de l’énergie du Val-de-Marne fait partie du réseau national des Espaces info énergie mis en œuvre par l’Ademe, en partenariat avec les collectivités locales.

Quelle est la fonction de l’Agence de l’énergie sur le département du Val-de-Marne ?

Les actions de l’Agence de l’énergie visent à encourager la réduction des consommations d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre liées à la conception et à l’usage des bâtiments comme aux déplacements.

Quelles sont les problématiques que vous abordez au sein du CAUE 94 ?

L’Agence de l’énergie du Val-de-Marne travaille notamment sur les matériaux durables dans le bâtiment. Cette thématique revêt différentes formes, telles que du conseil ou des animations (visites, conférences, rencontres-débats, ateliers) auprès de tous les habitants du département, l’organisation de journées d’information à destination de publics de professionnels…

Le CAUE et l’Agence de l’énergie du Val-de-Marne se saisissent également de différentes opportunités pour valoriser l’emploi de matériaux biosourcés ou issus de l’économie circulaire (jurys de concours, communication sur les réseaux sociaux, conseil auprès des collectivités, entre autres).

Vous êtes adhérent du Matériaupôle depuis combien de temps ?

Nous sommes adhérents à Matériaupôle depuis octobre 2017.

Pourquoi avoir rejoint ce réseau ? Vous êtes pourtant loin de la problématique des matériaux, non ?

Dans un premier temps, l’idée est de nouer des relations de partenariat et d’échanges entre nos structures qui travaillent sur des sujets complémentaires. À terme, nous pourrions peut-être envisager de mener des actions conjointes.

Quelles sont vos actualités ?

Nous sommes en préparation d’une exposition sur l’habitat durable à destination du grand public. Une part de cette exposition est dédiée à la présentation de maquettes représentant les points de vigilance à prendre en compte pour une isolation performante. Ces maquettes seront visibles pour la première fois à l’occasion du Salon des professionnels de l’habitat durable et des écoactivités 2018 (au cours de la semaine du développement durable) le 2 juin 2018 à Noiseau.

www.caue94.fr

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Feuille de route de l’économie circulaire, les 50 mesures du gouvernement.

La feuille de route de l’économie circulaire a été dévoilée ce lundi 23 avril 2018 par le Premier ministre. Elle définit des objectifs de court et moyen termes centrés sur l’économie circulaire. On y retrouve une forte synergie avec notre projet EcoCIRC que nous portons avec les Mines ParisTech, la Région Ile-de-France et le Grand Orly Seine-Bièvre.

Les publics concernés sont  :
  • Les entreprises (et les producteurs plus largement)
  • Les collectivités
  • L’ensemble des consommateurs

De même les lois et réglementations suivant cette feuille de route promettent d’avoir un impact assez large sur l’activité professionnelle et la vie de tous les jours. Nous vous proposons ici un aperçu des mesures étudiées par le gouvernement en nous centrant sur celles concernant plus directement les adhérents et partenaires EcoCIRC.

Ces mesures peuvent être regroupées selon 3 grands axes :
  • I) Un soutien de l’activité d’économie circulaire
  • II)  De nouvelles règlementations sur les produits et matières
  • III) Rôle des régions et un développement de la commande publique
Pour obtenir le tableau complet en format PDF, Cliquez ici.
Pour obtenir le tableau complet en format PDF, Cliquez ici.
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Vous pouvez consulter l’ensemble de ces mesures à ce lien (document en téléchargement en bas de la page).

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Upcyclea, une plateforme d’économie circulaire qui fait transiter les matières

Industriels, Territoires, pôles d’entreprises, venez découvrir comment participer concrètement à l’économie circulaire avec #WeLoveCircular ! Rejoignez gratuitement cette nouvelle communauté et réconciliez croissance et environnement.

Nous avons le plaisir de relayer auprès de vous le programme #WeLoveCircular de Upcyclea, dont nous sommes partenaires.

Ce programme gratuit vous permet d’entrer concrètement dans une dynamique d’économie circulaire, en renseignant vos besoins en matières premières secondaires (ou « recyclées ») et vos compétences de transformation de la matière.

Si vous êtes un fabricant et désirez augmenter la part de recyclé dans vos produits tout en répondant à vos exigences de qualité, renseignez vos besoins en produits ré-employables et en matières premières secondaires sur la plateforme Upcyclea et pérennisez votre chaîne d’approvisionnement, grâce aux écosystèmes circulaires créés pour répondre à ces besoins.

