Amélie Delavallée, juriste de l’environnement, la santé-sécurité au travail

Qui êtes-vous, madame Delavallée ?

Je suis Amélie Delavallée, juriste d’entreprise de formation, spécialisée en droit des pollutions et nuisances et en droit de la sécurité et de la santé au travail.

Amélie Delavallée
Amélie Delavallée
Quelle est votre activité ?

Je suis consultante indépendante.

Quelles sont vos missions au sein de votre entreprise ?

J’accompagne les entreprises et les collectivités sur des questions juridiques et opérationnelles en matière de gestion de l’environnement et de la santé-sécurité au travail.

Quelles sont les spécificités de vos services ?

J’accompagne mes clients de façon globale. Je propose plusieurs approches pour traiter un sujet : réglementaire, technique, financière, organisationnelle.

Concrètement, je réponds à plusieurs questions :

  • Quelles sont les obligations réglementaires et contractuelles de mes clients ?
  • Quelles sont les solutions techniques disponibles ?
  • Quels financements publics existent pour soutenir leurs projets ?
  • Quels modèles organisationnels faciliteraient l’atteinte de ses objectifs ?
Par quels moyens avez-vous pu faire évoluer votre offre de services telle que vous la proposez, aujourd’hui ?

Grace à mes retours d’expériences et à l’actualité. Je participe à de nombreuses réunions organisées par des partenaires comme le Matériaupôle et le Cluster Eau Milieux Sols, des organismes de formations (AFNOR), à certains colloques de la Cour de Cassation (RSE, droit pénal environnemental, droit de la propriété intellectuelle) et à d’autres salons et réunions sources d’information et d’inspiration !

Comment vous est venue l’idée de vous spécialiser dans ces domaines ?

Je pressentais depuis des années que la protection de l’environnement et la santé-sécurité allaient prendre une place croissante dans les outils de mesures de la performance des entreprises. Et pas seulement des grandes entreprises.

Ensuite, j’ai compris que les entreprises avaient besoin de réponses juridiques ET opérationnelles. En France, on a l’habitude de séparer les deux approches dans les entreprises. De mon point de vue, elles sont indissociables et doivent être associées le plus en amont des projets.

Quelles sont vos perspectives de développement de marché pour votre service ?

Je pense qu’elles sont plutôt bonnes. L’évolution juridique et sociale va dans ce sens.

Comment envisagez-vous votre avenir ?

Je l’envisage avec enthousiasme et avec des partenaires. Le partage de compétences et l’association de solutions complémentaires permettent de proposer des réponses à la carte aux clients.

Comment avez-vous rencontré le Matériaupôle ? Sur quels sujets travaillez-vous avec eux ?  Comment vous ont-ils accompagné ?

Je l’ai rencontré en participant le 15 décembre 2016 à la Matinale Eco-conception à Ivry-sur-Seine. J’ai été convaincue de l’intérêt de cette association pour faciliter l’émergence de solutions techniques performantes, intelligentes et innovantes.

Que vous apporte votre adhésion au Matériaupôle ?

Grâce au Matériaupôle, je suis informée des projets innovants développées par des entreprises. Je rencontre des entrepreneurs potentiellement intéressés par mes services et je suis au contact de personnes motivées qui m’inspirent pour faire évoluer mon offre.

Quelle est votre actualité ?

J’ai réalisé avant le vacances un audit hygiène sécurité environnement au siège régional de la Caisse d’Épargne Ile-de-France.

J’ai dispensé une formation « L’économie circulaire et l’ISO 14001 version 2015 » chez un exploitant immobilier.

J’ai mis à jour un document unique d’évaluation des risques d’une société de maîtrise d’œuvre télécom et réseaux.

Je prépare l’accompagnement RSE d’un collectif d’entreprises qui cherchent à mettre en place des actions sociales pour répondre à leurs objectifs RSE.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à vous rendre sur le site Internet de la société et visionnez le résumé en vidéo de ses activités

 

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Rebelote pour l’opération Option Start Up avec le Matériaupôle !

Option Start UP s’est déroulé dans la matinée du mardi 16 octobre 2018, dans notre incubateur à Vitry-sur-Seine. C’était notre troisième participation, cette année. Nous avons accueilli seize élèves du lycée professionnel et technologique Génevoix, de la ville de Montrouge. Ils étaient en 1ère STMG1G2, accompagnés de leur professeur SDG.

En plus d’une présentation du Matériaupôle par Arnaud Bousquet, ils ont découvert les activités de l’association Cultures du Cœur Val-de-Marne. « Nous avons eu le plaisir dans le cadre de l’option Start Up de présenter aux élèves de Première de ce lycée, le fonctionnement d’une association et notre nouveau projet d’innovation sociale L’expo bavarde. Ce que nous avons retenu de cette expérience ? Et bien, qu’il est toujours très enrichissant de pouvoir partager son expérience avec des jeunes et de recueillir directement auprès d’eux leur avis sur un projet en développement. Nous nous réinscrirons dans cette action avec plaisir !»

Agilcare (photo) leur a présenté leur solution de construction renouvelable en bois. D’après leur professeur, ils ont beaucoup pris de plaisir à la présentation des constructions modulables développés par la jeune entreprise.

Moules et matières.