Si vous traitez des gisements de matières usagées pour leur donner une nouvelle vie, décrivez sur cette interface, vos activités et dynamisez votre Chiffre d’Affaires en connectant les ressources usagées aux besoins du marché via vos services (transport, tri, recyclage, upcyclage…).

Vous serez ensuite conviés à une visioconférence de formation (45 minutes max).

Si vous êtes intéressé, l’inscription se fait sur le site d’Upcyclea : http://www.upcyclea.com/welovecircular.

Si vous avez des questions sur ce programme, vous pouvez vous adresser directement à Upcyclea en envoyant un mail à contact@upcyclea.com, ou en appelant Delphine au 06 38 83 35 09.

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Innov’up Leader PIA, un levier pour développer les filières franciliennes stratégiques

L’État, la Région Île-de-France lancent un appel à projets, « Innov’up Leader PIA », pour soutenir l’innovation francilienne dans sept filières stratégiques

Lancé conjointement par l’État et la Région Île-de-France dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA), l’appel à projets « Innov’up Leader PIA » vise à développer la croissance de PME et ETI franciliennes en finançant leurs projets d’innovation.

Sept filières stratégiques sélectionnées

« InnovUp Leader PIA » financera des projets d’innovation dans sept filières stratégiques :

  • Aéronautique, spatial et défense ;
  • Agriculture, agro-alimentaire et nutrition, sylviculture ;
  • Automobile et mobilités ;
  • Numérique (dont big data, calcul haute performance, cyber-sécurité, industries culturelles et créatives, infrastructures numériques, intelligence artificielle, internet des objets, fintech, logiciels, réseaux, smart grid) ;
  • Santé (dont biotechnologies, dispositifs médicaux, silver économie) ;
  • Tourisme, sport et loisirs ;
  • Région – Ville durable et intelligente (dont éco-activités, énergies, bio-matériaux, (re)construction durable, déchets, smart cities, services).
Enveloppes entre 100 000 € et 500 000 €

Les coûts de développement doivent être compris entre 100 000 € et 500 000 € par projet sélectionné, versé sous la forme de 2/3 de subventions et de 1/3 d’avances récupérables. Et ce, jusqu’à épuisement des fonds.

L’appel à projets, ouvert depuis le 20 mars, donnera lieu pour cette première année 2018 à trois périodes de relève des dossiers de candidature : 1er juin 2018, 28 septembre 2018, 7 janvier 2019.

Sélection des meilleurs projets

Après chaque date de relève de dossiers, la sélection des meilleurs projets d’innovation sera effectuée par les services de la Direccte et de la Région, sur la base des instructions de dossiers qui seront réalisées par l’opérateur Bpifrance.

Vous pouvez retrouver les détails de cet AAP dans le cahier des charges. Celui-ci donne lieu à trois périodes de réception des dossiers de candidature, la date de dépôt du dossier faisant foi.

Première clôture de cet appel, le vendredi 1er juin à 17h.

Déposez votre projet ici :

Les entreprises candidates déposeront leur dossier en ligne à l’adresse suivante :

http://leaderPIA.iledefrance.fr/Innov-up-leader-PIA

 

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Retour sur la matinale de lancement du projet EcoCIRC le 28 Mars

La matinée du mercredi 28 mars 2018 a vu le lancement du projet EcoCIRC.

Entrée des Mines Paris Tech, 60 Boulevard Saint-Michel, 75006 Paris

A cette occasion le Matériaupôle et le CGS Mines ParisTech avec Joël Ntsondé (Doctorant en économie de Mines ParisTech et initiateur du projet EcoCIRC) ont organisé une conférence d’information, de rencontre et de réflexion sur la place de l’économie circulaire dans la commande publique.

Avec près de 80 participants, à la fois des acteurs publics, des curieux mais aussi des entreprises sensibles à la question de l’économie circulaire, la salle Charcot des Mines ParisTech fut bien remplie.

Organisation de la matinée
Bernard Fontaine, Président du Matériaupôle a ouvert la conférence

Elie Yebouet,  Vice-président du Grand-Orly Seine Bièvre (GOSB) et délégué à la recherche, à l’innovation et à l’enseignement supérieur ; a rappelé son soutien au projet EcorCIRC. Il a aussi prodigué ses plus vifs encouragements à Joël Ntsondé pour sa thèse.