Enfin, ils ont eu l’opportunité de rencontrer Eric Pascalis, le maquettiste-prototyiste de la Mehari de Citroën. Elle a été la première voiture en plastique thermoformée, produite industriellement. Avec eux, il a évoqué son travail de designer de Moulinex aux lasers pour la CGE en passant par l’informatique des années soixante. Il leur a présenté toute une série de travaux précieusement archivés. Et pour toucher un peu à la matière, il leur fait découvrir des moules de poignées de portes. L’une d’entre elles ne pouvaient pas être commercialisées. « Pourquoi ?» leur a-t-il demandé. Au bout d’un silence, un élève a dit : « Elle présente un défaut. Elle est percée au milieu et on peut se faire mal en l’utilisant. » Exact ! La beauté d’un objet n’est pas suffisante. L’occasion de rappeler que la fabrication en série ou à l’unité est contrainte par des normes, notamment de sécurité.

Soyez enthousiastes !

Il a travaillé avec le plastique dur souple, le carton, le verre, tout cela sous couvert d’imagination doublé du plaisir de participer à la création d’objets nouveaux. À plusieurs reprises, pendant la séance, il leur a dit, comme un leitmotiv, « Amusez-vous ! ». Et ils avaient l’air d’accord sur ce dernier point.

Nous leur disons à l’année prochaine.

Plus d’informations : Option Start Up  2018

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Les financements européens du groupe BEI pour les entreprises

Aujourd’hui les enjeux de la région Ile-de-France se situent principalement dans le domaine des startups et de l’innovation. En effet, une hausse du chômage est observé sur le territoire avec en parallèle des difficultés d’embauche dans certains secteurs. Le but du Conseil régional est donc de faire correspondre offre et demande. Pour cela, il met en place une stratégie européenne combinée à une stratégie régionale. De plus, d’autres modalités de financement sont proposées comme le plan Horizon 2020, géré par la Commission, ou le plan Juncker.

Plan Juncker : https://ec.europa.eu/commission/priorities/jobs-growth-and-investment/investment-plan-europe-juncker-plan_fr

Plan Horizon 2020 : http://www.horizon2020.gouv.fr/pid29976/plan-site.html

Le groupe BEI (Banque Européenne d’Investissement) va mettre en place plusieurs modalités de prêts, de subventions et autres aides afin de permettre l’émergence de projets innovants dans différents secteurs. Le BEI a quatre priorités : l’environnement, les infrastructures, les PME et l’innovation.

L’offre de produit de la BEI est représentée dans le schéma ci-dessous :

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Le concept de Quasi fond propre

Ce concept proposé par la BEI est un financement direct fourni par la Banque Européenne d’Investissement où le remboursement et le rendement attendu de l’investissement dépendent dans une large mesure de la réussite du programme présenté par le bénéficiaire de ce financement. C’est donc un financement sous forme d’une dette. L’intérêt de la banque va être aligné sur celui de l’investisseur. Ce financement intervient après les investissements en fonds propres sur la phase de développement de l’activité, de l’accélération rapide. Il présente un double intérêt, d’un côté pour l’entreprise qui a une visibilité sur le cash et un financement de long terme, et d’un autre coté pour les actionnaires qui peuvent avoir une approche plus « détachée » du projet.

Afin d’être éligible à ce financement de quasi fond propre, il faut une équipe de direction stable et expérimentée, une structure capitalistique robuste, une gouvernance de l’entreprise et des débouchés clairs et en croissance. Deux secteurs sont principalement concernés par cette offre : la santé et les nouvelles technologies.

Conditions pour obtenir une dette de quasi fond propre :

BEI quasi fond propre
BEI quasi fond propre

L’offre de conseil

Toute entreprise éligible peut bénéficier de ce service. Il se situe en amont et aide les entreprises à trouver les financements nécessaires.

le cycle du projet de la BEI
le cycle du projet de la BEI

Le plan Juncker

Ce plan a une volonté de mettre en place des outils ayant pour but d’aller irriguer des projets de petite taille. Quatre cent projets d’infrastructures, presque uniquement des projets de transformation énergétique, ont déjà bénéficié de cette aide.
L’objectif de la BEI est de diffuser ses financements sur un maximum de petits projets.
La BEI, via le plan Juncker, à signer avec la BPI et d’autres banques des prêts à l’innovation où le plan Juncker apporte comme garantie la moitié du montant du prêt.
Ce plan a été diffusé de façon homogène sur le territoire européen et français.

Le plan Juncker
Le plan Juncker

Projet Eiffel croissance directe

Cette aide financière est à destination de sociétés françaises ayant un CA entre 1 et 100 millions d’euros, un historique de compte de trois ans et une cotation banque de France supérieure à cinq. Ce plan a pour but de financer les PME en croissance avec une offre non dilutive et à long-terme leur permettant d’accélérer leur développement.

Projet Eiffel croissance directe : https://www.eiffel-ig.com/fonds-eiffel-croissance-directe.php

Solution pour accompagner le developpement des PME
Solution pour accompagner le développement des PME

Les subventions européennes pour les entreprises :

C’est un programme d’action communautaire de la Commission qui s’est fixé dix priorités :

10 priorités de la commission
Dix priorités de la commission

Ces subventions européennes sont réservées à des projets apportant une plus-value européenne (innovation ou transaction). Elles visent à cofinancer des dépenses surtout sous forme de subventions. Les attributions des aides se font suite à des appels à projet, hautement sélectifs (projets d’excellence).
L’aide peut aller jusqu’à cinq millions d’euros et concerne surtout la phase de développement du projet.

Quelles sont donc les avantages à participer à un projet européen ?
L’aide du BEI garantie le label d’excellence européen et permet l’internationalisation de l’entreprise. De plus les risques techniques et financiers sont mutualisés au sein de la banque européenne d’investissement et le suivi du projet est assuré tout au long de son développement.

Ces subventions vont se caractériser par quatre programmes clefs :

Les differents programmes
Les différents programmes

Horizon 2020:
Caractérisé par un soutien à la recherche et l’innovation, basé sur un principe d’excellence et de multi-nationalité. Ces projets peuvent être collaboratifs ou individuels.

http://www.horizon2020.gouv.fr/

Life :

Ces projets doivent correspondre à une des quatre catégories : projets pilotes; de démonstration ; faisant appel aux meilleurs pratiques ou des projets d’info sensible. Les entreprises de toutes tailles peuvent participer en candidatant à un appel à projet annuel au mois de septembre. Le montant moyen des aides est de trois à cinq millions sous forme de prêts à long terme.

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/programme-europeen-financement-life

AIU (Action Innovatrice Urbaine) :

Cette action a pour thématique les grands défis majeurs. Les grandes autorités publiques, les ONG, les PME  sont principalement concernés par ces aides. Pour cela, elles doivent répondre à un appel à projet courant le mois d’octobre. Le projet doit être : innovant, de qualité, participatif et mesurable.

https://www.uia-initiative.eu/fr/qui-sommes-nous/qu-est-ce-que-l-initiative-actions-innovatrices-urbaines

Interreg Europe du Nord-Ouest :

Pour cette aide, la coopération avec l’étranger est obligatoire. Pour l’obtenir il faut candidater à un appel à projet et le financement pourra atteindre 60% du montant des aides sur une durée de trois ans environ.

https://www.interreg-fwvl.eu/

Les aides régionales en faveur des entreprises

Ces aides peuvent être perçues par tous types d’entreprises et peuvent atteindre deux cent millions d’euros. Elles se déclinent en cinq catégories :
TP’UP : pour les TPE et les PME qui doivent respecter certains critères de sélection comme la viabilité de l’entreprise, la pertinence de la stratégie, le potentiel de création, l’internationalisation, la diversification, la transformation numérique et écologique. Cette subvention peut tout financer sauf l’immobilier.
www.iledefrance.fr/tpup

Innov’UP : qui est un partenariat avec la BPI France et la Région. La subvention doit servir pour les études internes et externes et les frais de réalisation.
www.iledefrance.fr/pmup

Projet croissance TPE : qui présente un taux de sélection. Les prêts s’accordent sur une durée de cinq ans et ont un montant de 10 000 à 50 000 euros. Ils ont pour but de financer des investissements matériels et immatériels.
www.iledefrance.fr/innovup

Fond régional de garantie : qui vise à faciliter l’octroi de prêts bancaires en partageant une part du risque avec la banque
www.iledefrance.fr/fonds-regional-garantie

Offre régionale
Offre régionale

Pour plus d’information sur les aides régionales : www.iledefrance.fr/aidesentreprises

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Le renouveau industriel passera par des innovations urbaines (3/3)

Résumé des articles précédents :

Dans ce dernier article, nous explorons les bénéfices de l’activité transitoire pour le territoire et les propriétaires, publics comme privés. Ces articles  font suite à celui de 94 citoyens sur la pénurie de foncier en Île-de-France.

Convertir une charge en une source de revenus.

Le foncier inoccupé est un poids pour ses propriétaires. Il implique des coûts de  gardiennage de préservation en l’état, d’assurance et l’acquittement de taxes foncières. Sa valeur peut aussi être réduite par des dégradations naturelles ou liées au squat.

Souvent ces espaces sont en attente de cession ou de reprise. Mais les procédures peuvent être bloquées des mois, sinon des années, pour de multiples raisons (zones partiellement polluées notamment) . Pourtant, ces surfaces sont souvent  partiellement mobilisables. Cette occupation temporaire peut se faire sous la forme d’une convention d’occupation ou d’un bail précaire.  Généralement, l’occupant prend en charge les frais de gestion courante de l’espace et verse un loyer réduit. L’occupation de ces espaces est donc un calcul économique rationnel pour le propriétaire.

Enfin, la préfiguration augmente la valeur du bien. La présence de start-ups innovantes donne une identité et une attraction à un site et permettra de capter de plus grands acteurs sur le territoire par la suite. Une friche abritant de l’activité secondaire apportera plus de garantie, qu’une zone vierge, quant à la qualité de son terrain.

L’aménagement futur des Ardoines prévu à horizon 2025
Créer un dialogue avec les occupants.

L’autre point fort d’une telle pratique, c’est qu’elle peut ouvrir la voie à une collaboration avec des entreprises innovantes du territoire. Les entreprises du secondaire sont très souvent intéressées d’avoir des promoteurs et/ou bailleur dans leur carnet de contacts partenaires.

Il est toutefois rassurant pour le bailleur dans un premier temps de limiter le nombre d’interlocuteurs en ayant de contact direct qu’avec un intermédiaire de confiance, porteur d’un projet d’aménagement. Cela le libère de la gestion d’entrée et sortie des structures qui occuperont l’espace, durant la période d’occupation inscrite contractuellement.

Une valorisation qui dynamise le territoire.

Enfin, ces « déchets urbains » deviennent des points de dynamisme au cœur des bassins urbains. Cela va dans le sens des préconisations de la CCI de « travailler à l‘intégration de l’activité productive avec l’habitat ». Des structures telles que le Matériaupôle nouent ces liens entre entrepreneurs, écoles et commerces locaux. Valoriser les friches du territoire favorise l’innovation de pointe mais renforce aussi le tissu socio-économique local.