Joël Ntsondé et Arnaud Bousquet, directeur du Matériaupôle, ont ensuite exposé les enjeux du projet EcoCIRC.

Enfin des pistes d’études et d’applications ont été étudiées lors d’une séquence de questions-réponses et une table-ronde composée de :

Économie circulaire : explication et objectifs globaux
Source: Institut d’économie circulaire

Le concept d’économie circulaire regroupe l’ensemble des initiatives visant à minimiser l’utilisation de ressources en favorisant leur réemploi ou, à défaut, leur recyclage.

Le Grenelle de l’environnement de 2007, la Loi sur la Transition énergétique et pour la Croissance Verte de 2014 ou encore la création d’un Institut d’économie circulaire en 2013 sont autant de démarches législatives et administratives allant en ce sens.

Des objectifs de réductions de 48% d’émissions de C0² d’ici 2030 et de 53% de ressources primaires d’ici 2050 ont été annoncés.

Toutefois l’application concrète de ces principes est parfois jugée trop complexe par les acteurs s’y essayant.

La commande publique, le levier de développement EcoCIRC

La commande publique représente un des principaux leviers d’action des collectivités territoriales (10% du PIB et 200 milliards d’euros). De plus l’échelon territorial est particulièrement bien adapté pour enclencher et structurer une dynamique collective autour de l’économie circulaire.

C’est pourquoi  les entreprises d’économie circulaire (EEC) et les collectivités territoriales ont naturellement intérêt à s’associer dans ces démarches.

Les freins juridiques

Le concept parfois flou « d’économie circulaire » est en apparence, difficile à faire valoir face à la non-discrimination imposée par le Code des Marchés Publics. Ainsi il existe un risque juridique d’invalidation des critères d’appels d’offre et donc une annulation des appels d’offre conclus au préalable.

Pour pallier cela, on peut constituer des appels d’offres plus adaptés pour impliquer au mieux les entreprises d’économie circulaire (EEC). Par exemple en adoptant une approche multi-critères: intégrer la notion de coût global plutôt que du seul coût d’acquisition. Il est aussi possible de pondérer davantage le faible impact écologique. Il existe un très large éventail de critères à utiliser.

Les freins pratiques

En dehors des risques juridiques, plusieurs facteurs sont à envisager:

Le sourcing fournisseurs doit encore être développé pour éviter des appels d’offres sans réponse . On a aussi pu noter l’absence sinon la méconnaissance de carnets d’adresse des EEC dans les différents secteurs.

Les EEC sont souvent trop petites pour répondre pleinement aux appels d’offres. Mais en développant les partenariats-entreprises, celles-ci pourraient le faire plus aisément. Des outils inspirés de la Plateforme Noé, existante à Bordeaux, seraient à développer en ce sens.

Par ailleurs les maîtres d’ouvrages ont parfois du mal à assurer la qualité et la traçabilité des matériaux réemployés tels que les terres excavées afin de répondre au Label Biosourcé.

La société Wéco a mis en lumière d’autres difficultés inhérentes à l’innovation:

On voit parfois une réticence même sur l’innovation « c’est trop innovant, trop incertain, trop ambitieux »[…], comment en plus  la combiner avec des problématiques d’économie circulaire?

C’est pourquoi lancer des projets concrets dans le cadre EcoCIRC pourrait lever des freins psychologiques.

Un projet d’étude et des perspectives d’avenir

Lever ces freins pratiques est un des objectifs du projet EcoCIRC. Constituer ainsi des process reproductibles devrait favoriser à long terme les initiatives d’économies circulaires et leur concrétisation.

Pour Joël Ntsondé:

Joel Ntsondé
Joel Ntsondé

Nous souhaitons produire des livrables qui seront ensuite utilisés par les acheteurs. Cela permettra d’intégrer plus facilement l’économie circulaire à leur cahier des charges. Nous nous concentrerons dans un premier temps sur les secteurs du BTP et du mobilier.

Enfin à plus long terme, des outils plus robustes d’évaluation des externalités (positives et négatives) permettraient de rendre ces critères plus solides.

Antoine Clousier

 

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