Une pratique qui se combinerait à merveille avec les évolutions de marché appuyés par la CCI. En effet, la CCI envisage la création d’une « Bourse des locaux » en ligne et à l’échelle régionale. Cela  fluidifierait le marché et limiterait les effets néfaste de la pénurie de l’offre de foncier. Ce type d’outil serait d’autant plus puissant s’il s’ouvrait au marché du foncier temporaire.

Une Bourse aux locaux existe déjà dans d’autres régions, en Occitanie notamment.

L’offre existante actuellement sous-exploitée permettrait un développement fort de la petite couronne, tant esthétiquement, qu’en terme d’activité d’emploi local.

L’occupation transitoire est un marché en plein développement. L’offre et la demande sont forts, le cadre réglementaire, les process et les acteurs intermédiaires se structurent. Cette pratique qui a de nombreux avantages est partie pour se généraliser. Et avec elle l’industrie pourra reprendre de l’ampleur et de l’ambition en Ile-de-France.

Antoine Clousier

 

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Le CAUE 94 et son Agence de l’énergie du Val-de-Marne

Bonjour, pouvez-vous nous présenter le CAUE 94 et son Agence de l’énergie du Val-de-Marne ?

Le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement du Val-de-Marne (CAUE 94) est un organisme départemental d’information, de conseil, de formation, de rencontres et d’initiatives, ouvert à tous. Créé sous forme associative par la Loi sur l’architecture du 3 janvier 1977, il a pour vocation à participer, à organiser, à animer ou à initier toutes démarches ou manifestations destinées à promouvoir la qualité architecturale, urbaine et environnementale. Portée par le CAUE, l’Agence de l’énergie du Val-de-Marne fait partie du réseau national des Espaces info énergie mis en œuvre par l’Ademe, en partenariat avec les collectivités locales.

Quelle est la fonction de l’Agence de l’énergie sur le département du Val-de-Marne ?

Les actions de l’Agence de l’énergie visent à encourager la réduction des consommations d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre liées à la conception et à l’usage des bâtiments comme aux déplacements.

Quelles sont les problématiques que vous abordez au sein du CAUE 94 et de l’Agence de l’énergie du Val-de-Marne ?

L’Agence travaille notamment sur les matériaux durables dans le bâtiment. Cette thématique revêt différentes formes, telles que du conseil ou des animations (visites, conférences, rencontres-débats, ateliers) auprès de tous les habitants du département, l’organisation de journées d’information à destination de publics de professionnels…

CAUE 94
CAUE 94

Par ailleurs, le CAUE et l’Agence de l’énergie du Val-de-Marne dans leur discours, valorisent l’emploi de matériaux biosourcés ou issus de l’économie circulaire. Les architectes de la structure participent à des jurys de concours. Notre service de communication diffuse des informations sur le sujet sur nos médias sociaux. Nous délivrons des conseils auprès des collectivités, entre autres.

Vous êtes adhérent du Matériaupôle depuis combien de temps ?

Nous sommes adhérents à Matériaupôle depuis octobre 2017.

Pourquoi avoir rejoint ce réseau ? 

L’idée est de nouer des relations de partenariat et d’échanges entre nos structures qui travaillent sur des sujets complémentaires. À terme, nous pourrions peut-être envisager de mener des actions conjointes.

Quelles sont vos actualités ?

Le CAUE du Val-de-Marne et l’Agence de l’énergie du Val-de-Marne réalisent une exposition itinérante sur la thématique de l’habitat durable qui sortira au premier trimestre 2019.

L’objectif est de répondre à la fois aux attentes des particuliers souhaitant se lancer dans un projet de rénovation énergétique, du personnel des collectivités et des professionnels du bâtiment. Les différents outils de communication et d’information peuvent également s’adresser aux étudiants des filières techniques et professionnelles dans le domaine du BTP et aux étudiants d’écoles d’ingénierie et d’architecture.

Cette exposition aura donc l’avantage de coupler nos connaissances d’architectes et d’ingénieur(e)s, afin de mettre à profit, une nouvelle fois, notre double compétence au sein du CAUE et de l’Agence de l’Energie.

 

www.caue94.fr

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Des masters en apprentissage des sciences et génie des matériaux en Ile-de-France

Vous cherchez un apprenti ? Quelqu’un de diplômé pour vous aider à soutenir la charge de travail ? Un.e jeune étudiant.e aux idées innovantes et qui a soif d’apprendre ? Vous êtes prêt à le former et à lui apprendre tous les rouages du métier ?
Voici une liste (non exhaustive) des masters en apprentissage dans le domaine des  sciences et génie des matériaux en Ile-de-France.

Masters en sciences et génie des matériaux :

Ecole ou faculté Durée du stage ou de l’alternance Lien site web
Ecole des Pont Paris Tech stage de fin d’année de mars à aout Master Sciences et génie des matériaux
IFSA – Institut francilien des sciences appliquées, Université Paris-Est Marne-La-Vallée Stage de fin d’année Département géomatériaux
School ingénierie, sciences et technologies de l’information, Université Paris-Saclay  stage de fin d’année de 4 à 6 mois  Master Sciences et génie des matériaux
UFR de sciences et technologie, Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne  stage de fin d’année de 4 à 6 mois  approche multi-échelle pour les matériaux
Université Paris Sciences et Lettres, Université Paris Sciences et Lettres  stage de fin d’année de 4 à 6 mois  Master en Sciences et génie des matériaux
Université Paris Saclay : master mécanique des matériaux pour l’ingénierie et l’intégrité des structures Non précisé Master mécanique des matériaux pour l’ingénierie
Université Paris Est Créteil : master approche multisectorielle pour les matériaux et les structures non précisé Master approche multisectorielle pour les matériaux et les structures
Art et métier Paris Tech : Master recherche Sciences et technologies mention mécanique et matériaux Non précisé Master recherche Sciences et technologies mention mécanique et matériaux
UFR des Sciences et technologies (Val de Marne) : master sciences et technologie sante mention sciences pour l’ingénierie, conception mécanique et thermique : du matériau et système Non précisé Master conception mécanique et thermique : du matériau et système
Vous préférez un doctorant effectuant sa thèse autour des matériaux ? En physique, en chimie en R&D ? Soutenez des thèses dans les domaines qui vous intéressent.

Physique ou mécanique

Laboratoires ou école

 

Thèmes principaux des thèses Lien des sites Web
Chimie physique et chimie analytique de Paris Centre Interface physique/Chimie/biologie Physique Chimie

 

Physique et Chimie des Matériaux Matériaux hybrides organiques et inorganiques, matériaux polymères Physique Chimie
Université Sorbonne Paris Sciences de la Terre et de l’univers Physique Chimie

 

Université Paris Saclay Sciences mécanique et des matériaux Mécanique
ENSM Paris Mécanique des matériaux, des structures, des surfaces Mécanique

 

Centrale Supelec Génie des procédés Physique et mécanique
ENSAM à Laboratoire Conception fabrication Commande Mécanique des solides, des matériaux, des structures, des surfaces mécanique

 

Laboratoire de mécanique d’Evry Mécanique des solides, des matériaux, des structures et des surfaces mécanique

Chimie ou R&D

Nom du laboratoire ou école Domaine des thèses Lien site Web
Université Paris Saclay AGROPARISTECH Chimie des matériaux Chimie
Université Paris 6 Chimie, biologie, innovation Chimie
Ecole nationale Supérieure des Arts et métiers Conception et industrialisation
Mécanique du solide et matériaux
Mécanique des solides
Université de Cergy Pontoise Sciences et Ingénierie (SI) Ingénierie
Université Paris Saclay à Ecole Doctorale INTERFACE Les matériaux innovants et leurs applications Matériaux innovants
Centrale Supelec Chimie des matériaux Chimie

 

Laboratoire LPPI (Cergy Pontoise) Génie des matériaux Chimie

 

ENS Chimie Paris Chimie des matériaux Chimie

 

Paris 5 Biomatériaux, chimie des matériaux Biomatériaux et chimie
Paris 6 (CNRS) Chimie des matériaux, bio hybrides, biomatériaux Bio hybrides, chimie

 

 

Centre des matériaux Mines Paris Tech Génie des matériaux, mécanique des matériaux, des structures, des surfaces Génie, structure et surface
EC Polytechnique Matériaux et composantes, chimie des matériaux Chimie

 

Unité mixte de Recherche Versailles, Saint-Quentin : Groupe d’étude de la matière condensée Milieux denses, matériaux, composante Milieux denses
Institut de chimie des matériaux de Paris Est Créteil Chimie des Sciences des matériaux Chimie
Si vous souhaitez  plus de renseignements ou si vous voulez être accompagnés dans vos recherches d’apprenti, n’hésitez pas à contacter les membres du matériaupôle.
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Le renouveau industriel passera par des innovations urbaines (2/3)

Résumé du premier article (à ce lien) :
  • Il existe des centaines d’hectares de friches en Ile-de-France, notamment en petite couronne, dans des zones bien desservies.
  • Les Start-up, TPE et PME de l’industrie et de l’innovation ont un besoin fort d’espace pour leur R&D, leur démonstrateurs et premières productions.
  • Les espaces d’incubations et d’expérimentation sur friche urbaine, comme le 6Pasteur du Matériaupôle essayent de répondre à cette double problématique.

Dans cet article, nous nous  pencherons sur les caractéristiques des ZAC franciliennes et les adaptations à opérer pour l’intégration de nouvelles entreprises . Car selon nous,  ces adaptations doivent s’inscrire dans des démarches individuelles, mais aussi dans les évolutions du secteur.

Foncier imparfait, mais des friches qui comblent  les besoins primaires des start-up.

Selon 94Citoyens, (dans l’article à ce lien) : « seuls 5% des locaux disponibles dans la région sont neufs. Le foncier francilien disponible souffre d’obsolescence avec des ZAC vieillissantes […] et des locaux peu adaptés aux nouvelles formes d’activité. »

La Grande-Halle des Ardoines à Vitry-sur-Seine, symbole des richesses ensommeillées du 94.

C’est un constat à nuancer : Les jeunes entreprises du secondaires n’ont pas un besoin vital de foncier neuf et « propre ». Une entreprise incertaine sur sa pérennité cherche l’efficacité, la frugalité et la rapidité de mise en œuvre.

Car la « vallée de la mort » des entreprises n’est pas seulement due au tarissement des sources de financement. Mais aussi car ces entreprises n’ont plus d’espace adapté à leur besoins, dans la mesure de leurs ressources. Plusieurs incubateurs proposent des hébergements d’activité, mais pour des périodes entre 18 et 24 mois en moyenne*. Après cette période, les start-up doivent trouver un espace proportionnel à leur changement d’échelle par leur propre moyen. Le budget alloué évolue alors de manière explosive.

Source : Erik Van Rompay, Forbes.fr

Il est  cependant majeur que l’aménagement des espaces soit réfléchi avec les futurs utilisateurs. En effet, les besoins varient selon les occupants et ceux-ci peuvent assumer une part de l’aménagement eux-mêmes. Cette étape peut permettre au propriétaire d’éviter un suréquipement coûteux et un tarif d’occupation discriminant.

L’économie réalisée peut-être ré-allouée à des recrutements ou des investissements en machines. Mieux encore, cela peut permettre de financer des démonstrateurs / expériences dans les espaces ainsi acquis, et être décisif dans la survie de l’entreprise.

Quels sont donc les besoins primordiaux d’une entreprise du secondaire en début de production?
  • Espaces équipé à minima en :
    • Électrique (éventuellement tri-phasé)
    • La présence ou possibilité d’installer la fibre optique est une nécessité
  • Avec un accès simplifié :
    • Présence de transport en commun à proximité pour pouvoir faire venir les partenaires et capter aisément des travailleurs non-motorisés (tels que les étudiants qualifiés)
    • Accès parking et espace de livraison (au moins pour un utilitaire)
  • Et un espace sécurisé adapté :
    • Anti-feu
    • Validation ERP, SEVESO… Si besoin.

Une part des aménagements, dont la fibre optique, sont inévitables aujourd’hui, L’installation de celle-ci est préférable dès l’occupation transitoire. A la fois pour l’occupant, mais aussi pour le propriétaire qui s’assure un bon fonctionnement des installations.

La ZAC du Domaine de Cherioux est un projet ambitieux en terme de revalorisation des espaces urbains sous-exploités. Des éléments d’aménagements transitoire y sont à l’étude.
Une préfiguration des espaces, mais aussi du secteur industriel.

Comme nous le voyions dans le 1er article (à ce lien), le secteur secondaire est en pleine mutation. L’implantation d’entreprises dans des friches, les offres d’équipements mutualisés ouvrent à des d’activités industrielles à moindre coût.

La frugalité est part intégrante de notre avenir. L’économie des ressources (énergie et matière) sont primordiales dans le développement des industries de demain. Cela se retrouve à la fois dans les solutions R&D développées mais aussi dans les décisions stratégiques de nos adhérents.

Bien sûr, il est nécessaire d’anticiper les questions de propriété intellectuelle, notamment en établissant des règles d’usage claires. Mais il s’agit d’un sujet inévitable pour toutes entreprises (quelques soient leur taille et leur ancienneté). Là encore, les espaces  transitoires sont une expérience d’apprentissage pour une entreprise.

Les entreprises développées dans des friches vivent les contraintes qui y sont inhérentes. Ainsi, le Matériaupole peut s’appuyer sur son réseau pour proposer des solutions techniques dans le développement transitoire. Solutions qui seront reproductibles sur d’autres espaces à valoriser.

Agilcare, start-up du bâtiment renouvelable, s’apprête à sortir un nouveau démonstrateur. Ils souhaitent y montrer la compatibilité de leur technologie avec des projets de grandes surfaces sur plusieurs étages.
En bref…

Frugalité est le maître-mot des start-ups du secondaire. Pour innover rapidement et réduire leur « time to market », ces entreprises ont besoin d’une certaine liberté dans leur aménagement et accès à de l’équipement. Les friches urbaines offrent cela, sont économes et ouvrent des possibilités d’expérimenter in-situ. Tous ces avantages en font des espaces plus intéressants que le foncier intra-muros

Dans le dernier article nous verrons une dernière facette de l’aménagement transitoire. Nous reviendrons sur les bénéfices de l’activité transitoire sur le territoire et les propriétaires, publics et privés.

*Les périodes d’incubations de 18 à 24 nous paraissent insuffisantes pour des start-up de l’industrie qui ont des périodes de R&D longues. En R&D, les enjeux de marchés sont aussi décisifs que les enjeux technologiques. Les entreprises doivent anticiper les étapes de financement, commercialisation et être accompagnées dès le début du projet. Mais il est impossible que la R&D et le marché soient à point au bout de 2 ans.

Antoine Clousier

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Bioshield, d’abord un projet d’amitié

Paul, Pierre et Quentin sont rentrés tous les trois, à Sup’Biotech après avoir tenté d’autres formations spécifiques : médecine et faculté de biologie. En intégrant le campus villejuifois, ils souhaitaient rester dans le domaine des sciences. Ensemble, ils travaillent autour d’un projet ambitieux de biotechnologie : Bioshield, un projet d’un procédé innovant de traitement de surface. Tous les trois sont habitués à travailler ensemble depuis bientôt cinq ans et feront tout, déclarent-ils « pour réussir leur projet et l’amener le plus loin possible ! » Rencontre.

 

Bonjour, qui êtes-vous ?

Nous sommes trois ingénieurs nouvellement diplômés en biotechnologies de l’école Sup’Biotech, Cette école propose un cursus unique qui nous permet d’accéder à des métiers variés et stimulants mais surtout qui correspondaient à nos attentes. Après trois années de formation générale, nous sommes tous les trois partis en Corée du sud, pour un semestre d’échange. À la rentrée 2016, nous nous sommes spécialisés : Paul en R&D / bioinformatique ; Pierre en R&D / santé et Quentin en entrepreneuriat. Actuellement, Quentin s’occupe de l’aspect business et financement. Pierre réalise les expériences et est en charge de la R&D. Paul est responsable du développement technologique et industriel de notre produit BioShield (nom provisoire).

Et qu’est-ce c’est ?

BioShield est un projet biotech né à Sup’Biotech à travers les SBIP (Sup’Biotech Innovative Project) et le cursus entrepreneuriat. Il a été ensuite puis incubé au Genopole d’Evry dans le cadre du dispositif Shaker de Septembre 2017 à Septembre 2018. Aujourd’hui nous intégrons le programme d’accompagnement Booster du Genopole. Nous avons pour objectif de développer une technologie de traitement de surfaces inédite. Elle a pour but de conférer, à des pièces industrielles, des propriétés anti-biofilms. Pour l’industriel, c’est une meilleure maîtrise des risques de contaminations et une réduction de coût et d’impact environnemental car ils n’auraient plus besoin d’utiliser des produits biocides polluants et coûteux.

Et comment, pensez-vous parvenir à ce résultat ?

Notre technologie a pour but d’agir en amont de la formation des biofilms, là où la plupart des solutions actuelles ne viennent les détruire qu’après leur apparition. Inspirée de parades naturelles que l’on retrouve chez certaines plantes et insectes, le traitement permettrait d’empêcher l’adhésion mécanique des micro-organismes sur les surfaces. La solution BioShield est la garantie d’une meilleure maîtrise des risques de contaminations. Grâce à leurs propriétés auto-réparatrices, les surfaces auraient une durée de vie prolongée et ne nécessiteraient pas d’êtres entretenues. Les entretiens biocides à base de produits chimiques polluants et toxiques ne seraient plus nécessaires. Les industriels réduiraient ainsi leurs coûts de maintenance et leur impact environnemental.

À quel stade de l’invention en êtes-vous actuellement ?

Notre principale activité actuelle est de la R&D, à l’étape de preuve de concept. nous ambitionnons, à terme, d’occuper le secteur de la sous-traitance industrielle. Nous voulons proposer un traitement de surface fiable et durable à effet anti-biofilms. Notre prochaine étape logique est donc le prototypage.

Comment concevez-vous, produisez-vous vos produits ?

À chaque pièce industrielle, ses caractéristiques particulières. La conception se réalise donc en collaboration avec les industriels. Des échanges sont obligatoires afin de comprendre leurs attentes et de proposer la solution la plus adaptée à leurs besoins (formes, surfaces à couvrir, matériaux de surfaces utilisés, etc.).

Comment avez-vous eu l’idée de votre innovation ?

Notre idée est née au cours de notre cursus scolaire, dans le cadre des SBIP puis, accéléré via le cursus entrepreneuriat. Issue du biomimétisme, notre solution est inspirée des parades naturelles d’insectes et de plantes qui empêchent les biocontaminations.

Quelles sont vos perspectives de développement de marché pour votre produit ?

Avec de bons résultats de preuves de concept, nous avons amorcé la création d’une entreprise pour préparer une levée de fonds. Elle nous permettrait d’entrer dans la phase de prototypage industriel. Des échanges avec des industriels et des investisseurs ont d’ailleurs eu lieu afin d’anticiper au mieux cette phase.

Comment envisagez-vous de poursuivre votre projet ?

Si la levée de fonds se réalise, nous projetons un prototypage opérationnel de notre solution dans les deux ans qui suivent la levée, puis un lancement de produits dans les trois à quatre ans suivants.

Quelle est votre actualité ?

Nous sommes lauréats du programme Booster du Genopole. Pour nous, c’est la suite logique au parrainage Shaker. Être sélectionnés va nous permettre de bénéficier d’un accompagnement stratégique sur une année. En pleine création de la structure juridique, nous établissons notre stratégie de financement pour bénéficier des aides disponibles afin d’avancer plus loin.

Comment avez-vous rencontré le Matériaupôle ? Sur quels sujets travaillez-vous avec eux ?  Comment vous accompagnent-ils ?

Pendant notre formation à Sup’Biotech, nous avons la chance de rencontrer des professionnels qui challengent nos projets. Ca a été le cas pour le nôtre, avec Arnaud. Depuis, nous travaillons en étroite collaboration avec le Matériaupôle. Grâce à lui, nous avons été mis en relation avec un grand compte de l’aéronautique. Nous bénéficions, depuis, de sessions de travail et de coaching. Elles nous préparent pour des présentations orales et des dossiers de demandes de financement. Pascal Quetin, adhérent du Matériaupôle, nous accompagnent également. Avec lui, notre attention se porte sur l’aspect industrialisation de notre projet. Nous profitons également de son expertise sur la productivité pour élaborer notre cahier des charges.

Que vous apporte votre adhésion au Matériaupôle ?

Elle nous permet un accès à un réseau d’entreprises et d’experts du domaine des matériaux et des biotechnologies. Mais être adhérent du Matériaupôle, c’est aussi gagner une visibilité médiatique. C’est pour nous, jeunes entrepreneurs, un gage de crédibilité auprès des industriels.

Pour plus d’informations sur le procédé Bioshield et le programme SHAKER de Génopole, écoutez l’interview de Quentin Bernard, sur le site Internet de Biotechfinances : ENTRETIEN

Pour tout savoir du dispositif SHAKER qui a porté le projet Bioshield, cliquez > ici < et > là <

 

 

 

 

 

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Le Matériaupôle s’invite à Station F

Le Matériaupôle Paris Seine-Amont vous propose de participer à sa soirée des adhérents de la rentrée, dans le plus grand incubateur du monde, Station F, en collaboration avec TechShop Paris/Ivry.

C’est l’occasion pour vous qui êtes en gestation d’idée pour entreprendre, pour innover, pour inventer ou tout simplement pour rencontrer des startuppeurs et des techshoppeurs du Département du Val-de-Marne ou de la Région Ile-de-France, de faire connaissance avec ce secteur économique… de l’avant-garde.

Une visite du fablab TechShop – Station F est prévue. Des présentations de plusieurs solutions innovantes d’adhérents du Matériaupôle auront lieu. Le tout s’achèvera autour d’un verre de l’amitié.

L’événement est gratuit mais l’inscription est obligatoire. Sinon, vous n’entrerez pas.

Pour vous inscrire, c’est ici : INSCRIPTION

Soirée des adhérents d'octobre à Station F

Soirée des adhérents d’octobre à Station F

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Avec Scale, les coproduits de la mer se substituent aux plastiques

« Nous voulons  faire partie de la solution dans la lutte contre les méfaits du tout plastique ». Telle est l’ambition affichée des fondateurs de la société Scaleà l’heure où des images de bords de mer couverts d’éléments en plastique submergent les réseaux sociaux. En mémoire, ces images impressionnantes de ce 7e continent uniquement composé d’objets plastiques à la dérive. Alors quoi ? Comment peut-on lutter contre cette pollution ? En réponse, Scale développe une solution alternative à base… d’écailles de poisson.

Rencontre avec Erik de Laurens, un des co-fondateurs de l’entreprise Scale, qui nous dit tout.

Erik-de-Laurens - Scale
Erik-de-Laurens – Scale
Bonjour Erik. Pouvez-vous vous présenter s’il vous plaît ?

Je suis designer de formation spécialiste des matériaux pour la construction. J’ai étudié au Royal College of Art (Product design) à Londres et à l’ECAL à Lausanne. J’ai travaillé chez Foster & Partners à Londres. J’étais en charge de leur département de recherche en Matériau, pour des projets d’architecture et de design.

Quant à Édouard, mon associé, il est entrepreneur, spécialiste du marketing web.

edouard-de-dreuzy - Scale
Edouard-de-Dreuzy – Scale

Nous sommes tous les deux très sensibles à la dégradation de l’océan, notamment avec l’invasion des déchets plastiques.

Nous nous sommes associés pour lancer notre société, Scale.

Quelle est l’activité de Scale ?

L’activité de Scale réside dans la conception et la production de matériaux biosourcés (bioplastiques) conçus à partir des coproduits de la mer.

Quelles sont les spécificités de vos produits ?

Nous travaillons actuellement sur la SCALITE®, un matériau intégralement conçu à base d’écailles de poisson, sans aucun additif. Nous visons l’obtention de la norme européenne qui garantit les caractéristiques de compostabilité et de biodégradabilité de notre matériau.

SCALITE®
SCALITE®

Comment concevez-vous et produisez-vous votre matériau ?

Nous nous fournissons en écailles auprès de mareyeurs français, notamment Océalliance notre partenaire qui dispose d’un gisement très important de matière première. Les écailles peuvent provenir d’espèces de poissons variées. Par exemple, nous travaillons à partir de l’écaille de la sardine, actuellement.

Après réception et traitement de la matière première, nous concevons la SCALITE® en deux étapes. D’abord, nous nettoyons et transformons les écailles brutes en poudre. Ensuite, nous produisons la matière grâce à un procédé de thermo-compression. Ce matériau peut être ensuite usiné.

Comment avez-vous eu l’idée de votre innovation ?

Tout a commencé pendant mon master au Royal College of Art où j’ai cherché pendant deux ans des façons de produire des matériaux plastiques, de manière locale et durable. Inspiré par l’industrie agro-alimentaire, en particulier le secteur de la pêche, j’ai inventé une matière à base d’écailles de poissons, un coproduit de la filière pêche, aujourd’hui très peu valorisé. Nous avons lancé Scale pour développer ce matériau.

J’ai baptisé cette matière SCALITE®, contraction du mot scale signifiant écaille en anglais et du suffixe “lite” souvent utilisé pour désigner les premiers plastiques (lithos = pierre en grec).

Verres Scale
Verres Scale
Quelles sont vos perspectives de développement de marché pour votre produit ?

Nous nous positionnons comme fournisseur de matériau pour les industriels. Pour le moment, nous travaillons sur l’édition d’une gamme de lunettes pour démontrer les atouts de la SCALITE® et son esthétique auprès d’un public large.

Comment envisagez-vous votre avenir ?

Notre ambition est de produire la SCALITE® le plus près possible des pêcheurs, partout dans le monde. Nous voulons installer un nouveau cycle de l’économie circulaire qui génère des revenus additionnels pour la filière pêche. Grâce aux qualités remarquables de ce matériau issu de la mer, nous sommes convaincus que des usages très variés vont émerger.

Quelle est votre actualité ?

Nous travaillons actuellement à la caractérisation de la SCALITE®, une étape essentielle et cruciale pour explorer le vaste champ des possibilités d’applications.

 SCALITE®
SCALITE®
Comment avez-vous rencontré le Matériaupôle ? Sur quels sujets travaillez-vous avec eux ? Comment vous ont-ils accompagné ?

Nous avons rencontré le Matériaupôle lors du salon World Efficiency 2017.

Nous travaillons ensemble sur la construction des procédés de fabrication et profitons de leurs installations, notamment de leurs outillages. Nous bénéficions également de leur expertise sur les sujets de financement.

Que vous apporte votre adhésion au Matériaupôle ?

Au-delà de l’accès à des installations, à des outils et à des compétences techniques, nous apprécions l’état d’esprit du Matériaupôle. Il privilégie l’ouverture, l’échange et le bon sens pour faire avancer les projets. Nous partageons cette même vision pragmatique couplée avec une dose de frugalité.

Pour tout savoir de Scale et de la SCALITE®, rendez-vous sur le site de la société : www.scale.vision

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Cluster francilien matériaux et procédés